Le Jardin botanique est situé dans le Parc de la Tête d'Or dans le 6e arrondissement de Lyon. En 1856, les paysagistes Eugène & Denis Buhler imaginent le tracé du futur parc. Cette superficie de +100 hectares est consacrée à la botanique, mais aussi à l'aménagement d'un espace zoologique pour montrer aux citadins les animaux de la ferme, mais aussi quelques espèces rares.
Actuellement le Jardin botanique présente au public à travers ses espaces spécialisés environ 15.000 plantes. Ce jardin est l'un des plus importants d'Europe. Chaque année, des actions de communication vers le public sont initiées pour vulgariser la connaissance du monde botanique.
ENTREE DU LYCEE DU PARC
En septembre 2021, les visiteurs pouvaient contempler les mini espaces végétaux dont la plupart étaient fleuris. Ainsi, le public observait les compositions végétales où les associations fonctionnent parfaitement et les associations moins heureuses.

Ce reportage photographique a été réalisé le dimanche 24 septembre 2017 en matinée sous un beau soleil et une température estivale. L'idée était "d'immortaliser" le lieu en ce début de la période automnale après un mois de septembre assez froid pour la saison. Il a été complété par un reportage photographique le 14 avril 2024 afin d'immortaliser le printemps dans les roseraies et les pivoines & le 8 octobre 2025 pour le début des travaux des Petrites Serres, la collection des dahlias & l'expo Le Chat.
Allée de la Porte du Lycée du Parc & les Petites Serres tropicales





Situation au 7 octobre 2025
La physionomie du lieu a radicalement changé. Les mini espaces végétaux n'ont même pas été placés le long d'une allée !!! La mission éducative du Parc de la Tête d'Or au milieu végétal ne semble plus être une priorité.
Depuis plusieurs années, il est annoncé les travaux de rénovation des "Petites serres", mais il n'y a aucun chantier de démarrer dans ce lieu !!!

En mai 2025, les travaux ont commencé sur le site des Petites serres. La 1ère étape est la déconstruction des anciennes petites serres. On peut apercevoir derrière la palissade la pelleteuse et les ouvriers à l'ouvrage. Un chantier à 9 millions € financé par l'Etat, la Région et la Métropole Lyonnaise.
La Ville de Lyon fait appel à la générosité du public pour partiellement contribuer au financement de la rénovation des Petites Serres. Cependant, les millions € gaspillés dans l'aménagement des voies cyclables, comme l'exemple du Bd des États-Unis n'incite pas les Lyonnais à apporter leurs oboles.

Le 9 juin 2021, nous avons interpellé le Président de la Région Auvergne Rhône Alpes, Laurent Wauquiez sur la rénovation des Petites Serres:
"Lors de ma visite au Jardin botanique du Parc de la Tête d’Or de Lyon du 6 juin 2021, j’ai été étonné d’apprendre qu’une partie des petites serres sont délabrées depuis au moins une décennie. Les pouvoirs publics ne se mobilisent pas dans la réhabilitation des petites serres depuis des lustres.
Je souhaite connaître les travaux entrepris depuis votre élection à la présidence de la Région dans le cadre de cette réhabilitation du site.
Le passé horticole de la région lyonnaise mérite un investissement des collectivités territoriales (Région, Département & Métropole) afin de faire bénéficier les citoyens de la Région Auvergne Rhône-Alpes..."
Voici la réponse de la Région du 21 juin 2021 par l'intermédiaire de John Girardot, chargé de mission:

Suite à la réponse du Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes, nous avons reformulé notre demande auprès de la Mairie centrale de Lyon. Il était impossible d'adresser au Maire Grégory Doucet directement notre demande. Nous avons reçu cet e-mail le 22 juin 2021.

Les questions posées n'ont jamais eu de réponse de la part de la Ville de Lyon !!!


Cependant, il est apparaît maintenant une information succincte sur une opération de rénovation des Petites Serres sur le site du Parc de la Tête d'Or.

Sur le plan d'architecture, on décerne mal si la serre située à l'entrée est détruite, car la question se pose sur la conservation de ses milliers de plantes tropicales (orchidées ...). Lors du déménagement des plantes des petites serres, un lieu de stockage a été construit, mais le Parc n'a pu conserver environ 1/3 des collections. Le reste a été vendu au profit d'Associations à des particuliers amateurs de botanique.
Au final, le projet architectural initial a été modifié afin de tenir du classement au patrimoine des petites serres. Les architectes du patrimoine ont imposé la conservation des deux pavillons comme des témoignages du savoir-faire du XXe siècle.





En juillet 2026, on commence à identifier l'implantation du bâtiment principal et le positionnement des deux pavillons. Les contraintes liées à l'isolation ne vont pas permettre d'utiliser ces deux espaces pour exposer des plantes botaniques, en conséquence, ils serviront à l'accueil du public pour des opérations de communication.


LE JARDIN MEXICAIN
Le jardin extérieur présente un éventail d'espèces adaptées à la sècheresse. En hiver, ces plantes sont rentrées à l'abri. Le visiteur peut observer une exposition remarquable de plantes grasses, de cactées avec des palmiers, ...







Cet espace est réservé au stockage des plantes du jardin mexicain. Le déplacement de ces espèces mobilise les jardiniers et le personnel du parc à l'Automne et au Printemps. Un pont roulant permet le levage des pots les plus lourds.

LES PETITES SERRES
A la porte du Lycée du Parc, il y avait la 1ère serre à gauche où le visiteur pénètre dans un lieu pédagogique aménagé pour découvrir la plante ou l'espèce dans un milieu recomposé. Lors de notre reportage, le 14 avril 2024, la porte était fermée avec une affiche ayant ce message inscrit " Fermeture de la serre à cause d'un vol de plantes". Chaque année, il y a de nombreux vols de plantes rares malgré l'implantation d'un système de caméra.
En 2026, la serre est fermée au public. Elle sert aux jardiniers botanistes pour entreposer les plantes.


Les différents espaces consacrés à la végétation tropicale sont très humides. La programmation gère le taux d'humidité dans chaque espace. Régulièrement, une pluie fine crée un brouillard dans les espaces confinés. La température est tropicale dans la serre.
Le visiteur pourra découvrir la végétation de l'Amérique du Sud et de sa canopée avec une belle collection d'orchidées à l'ouverture de la nouvelle serre à partir de 2027.


Le niveau de la chaleur humide est très élevé, elle est étouffante. L'hiver, le choc est brutal avec l'extérieur.


Au milieu de cette végétation luxuriante, on aperçoit ici et là des fleurs. On peut observer comment certaines plantes tropicales se développent sur certains supports.



Depuis le début de l'année 2025, le lieu est fermé au public. Le projet de la reconstruction des petites serres tropicales a prévu de réouvrir le lieu en 2027.

LE JARDIN ALPIN
Il a une superficie d'environ 800 m². Il a été entièrement rénové à partir de 2012. Cette rénovation était importante car deux espèces végétales, le liseron et la prêle étaient en train d'envahir l'espace dédié à la végétation montagnarde. Les premières pierres du jardin alpin remontent à 1888 avec des plantes récoltées dans les Alpes. A partir de 1894, on élargit la provenance des espèces à la Nouvelle Zélande et à l'Himalaya.
Le projet a été confié à Thibault Duret, jardinier botaniste pour concevoir le nouveau jardin alpin. Le nouvel agencement a exigé + 300 tonnes de pierres et 400 espèces végétales en provenance des Alpes, de l'Himalaya, de la Cordillère des Andes, ...
Dans les années 2020, de nouveaux travaux sont entrepris afin de redéfinir les différents espaces réservés aux différentes espèces.
Situation en 2017

La rénovation a permis de restaurer la circulation de l'eau afin de reproduire les petits ruisseaux de la montagne. L'espace du jardin alpin est entouré d'un espace maritime d'origine avec une rivière et un marais où il y a plusieurs espèces de Nymphéacées. Les nouvelles variétés montagnardes plantées sont issues des graines importées. Les jardiniers ont planté les graines dans les serres spécialisées du parc pour obtenir la taille nécessaire avant une implantation sur l'emplacement dédié.




En cette période de l'année, on aperçoit le travail de la nature sur l'évolution des différentes espèces. Certaines sont en fleurs, d'autres commencent le cycle végétatif avant l'arrivée de l'hiver. La roche omniprésente apporte la touche minérale nécessaire aux visiteurs pour appréhender le milieu montagnard.
Situation en 2024
Au printemps, l'endroit est verdoyant, il y a un développement remarquable de certaines espèces avec des floraisons ici et là. On aperçoit encore quelques zones de travail, mais dans l'ensemble, ce lieu botanique mérite une attention de la part des visiteurs.







Situation au 8 octobre 2025

LE JARDIN BOTANIQUE
Le Jardin botanique est le lieu où les passionnés de fleurs viennent découvrir au cours de l'année les fleurissements saisonniers. Ce lieu bucolique est un écrin où les espèces botaniques et horticoles composent des tableaux végétaux originaux réalisés par les jardiniers. Les amoureux des plantes sont toujours émerveillés par la palette des espèces présentées.
Le jardin floral est magnifique dans cette saison. La collection de dahlias est impressionnante.Il y a une débauche de couleurs et de formes, ce tableau est le plus impressionnant du Parc de la Tête d'Or. La collection est labellisée. Les vivaces apportent une touche poétique à cet ensemble végétal.





Afin de favoriser la contemplation et la méditation, il est installé ici et là des fauteuils et des chaises à la disposition du public gratuitement. Le visiteur peut se reposer et prendre le temps d’immortaliser dans sa mémoire les tableaux végétaux de dame Nature.


A Lyon, à la fin du mois de février 2021, quelques pieds de pivoines commençaient à sortir de terre dans l'espace botanique réservé aux pivoines.


En abordant le Jardin botanique, on aperçoit aux premiers rangs les pivoines, puis des parterres très fleuris . Les différentes espèces apportent à ces tableaux végétaux une certaine poésie.
La collection de Pivoines est labellisée "Collections Nationales" (CN) par le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées. Au niveau de son origine, a priori, les premiers pieds proviendraient d'un don de l'Impératrice Joséphine de Beauharnais à la Ville de Lyon. Actuellement, cette collection comprend + 350 espèces de pivoines (botanique & horticole).
En Asie, la Pivoine est un symbole vénéré dans plusieurs pays comme la Chine, le Japon, ...La culture chinoise véhicule la pivoine comme la fleur de la richesse, de la bonne fortune et de l'honneur. Sa culture a donné naissance à + 1.000 espèces horticoles.
Un panneau d'information permet d'illustrer l'implantation des pieds de pivoines selon un ordre établi. La période de fleurissement des pivoines s'étale de mai à juin de chaque année. Notre visite à la fin mai garantit une belle floraison de la plupart des espèces plantées. Il a été aménagé des espaces identifiés par le panneau "Point photo" afin de canaliser les photographes parmi les pivoines.

Chaque pied de pivoine est accompagné d'un panneau où l'espèce est indiquée. Ce détail a son importance, cela permet aux visiteurs de noter la variété s'ils veulent la commander dans une pépinière spécialisée.


Visite le 14 avril 2024
En ce début du printemps, la période a été ensoleillée avec des températures moyennes d'environ 16° avec des pics à + 20°. En conséquence, la floraison des pivoines était avancée d'environ 15 jours. Les variétés les plus précoces sont en fleurs. Le spectacle est toujours aussi spectaculaire à admirer.






Le spectacle est magnifique, on va de découverte en découverte. Chaque espèce de pivoine herbacée et de pivoine arbustive enchante l'observateur par ses couleurs et sa texture. Les bouquets floraux naturels proposent à la vue des dégradés de rouge et de rose avec des feuillages avec plusieurs nuances de vert. La palette de ce tableau de nature vivante est grandiose.
Le mercredi 14 mai 2025, le soleil est déjà très présent avec une température d'environ 16° à 9h. Au niveau du fleurissement, on aperçoit plusieurs stades en fonction des différentes espèces botaniques & horticoles



Situation au 7 octobre 2025

Au niveau du fleurissement du Parc de la Tête d'Or, actuellement, il y a lieu seulement deux fois/an. Chaque zone a un jardinier botaniste dédié afin de suivre l'évolution des espèces plantées.





A Lyon, le Jardin botanique était renommé par sa collection de dahlias, on doit constater qu'il ne reste que quelques pieds !!!


Situation au 6 juillet 2026




Dans un jardin botanique centenaire, il est rare d'observer la mise en place d'une nouvelle architecture végétale. Depuis le printemps, des travaux ont été entrepris sur les préceptes de l'Ecole Botanique de Lyon. L'accès à l'espace du Jardin botanique par le prolongement de l'allée du Parc était barré pendant les travaux. Il a fallu contourner le Jardin Alpin et emprunter l'Allée du Pré fleuri afin de se diriger vers une autre entrée.




On apercevait les jardiniers de l'Ecole Botanique à l'œuvre ici et là pour réaliser les plantations estivales en remplacement des plantations printanières. Il y a quelques sculptures végétales en préparation pour étonner le public.



En 2026, après les plantations réalisées par l'École de botanique sur le jardin de plein air du Jardin botanique, il a réouvert au public. Le 6 juillet, nous avons pu observer l'état de la végétation après deux épisodes de canicules. L'implantation s'inscrit avec deux axes: un parcours ethnobotanique lié à l'histoire de l'espace botanique et une communication afin de vulgariser la classification des plantes.





Les zones humides ont été recrées à l'aide des étangs pour présenter l'écosystème des Dombes. On peut observer les poissons, les canards, les grenouilles, ...


Situation au 7 octobre 2025

Situation au 6 juillet 2026

La visite de la serre ronde ou serre "Victoria" s'impose pour observer les nymphéa "Victoria regia". La taille des feuilles peut dépasser 3 mètres de diamètre.





Après cette pause à contempler la nature au soleil, on pénètre dans la serre des plantes carnivores. La rénovation a permis de recomposer cet ensemble végétal. Aujourd'hui, on constate la bonne "santé" des plantes carnivores présentées. Le visiteur est toujours surpris de constater comment certaines plantes survivent dans un milieu hostile.




Le spectacle est magnifique, on va de découverte en découverte. Chaque espèce de pivoine herbacée et de pivoine arbustive enchante l'observateur par ses couleurs et sa texture. Les bouquets floraux naturels proposent à la vue des dégradés de rouge et de rose avec des feuillages avec plusieurs nuances de vert. La palette de ce tableau de nature vivante est grandiose.
En septembre 2021, une nouvelle visite s'imposait pour découvrir les nouveaux parterres où les différentes espèces du Canna étaient à l'honneur. Chaque tableau composé découvre une palette de couleurs magnifiée par le végétal.



La période de septembre à octobre est une période où le végétal se sublime avec ses couleurs automnales. Le bouquet floral de chaque parterre attire le visiteur qui est admiratif du travail des jardiniers pour proposer au public de véritables tableaux éphémères.





LA ROSERAIE BOTANIQUE
Sa superficie est d'environ 2.000 m² où il est planté environ 400 pieds de rosiers hybrides et anciens. Les rosiers horticoles sont classés par espèces et catégories. Il est intéressant d'observer les variétés primitives d'Europe, d'Amérique & d'Asie.
Lors de notre visite du 14 avril 2024, on put admirer certains rosiers en fleurs en liane, en grimpant et en arbuste. Les rosiers lianes s'étalaient sur + 10 m de long. Les couleurs dominantes sont le rose, le rouge et le blanc. Les étiquettes sont utiles afin d'informer le public sur la variété plantée.



Situation sur la période de mai à octobre 2025
L'espace réservé à la collection des rosiers botaniques a été redéfini avec un nouvel agencement pour permettre aux visiteurs de circuler dans cet espace dédié à l'observation. Le mercredi 14 mai, on pouvait observer une nouvelle aire d'exposition qui est jointe à l'ancienne aire d'exposition.


Le visiteur peut s'informer en lisant sur les pancartes un résumé de l'espèce plantée.


Situation au 30 avril 2026



LES GRANDES SERRES
Les grandes serres tropicales humides abritent des arbres très impressionnants comme le bananier, le cacaoyer, papayer, le caféier. L'hiver, la température avoisine les 35 °.


Le dépaysement est total. On se retrouve plonger au cœur de l'Amazonie, il manque les cris perçus dans ce type de milieu mais l'écosystème présenté au public est d'une grande qualité. Depuis la rénovation de cet espace, on a perdu de la densité qui rappelait la forêt vierge.

La grande nef culmine à 22 mètres. Cette hauteur est indispensable pour favoriser la croissance des palmiers, ... et des bananiers. Les plantes se sont appropriées les escaliers en colimaçon et les structures métalliques. L'effet esthétique de cette communion entre le métallique et le végétal est visuellement intéressant. Cette image nous projette une scène où l'action du temps favorise le développement de la nature sur la construction humaine éphémère par essence.





La serre réservée aux camélias était très impressionnante lors de la période de floraison entre février - mars. Le nouvel agencement a supprimé un certain nombre de variétés. Cette collection était remarquable, mais elle n'a plus l'ampleur d'antan. Ces serres classées ne sont pas adaptées à l'évolution climatique. Au fil du temps, certains pieds sont morts, ce qui a nécessité un nouvel agencement.

LA ROSERAIE INTERNATIONALE DE LYON
Le Parc de la Tête d'Or possède 3 roseraies "La roseraie de concours, la roseraie internationale et la roseraie botanique".
La Roseraie Internationale de Lyon s'étend sur 5 hectares et compte environ 30 000 rosiers répartis en 350 variétés. Elle a été inaugurée par la princesse Grace de Monaco et le Maire de Lyon en 1964. Depuis la fin des années 2010, les abords de la Roseraie Internationale ont été revus afin de proposer aux visteurs un parcours éducatif mais aussi un espace de détente au milieu d'un jardin paysagé.

Ce lieu au cœur de Lyon est l'endroit recherché pour les photographies de mariage. Le cadre est exceptionnel au moment où les rosiers sont en fleurs entre le mois de mai & juin. En matinée, le lieu n'est pas encore envahi par les Lyonnais.




En déambulant dans les allées et en empruntant les pas, on découvre une palette de couleurs merveilleuse. On prend un certain plaisir à flâner au milieu de cette végétation organisée autour des milliers de rosiers.








Situation au 7 octobre 2025




Situation au 30 avril 2026






LA ROSERAIE DE CONCOURS
En 1930, il est créé l'espace de la "Roseraie de Concours". Sa vocation est de permettre la mise au point de nouvelles variétés. Le paysagiste Philibert Lavenir a été chargé du projet. Il crée un 1/2 cercle à partir de l'ancienne ferme du parc.
Chaque année, cet espace propose une centaine de nouvelles variétés non-commercialisées de plusieurs sociétés horticoles avant la décision d'un jury du Concours International de Roses nouvelles. Au cours de ce Concours, il est élu "La Plus Belle Rose de France". Le plus ancien plant de la roseraie est le "Persian Yellow" daté de 1858.
Visite du 14 avril 2024




Visite du 20 mai 2023

Il est exposé une grande variété de roses anciennes et de roses plus récentes ayant obtenues un prix.



Le visiteur peut se prendre au jeu du concours de la plus belle rose de l'Année. On accède librement aux pieds, on peut étudier de près la forme, l'intensité de la couleur, son parfum, sa portée ... une affichette permet de connaître le nom de la rose sauf les roses en concours dans ce cas, il y a un numéro.






La Société Francaise des Roses est implantée à Lyon (Société Française des Roses Parc de la Tête d'Or 69459 Lyon cedex 06 Tél : 04 74 94 04 36 E-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. ) dans l'un des berceaux de la culture de la rose en France.
En 2015, le 17e Congrès mondial des Sociétés Nationales de Roses a eu lieu à Lyon pour la 1ère fois en France après le Japon en 2006, le Canada en 2009, et l'Afrique du Sud en 2012. La terre lyonnaise où les grands noms de rosiéristes comme Meilland, Guillot, Pernet Ducher, Laperrière, Schwartz, Dubreuil... œuvrent à développer des nouvelles variétés, ont accueilli cet évènement international.
Situation au 7 octobre 2025


Situation au 30 avril 2026





LA SERRE MEXICAINE
A proximité de la Porte du Lycée du Parc, il y a la Serre Mexicaine. Dès l'entrée, le visiteur est plongé dans un univers botanique inconnu. On est plongé dans un milieu aride où poussent seulement certaines espèces végétales capables de résister à des conditions extrêmes. Une forêt de cactus et de plantes grasses s'ouvre aux visiteurs.



ANIMATIONS - LES COULISSES DU JARDIN BOTANIQUE
Au cours du week-end "Les Rendez-vous aux Jardins" du 6 & 7 juin 2021 & au cours des activités de la ville de Lyon "Lyon Nature" en juillet 2026 le Jardin botanique du Parc de la Tête d'Or à Lyon a organisé des visites & des ateliers. Dans ce cadre, il était obligatoire de réserver en ligne et la visite était gratuite.
Notre reportage s'est réalisé le dimanche 6 juin 2021 & le lundi 6 juillet 2026. Le rendez-vous était fixé devant les Grandes serres. L'animateur "Nature" se présente et il précise tout de suite qu'il n'est pas un botaniste ni un jardinier du parc, mais une personne chargée de l'accueil et de l'animation des publics. Après une présentation un peu longue sur l'héritage horticole de la région lyonnaise, nous allons dans un espace réservé au personnel du jardin botanique situé derrière les Grandes Serres.
Dans un premier temps, on découvre chaque installation avec son utilité. On est informé que les plantes des espaces verts de la Ville de Lyon sont produites à environ 40 kilomètres sur des terres maraîchères. Cette solution permet d'obtenir la superficie utile à toutes les plantations annuelles qui sont planifiées. La direction de la végétalisation des espaces verts s'est engagée dans une politique de réduction des coûts en intégrant les principes écologiques.
Ainsi, une nouvelle politique d'aménagement a été conduite afin de formaliser une nouvelle végétalisation de Lyon. Il a été acté de procéder à la mise en place de plantations comme les graminées qui réduisent le remplacement des plantes. Le niveau rythme imposé est de 2 plantations par an pour tous les espaces verts sauf à l'Hôtel de ville de la place des terreaux et quelques emplacements au Jardin botanique du Parc de la Tête d'Or.


Les installations sont assez modestes par rapport aux milliers de points à végétaliser dans tous les arrondissements de Lyon. En pratique, les jardiniers de la ville de Lyon rapatrient sur le site du Parc de la Tête d'Or leurs commandes au dernier moment. Les milliers de pieds de plantes fleuries sont disposés dans les espaces réservés aux jardiniers. L'évolution météorologique conditionne la date de la réelle disponibilité des plantes à mettre en place dans les emplacements comme les platebandes, ...

Lors de la rénovation ou de l'élaboration d'une scène dans l'une des serres, le personnel du Jardin botanique confectionne des supports le plus proche possible de la réalité. Par exemple, on utilise de l’écorce de liège et une armature métallique afin de reconstituer un arbre. Cet assemblage creux permet d'installer des systèmes à l'intérieur de l'arbre en fonction des demandes formulées par les botanistes.

Dans une autre serre, cet espace est réservé aux plantes de la serre mexicaine. Actuellement, il y a un grand vide, mais dès l'approche des grands froids toutes les plantes sont apportées dans cet endroit chauffé. Il faut en moyenne 3 semaines pour réaliser cette migration.

Ici et là, on peut observer des plantes dans des milieux parfois aquatiques. Les plantes les plus rares sont celles menacées d'extinction au niveau mondial. Le jardin botanique lyonnais participe comme environ 400 jardins botaniques internationaux à la préservation et à la conservation des graines afin de constituer une banque mondiale des espèces végétales.
Chaque année, il est constaté le vol de 300 à 500 plantes dont des plantes en voie d'extinction. En conséquence, une partie des végétaux rares ne sont plus exposés au public pour limiter le vol. Ainsi, certaines serres ont été réaménagées avec des vitrages pour limiter le vol. Exemple avec la serre des plantes carnivores et les orchidées.

Les visiteurs sont impressionnés par la taille des agrumes à proximité des grandes serres.

On apprend que la ville de Lyon a aboli les traitements chimiques depuis 2007 dans tous ses espaces verts. En conséquence, les botanistes et les jardiniers ont expérimenté des solutions écologiques afin de faire face à certaines attaques de parasites. Cependant, le jardin botanique lyonnais bénéficie d'une l'autorisation dérogatoire d'utiliser certains traitements afin de protéger les végétaux les plus rares. Après chaque traitement agressif, il est recueilli les eaux polluées de la zone traitée, puis elle passe dans les bacs de dépollution. Une fois l'eau dépolluée, elle retourne dans le système normal de la ville de Lyon.
Les haies en buis ont disparu du parc car le traitement efficace nécessitant plusieurs passages d'un produit chimique était interdit par les procédures internes au jardin botanique lyonnais. Actuellement, il existe une zone expérimentale avec plusieurs essais en cours sur de la végétation afin d'évaluer le potentiel écologique dans le traitement de telle ou telle maladie.
Au niveau de l'approvisionnement de l'eau, le Parc de la Tête d'Or bénéficie d'une eau souterraine pompée dans les sources.

A ce moment de la visite, on s'approche de la "nurserie". On aperçoit des milliers de pots avec de minuscules plantes et de végétaux en instance de plantation.



Cet espace jardiné met en œuvre plusieurs pratiques pour faire face aux aléas climatiques au cours de la période hivernale. Par exemple, dans certains bacs, le sol constitué de sable est traversé par un faible courant électrique. Ce système permet d'obtenir une température d'environ 10 ° l'hiver. Chaque végétal est planté dans un pot en terre cuite afin de faciliter les échanges thermique et hydrique.


Sur chaque étiquette, il est mentionné la famille, le genre et le nom de l'espèce.

Au cours de la visite, on arrive à un espace de modélisation de l'espace alpin. Des essais de cultures sont réalisés et parfois les botanistes constatent une acclimatation sur cet espace de modélisation alors que le végétal ne réussit pas à s'implanter dans l'espace alpin du Parc de la Tête d'Or.


Un peu à l'écart, le long d'une serre réservée aux jardiniers botanistes, on aperçoit dans des bacs un ensemble de plantes carnivores et aquatiques.



L'animateur Nature nous emmène vers la deuxième partie de la visite pour nous faire découvrir l'espace réservé aux travaux de la terre, du compost .... de la Ville de Lyon.

On pénètre dans une serre où il y a des milliers de végétaux. On apprend que ces plantes sont les végétaux sauvegardés depuis la fermeture de la petite serre centrale aux visites du public, mais au personnel depuis 2012, car le bâtiment était en train de s'effondrer. Le port du casque était obligatoire pour le personnel pour rentrer dans cette serre.
Lors de la fermeture du lieu, il a fallu disperser une grande partie de la collection avec des végétaux rares. Plusieurs solutions ont été mises en œuvre afin d'évacuer le lieu, ainsi il a été organisé une vente de charité au profit de plusieurs Associations humanitaires, elle a rapporté - 2.000 €. Certaines pièces valaient des milliers € !!!
Depuis les élus locaux (Mairie, Département & Région) ne s'investissent pas dans la réalisation de la rénovation des petites serres ..... des promesses ...!!!



En résumé, une visite instructive à la fois sur le Jardin botanique, mais aussi sur les différentes activités proposées au public.
Au cours des saisons, il est proposé au public des Ateliers suivant des thématiques saisonnières, comme le Festival des Courges ... Le point de rencontre est spécifié sur le plan ci-dessous:

La Ferme Lambert

Il est aussi proposé des cours de jardinage pour les adultes.
PARC ZOOLOGIQUE
Le bien-être animal appliqué aux espèces sauvages doit mettre en œuvre la modélisation de vivre à l'état sauvage de chaque espèce. En aucun cas, on ne doit modifier le comportement naturel adopté à l'état sauvage par un comportement "domestique" et dévalorisant pour son espèce.
Des observations sur le terrain ont souligné qu'une certaine pratique avait cours pour "domestiquer" certains animaux sauvages. Un programme d'entraînement basé sur la "socialisation" des animaux par conditionnement au détriment du comportement naturel était en vigueur. Le but est de présenter au public des animaux sans danger potentiel. Il permet aussi de produire des animations animalières.
En Europe, la directive CE 1999/22 du Conseil, du 29 mars 1999, relative à la détention d'animaux sauvages dans un environnement zoologique a précisé:
Extrait de la directive:
Article 3
Exigences applicables aux jardins zoologiques
Les États membres adoptent les mesures aux articles 4, 5, 6 et 7 afin de garantir que tous les jardins zoologiques mettent en oeuvre les mesures de conservation suivantes:
- la participation à la recherche dont les avantages bénéficient à la conservation des espèces et/ou à la formation pour l'acquisition de qualifications en matière de conservation et/ou à l'échange d'informations sur la conservation des espèces et/ou, le cas échéant, à la reproduction en captivité, au repeuplement et à la réintroduction d'espèces dans les habitats sauvages,
- la promotion de l'éducation et de la sensibilisation du public en ce qui concerne la conservation de la diversité biologique, notamment en fournissant des renseignements sur les espèces exposées et leurs habitats naturels,
- la détention des animaux dans des conditions visant à satisfaire les besoins biologiques et de conservation des différentes espéces, en prévoyant, notamment, un enrichissement des enclos en fonction de chaque espèce et le maintien de conditions d'élevage de haut niveau, assorti d'un programme étendu de soins vétérinaires prophylactiques et curatifs et de nutrition,
Dans cette orientation, une refonte des parcs zoologiques a été nécessaire afin de restructurer l'espace de vie des bêtes en accordant un peu plus d'espace à chaque espèce et de recréer un espace de vie le plus approchant de son milieu naturel. Les parcs zoologiques privés et publics ont investi dans des travaux importants pour accompagner cette mutation.
Par exemple, la ville de Lyon avait lancée son projet de "plaine africaine" afin de sortir les animaux de leur enclos et de permettre au public de voir s'ébattre des animaux en semi-liberté dans un milieu recomposé proche du milieu naturel.

Après des années de travaux, la plaine africaine a été ouverte au public, aujourd'hui, elle est devenue la principale attraction du parc.





EXPOSITIONS
Depuis plusieurs années, au moment de la Fête des Lumières, il y a plusieurs propositions disséminées vers la porte d'entrée principale et le lac.
Régulièrement, il est organisé des expositions éphémères au sein du Parc de la Tête d'Or comme l'exposition consacrée au Chat du sculpteur belge Philippe Geluck dans l'allée du Lac vers la roseraie Internationale. Elle s'est tenue du 3 octobre 2025 au 1er mars 2026.









INFOS
Parc de la Tête d'Or
Place du Général Leclerc 69006 Lyon Tél: 04.72.10.30.30
Horaires:
Le jardin extérieur
Horaires d'été (15 avril au 14 octobre) ouvert dès 6h30 à 22h30
Horaires d'hiver (15 octobre au 14 avril) ouvert dès 6h30 à 20h30
Le jardin alpin
De mars à septembre : 9 h-11h30
Les serres
Les Petites serres: fermées
Les Grandes Serres: ouvert tous les jours de 9h à 16h30
Tarifs: gratuit





















