L'Auberge du Père Bise était une adresse mythique de la gastronomie française. L'aventure a démarré en 1903 à Talloires avec le couple François, appelé le père Bise et Marie Bise son épouse. Puis leur fille Marguerite Bise reprend l'établissement en 1928. En 1931, sa cuisine inventive basée sur les produits du Lac d'Annecy se fait remarquer par les inspecteurs du Guide Michelin. Elle obtient sa première étoile en 1931. En 1933, sa cuisine est consacrée avec sa deuxième étoile. Son gratin de queues d'écrevisses était un de ses plats emblématiques. En 1951, elle obtient sa 3e étoile au guide Michelin qui consacre au firmament cet établissement hôtelier avec une restauration digne de la haute gastronomie française.

L'Auberge du Père Bise a conservé presque pendant 40 ans sa 3eme étoile jusqu'en 1987. En 2016, le Chef Jean Sulpice et sa femme Magali rachète l'établissement avec le projet de l'ouvrir après des importants travaux en mai 2017.Ce challenge culinaire nous rappelle à Lyon, le rachat réussi de l'établissement de la Mère Brazier par le Chef étoilé Mathieu Viannay.
Actuellement, les brigades du Bistrot et du restaurant sont en train d'élaborer leurs nouvelles cartes pour l'ouverture.
Le Bistrot propose un menu constitué d'une entrée + plat ou plat + dessert à 36 €, pour les plus gourmands, il y a le menu entrée + plat + fromage + dessert à 44 €. Il existe un menu enfant à 19 €.
Au restaurant gastronomique, le Chef Jean Sulpice propose son menu "Rivage" qui est servi en semaine et le dimanche soir à 90 €.
Notre reportage a eu lieu le jeudi 29 juin 2017, le temps était aux averses avec une température d'environ 20°. La visite sur le port de Talloire s'impose pour admirer le Lac d'Annecy qui est un petit joyaux dans un super écrin.



On aperçoit la terrasse du bistrot Le 1903 avec les tablées préparées. Aujourd'hui, le temps n'est pas favorable à déjeuner sur la terrasse à contempler le paysage.

A l'intérieur, à droite il y a le Bistrot Le 1903 en face de l'entrée c'est le restaurant gastronomique. Attention, le petit parking est réservé aux clients de l'hôtel. Il faut stationner dans le parking communal situé plus haut.

Au décor, on comprend toute de suite que nous sommes dans lieu où la cuisine se rapproche de la cuisine de bistrot ou de bouchon lyonnais. Les tables sont assez étroites et attention aux luminaires en cuivre, on se cogne ....


Nous sommes les premiers clients ce qui nous permet de bénéficier de l'attention du personnel de service en salle. On nous demande si on veut prendre un verre, on nous conseille un vin blanc de corse "Abbatucci". Le service s'est fait au verre. On se décide pour la formule complète "Entrée + plat + fromages + dessert" à 44 €. Sur la carte, il y a le choix entre plusieurs entrées et plusieurs plats. On se décide pour l'entrée le saumon cuit au sel. Après une petite attente, on nous sert les deux assiettes de saumon.
Le saumon est fin et gouteux. L'assaisonnement est maîtrisé, le mariage avec la chair du saumon est une belle réussite. La petite pointe de citron donne un peu de pets au plat.


Au niveau du plat, il a été choisit une pièce de veau cuit dans le sel et la fameuse quenelle. Au niveau de la pièce de veau, la viande était tendre. Le jus d'accompagnement était excellent. Au niveau de l'accompagnement de légume, il y avait deux propositions, j'ai opté pour une purée fumée. Au niveau gustatif, l'assemblage de la viande avec la purée fumée n'était pas le meilleur assemblage. Le fumé est trop prononcé en bouche. Au niveau du vin, on opte pour un verre de Côte de Nuits.


La quenelle est servie avec le riz. La personne qui a gouté la quenelle est un lyonnais pure souche et amateur de la bonne quenelle. Il a reconnu que cette quenelle était un agréable moment de table.

L'assiette de fromages est servi directement à table. La présentation est plaisante. Au niveau des fromages, nous sommes dans les fromages de ce terroir alpin.

Au niveau des desserts, le choix est assez étendu mais on opte rapidement pour un Saint Honoré. On nous sert un Saint Honoré traditionnel, on aurait aimé une formule revisitée plus légère.

En résumé, l'entrée et les plats sont des vrais plaisirs de gourmet, c'est la bonne formule à prendre dans ce bistrot. Au niveau des vins, le vins blanc corse était très agréable, le vin rouge "Côte de Nuits" n'apportait aucun plaisir en bouche. Un simple beaujolais village aurait été nettement mieux sur les plats.
Au niveau de la facturation, le verre de vin blanc Corse est facturé 9 €, le verre de Côte de Nuits à 8 €, la bouteille d'eau gazeuse Vals 6 €, le café 3,90 €
Pour la petite histoire, on nous a facturé 3 bouteilles d'eau de 75 cl .... à la place d'une bouteille !!!
Bistrot Le 1903 & Restaurant Jean Sulpice 303 Route du Crêt, 74290 Talloires-Montmin tél: 04.50.60.72.01 E-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Le magazine Gault & Millau vient de décerner le titre convoité de "Cuisinier de l'année" 2018 avec 4 toques et une note de 18,5/20.
Ouistreham Riva Bella est située à l'embouchure de l'Orne où le canal de Caen permet aux navires d'aller décharger les containers et les produits à Caen. Sa situation géographique permet à cette cité d'avoir un important port de plaisance sur la Manche dans le département du Calvados.
Le port de plaisance a une capacité d'accueil de + 650 bateaux. Sur le site on trouve les magasins d'accastillage et les professionnels des différentes corporations du monde du nautisme. L'été, les plaisanciers parcourent le littoral normand et ce port est un point d'escale abrité.
Le chantier nautique d'entretien et de gardiennage Jeanneau situé sur le quai Jean Charcot date + 30 ans. Les anciens se rappellent que la saturation du port de plaisance avait conduit un certain nombre de plaisanciers à installer des mouillages et des pontons de fortune pour héberger leurs voiliers et bateaux pêche promenade le long du canal. Aujourd'hui, il n'y a plus de bateau.

En 1838, il est arrêté le creusement du canal de Caen sur l'Orne qui relie Caen à la Manche. Le développement du commerce maritime doit contribuer au développement économique de la capitale de la Basse Normandie. Deux écluses doivent être construites, une à Caen l'autre à Ouistreham. En 1857, le canal est ouvert au trafic maritime.
Les écluses de Ouistreham permettent aujourd'hui l'accès des navires de 28 et 30 000 tonnes. L'écluse Ouest mesure 225 mètres sur 28,45 mètres, l'écluse Est mesure 181 mètres sur 18,80 mètres. Le tirant d'eau dans le canal varie de 8,95 mètres à 8,60 mètres. L'écluse Ouest est utilisée pour les navires marchands et l'écluse Est est utilisée pour la plaisance.
La nécessité d'une écluse à Ouistreham est créée par l'existence d'un marnage important entre le niveau de l'eau dans le canal et le niveau de l'eau dans le chenal. Lors d'un coefficient de vive eau de 120, on peut atteindre un écart de hauteur + 7 mètres.

La capitainerie a une vision lointaine au large qui permet de réguler le trafic entre les navires de la marine marchande, les ferries, les navires de pêche et les plaisanciers.

Le phare actuel a été mis en service en 1905 en remplacement d'une tour carrée. Au niveau maritime, ses éclats sont visibles jusqu'à 16 milles du port. Ce phare est automatisé. On peut le visiter à certaines époques de l'année.

Le franchissement d'une écluse est toujours un moment délicat qui exige de l'attention pour les marins à bord. Il faut synchroniser avec les bouts par rapport aux bites d’amarrage, la descente ou la montée du bateau par rapport au niveau de l'eau dans le bassin de l'écluse.
Au cours de l'été, il y a plusieurs centaines de bateaux de toutes les tailles avec plus ou moins de facilité pour manœuvrer qui doivent rentrer dans l'écluse. Souvent, les novices se mettent à quai les premiers ce qui permettent aux habitués d’accoster et se mettre à couple.

Lors de l'ouverture de la porte, il y a souvent des moments de panique car il y a toujours des marins qui veulent sortir les premiers sans s'occuper des capacités de manœuvre de telle ou telle embarcation.
Le top, lorsque la gendarmerie fait bloquer l'ouverture des portes pour réaliser un contrôle réglementaire de l'équipement de sécurité obligatoire en mer en fonction de la catégorie de navigation du bateau.


Le balisage maritime permet aux bateaux d'éviter de s'échouer sur les bancs de bâture, le banc de l'île, le banc des corbeilles et le banc de la carcasse à la sortie du chenal. Vers les pontons, il y a un aménagement qui permet de mettre à l'eau les petites embarcations à moteur de style zodiac ou pêche promenade. Vers la pointe, il y a des pontons installés pour le mouillage des bateaux de plaisance en attente pour passer une écluse en fonction des marées.

Les pontons permettent aux marin pêcheurs de débarquer les équipements et d'embarquer les équipages avant la sortie en mer.



On aperçoit le chalutier le "Yaka" à quai. Les marins sont en train de débarquer les caisses de poissons et de crustacés avant de repartir en mer. Il pratique la vente directe sous la halle.


Le poisson frais débarqué est aussitôt mis sur les étalages pour la vente aux particuliers. Les habitués viennent chercher le poisson pour le déjeuner ou le dîner du jour. En fonction de l'arrivage, il peut y avoir de la sole, du maquereaux, du homard, du turbot, du bar, ... Au niveau du prix, par exemple, la sole est à 38 €/kg et le homard à 33 €/kg à la fin du mois d'avril 2017.



Le chalutier le "Yaka" est déjà en route pour une nouvelle pêche. La mer est calme au large, il y a une légère brume.

En direction de la gare Maritime d'Ouistreham-Caen, il y a des parcours balisés pour les vélos et pour les randonnées à pied.
Au niveau du vélo, il y a deux options possibles, soit un parcours le long du littoral normand, soit un parcours d'Ouistreham à Domfront long de 126 km.
En 1986, à proximité de la rue des Dunes, la gare maritime de Caen Ouistreham ouvrait la nouvelle ligne entre Ouistreham et Portsmouth en Grande Bretagne. En 2016, + 1 million de passagers ont effectué la traversée entre la France & l'Angleterre.


Au niveau tarifaire, il y a des promotions si vous êtes disponibles au niveau des dates de départ. En journée, il y a 3 rotations, il faut environ 6h pour faire la traversée. En pleine nuit, il faut 7h. Les prix sont fonctions de l'horaire de départ, il faut compter au meilleur prix 39 €/aller.
Il existe un service de navette entre la gare maritime et le centre ville de Caen.

A+
En Bretagne du Nord vers le Cap Fréhel, il y a la commune de Erquy avec son port de plaisance à proximité du golf Blue Green à Pleneuf Val André.

Une halte s'impose au restaurant bar Le Vivier où l'on cuisine les Fruits de mer et la coquille St Jacques. La terrasse est orientée vers le port de plaisance.

La cuisine est réalisée à partir des produits locaux comme les huîtres de la baie d'Arguenon. Le poisson frais et les fruits de mer sont proposés au menu du jour. La mayonnaise est produite en cuisine.

Les plateaux de fruits de mer sont copieux. On apprécie cette cuisine de pays où les produits ont du goût.

Les amateurs apprécient les crabes et les étrilles. Ici, on sent la chair fraîche du jour.

Le plat " brochette de coquilles St Jacques" au beurre d'agrumes est une belle découverte. La St Jacques est bien cuite et l'assaisonnement rehausse le délicat goût de la St Jacques.

Les différents plats de poissons sont bien maîtrisés. Le "couscous de la mer" est aussi une belle découverte avec différents types de poisson et des épices méditerranéennes. Ce plat nous fait voyager.
En résumé, ce restaurant a l’accueil souriant et chaleureux, spécialisé dans les poissons et les fruits de mer . Il dispose d’une terrasse couverte (et chauffée en cas de soirées fraîches), avec une magnifique vue sur le port, la mer et les bâteaux.
Le Vivier 64 rue du port 22430 Erquy Bretagne tél: 02.96.72.34.24
L’engouement constaté depuis + 10 ans pour les stages de cuisine et d’œnologie est la formule utilisée pour les français pour satisfaire ce nouveau besoin de maîtriser l'art de cuisiner chez soi pour sa famille et ses amis. Le "Fait maison" est devenu un besoin pour la génération des trentenaires.
La restauration à travers ses chefs a répondu à ce nouveau besoin en proposant à l'heure du déjeuner ou du dîner des formules pour à la fois maîtriser la confection d'un plat et la dégustation sur place dans une ambiance conviviale avec le Chef de la brigade de cuisine, le tout en 1h30.
Le concept de proposer des cours de cuisine à l'heure de la pause déjeuner était une excellente idée qui a reçu un écho favorable de la part des salariés. On peut apprendre une recette basique dans un temps limité avec ses collègues de bureau dans une ambiance sympa et déjeuner sur le pouce avant de revenir à son travail. On est loin du déjeuner d'affaires.
Cette pratique se développe dans les grandes villes entre collègues mais ce besoin s'oriente aussi vers la sphère familiale soit au cours d'un weed-Ken soit à un moment des vacances.









