Depuis le 1er janvier 2016, la nouvelle région se nomme la Bourgogne Franche Comté mais dans son passé la Franche Comté s’appelait le Comté de Bourgogne. Le Comté de Bourgogne ayant Dole pour capitale était partie intégrant du Saint Empire romain germanique alors que le Duché de Bourgogne appartenait à la couronne française. En 1678, le traité de Nimègue transfert au roi Louis XIV la Franche Comté. Elle devient française. Le roi Soleil va demander la fortification à Vauban de Besançon qui devient la capitale de cette région française.
Au niveau géographique, la Franche Comté est composée des départements de la Haute Saône, du Territoire de Belfort, du Doubs et du Jura. Le long du Jura, il y a 230 km de frontière avec la Suisse. Cette région est l'un des poumons de l'Europe. 700.000 hectares de massifs forestiers et les nombreux lacs situés dans le Jura et le Doubs font de cette destination une destination prisée des amateurs de la Nature.

Pour faire découvrir cette belle région, nous avons réalisé notre reportage du 22 au 29 juillet 2017, au cœur de l'été. Notre hébergement était situé à Belvoir dans le Doubs où l'on pouvait admirer ce paysage.

Ce lieu est chargé d'histoire avec son ancien château fort du XII - XIII e siècle où ses différents propriétaires sont intimement liés à l'Histoire de cette contrée.
L'emplacement de notre gîte était situé à environ 15 km d'un accès à l'autoroute A36. Ainsi on pouvait découvrir la capitale Besançon à 1h de route mais aussi se diriger vers Mulhouse pour faire découvrir le plus grand musée du monde de l'Automobile à la Cité de l'Automobile.
Le gite est situé dans l'ancienne partie du château de Belvoir. Il a une surface + 100 m² avec une chambre parentale au fond et un lit supplémentaire dans l'espace salon.

Gite du Château de Belvoir 1bis rue du Bourg 25430 Belvoir Tél: 06.88.09.59.05 (coût: 380€/semaine + 50 € pour le ménage)
Le Doubs
Besançon, la capitale de la Franche Comté nécessite au moins 2 jours pour découvrir ses charmes. La Citadelle est le lieu le plus fréquenté avec + 250.000 visiteurs/an, il y a le centre ville très agréable avec le Musée du Temps (Palais Granvelle 96, Grande Rue 25000 Besançon tél: 03.81.87.81.50). Un lieu à découvrir absolument dans la tradition horlogère de la ville avec l'épopée de Lip.
On vous recommande de vous déplacer en transport collectif à Besançon. Au niveau du stationnement de votre véhicule, il y a des parkings relais et des parkings le long du Doubs. Attention, dans le centre ville, il y a des zones piétonnières vers la Grande Rue. Lors de notre séjour, des importants travaux étaient réalisés sur la voirie, en conséquence, il a été impossible de circuler vers la gare de la Viotte pour accéder au Jardin botanique vers l'avenue de la Paix.
Au niveau du stationnement, le parking de la Citadelle n'est pas très grand, il y a du stationnement sur la rue des Fusillés de la Résistance mais la meilleure solution est d’empreinter les bus qui font un arrêt à la Citadelle. Cette solution permet de gravir la montée sans effort physique pour le prix normal du ticket.

Le centre historique de la cité de Besançon est implanté dans un méandre du Doubs. Sur la photo, nous voyons l'ancien site industriel de l'usine de Rhodiacéta qui va être détruit pour un nouveau projet d'urbanisme. Un bref rappel historique, dans les années 50, le site industriel qui est spécialisé dans la fabrication du fil polyester, est agrandi pour répondre aux besoins de la demande du marché français. La région de Besançon est traditionnellement orientée vers les métiers liés à la métallurgie avec son principale client le groupe Peugeot à Sochaux Montbéliard.
Le besoin en main d’œuvre du site industriel de la Rhodiacéta, filiale du groupe chimique Rhône Poulenc, est constant. En conséquence, la rémunération du personnel est supérieure à la rémunération octroyée par la Convention de la métallurgie. Le site chimique emploie environ 10.000 salariés.
Une nouvelle demande d'extension du site industriel est déposée à la mairie pour répondre à la demande. Les milieux patronaux locaux de la métallurgie ont fait bloquer ce projet économique. En conséquence, le groupe Rhône Poulenc a fermé ce site en mettant en place une politique d'essaimage pour créer des emplois pour reclasser une partie du personnel de son usine.

Sur la vue aérienne, on peut noter la présence de la Citadelle sur la hauteur de l'étranglement du fleuve. Cette position est stratégique pour la défense de ce territoire.


Le lieu est situé sur le pont Battant où l'on aperçoit l'église Saint Madeleine. Un orage sévit sur la ville. Le tramway emprunte ce pont pour se diriger vers le centre ville.

On aperçoit l'alignement de ces maisons et on remarque l'unité architecturale du style et de la matière. La pierre de Chailluz contribue par ses reflets à donner une âme à ce lieu. Au loin, on aperçoit une construction à l'architecture contemporaine. Sur le pont, la statut de Jouffroy d'Abbans veille.

Dans le centre ville, la Grande Rue est l'artère principale. Elle est piétonnière du Pont Battant à la place du 8 septembre où il y a l'Hôtel de Ville, puis semi-piétonnière. Le quartier situé jusqu'à la place de Granvelle est commerçant. Le nouveau centre commercial "Les passages Pasteur" ouvert en 2015 est une réussite architecturale. On peut faire ses courses à l'abri de la pluie lors des orages.

On aperçoit la Fontaine des Carmes datée de 1564 où l'on voit Neptune chevaucher un dauphin.

Sur la Place du 8 septembre, il y a un ensemble architectural remarquable composé de l'Hôtel de Ville et du Palais de Justice daté vers 1570.

Le Chancelier de l'Empereur du Saint empire germanique Charles Quint, Nicolas Perrenot de Granvelle a fait construire son palais dans le style architectural de la Renaissance. Il introduit à Besançon cette évolution du bâti.Son palais est terminé vers 1547. Cet édifice est l'un des plus beaux de la ville. Parfois, il y a des spectacles organisés dans sa cour.


Le Musée du Temps est installé dans l'une des ailes de ce magnifique palais de la Renaissance. Ce musée est vraiment à conseiller si vous voulez comprendre la tradition horlogère de la Franche Comté. L'activité horlogère remonte au XVIIe siècle avec la production artisanale d'horloges comtoises à Morbier et à Morez. L'activité liée aux montres va être introduite par une immigration d'horlogers suisses vers 1793 à Besançon. Ces derniers introduisent la production industrielle des montres avec Laurent Mégevand. Les subventions accordées un certain temps aux horlogers suisses pour le développement de cette activité ont été supprimées. La relève se fait par des ateliers bisontins. Un certain Emmanuel Lipmann a ouvert un atelier dans le quartier de Palente. Son modeste atelier deviendra le groupe LIP. L'activité du groupe s'est diversifié dans l'ingénierie. Les ingénieurs mettent au point plusieurs inventions comme la montre électronique, la main articulée artificielle, ...cependant ces inventions ne sont pas protégées par des brevets internationaux. Le gouvernement de l'époque décide de supprimer les subventions liées à la Défense au pôle d'ingénierie de Lip pour éviter la création d'un pôle d'excellence à Besançon. Au niveau commercial, l'industrie horlogère internationale s'oriente vers des nouveaux canaux de vente des montres. L'horloger LIP reste attaché à la vente des montres chez les horlogers, cette décision va entrainer des pertes financières importantes face au groupe américain Timex. Les horlogers français refusent de vendre la nouvelle montre de la marque Kelton du groupe américain. En conséquence, le groupe américain décide de distribuer sa nouvelle montre chez les buralistes avec ce slogan célèbre "Vous vous changez, changez de Kelton". Ce slogan fait mouche, il révolutionne le marché de la distribution des montres.
Le Musée du temps permet d'apprécier le savoir-faire d'une région dans le domaine de la micro-mécanique. Il y a le génie de la création horlogère dans la conception de mécanisme et la réalisation de chef d’œuvre de l'horlogerie mondiale. On peut citer la montre Leroy 01 fabriquée en 1904 et le pendule de Foucault avec sa table de lecture d'un diamètre de + 4 mètres.
Le musée n'est pas immense alors il faut prendre son temps pour contempler chaque pièce pour mieux identifier le travail nécessaire à la réalisation parfois de pièce unique. On ressent le besoin de l'Humanité de chercher à mesurer le temps mais aussi sans doute le besoin de le maîtriser.




La célèbre marque bisontine a une place privilégié afin de marquer de son empreinte le passé de cette capitale de la Franche Comté.

Le pendule de Foucault est impressionnant de par ses dimensions mais aussi par son mode de fonctionnement pour mesurer la rotation de la terre. L'œuvre est réalisée sur le principe de Léon Foucault, physicien et astronome du XIXe siècle.


Au 1er étage, il y a la salle de la tenture où il y a exposé des tapisseries qui retracent le parcours de l'empereur Charles Quint.



Musée du Temps 96 Grande Rue 25000 Besançon France Tél: 03.81.87.81.50 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Horaires: Ouvert du mardi au samedi de 9h15 à 12h et de 14h à 18h, dimanche de 10h à 18h.
Fermeture le lundi et les jours fériés suivants : le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et 25 décembre.
Tarifs: adulte 5 €, enfant (-18 ans) gratuit, adulte + 60 ans 2,50 €
Tarif réduit : 2,50 € le samedi et gratuit tous les dimanches et les jours fériés.
On vous recommande la visite de la cathédrale Saint Jean où l'horloge astronomique (rue de la Convention tél: 03.81.81.12.76) est visible. Elle est située au pied de la Citadelle.
La Citadelle Vauban et les remparts de la ville sont inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2008. Le site de la Citadelle a une superficie d'environ 12 hectares. Il est situé sur le mont Saint Etienne qui culmine à 100 mètres au-dessus du centre ville. Sa position géographique est idéale pour en faire un "verrou" par rapport à la boucle du Doubs. Cet avantage militaire n'a pas échappé aux espagnols qui possèdent le Comté de Bourgogne et la ville de Besançon. Vers 1660, la construction d'un fort est entreprise. Cet élément défensif doit permettre à l'Espagne d'établir une ligne de défense par rapport aux revendications du roi de France Louis XIV sur cette région.
Cependant, le traité de Nimègue en 1678 rattache le Comté de Bourgogne et Besançon à la France. Ainsi, le roi Louis XIV donne des instructions pour que l'ingénieur militaire Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban renforce les défenses du lieu. Les travaux vont durer environ 20 ans. Dans l'enceinte de la Citadelle, François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, ministre d'Etat instaure une école militaire des cadets du Roi. Il y aura jusqu'à 600 cadets et 2.000 soldats dans ce casernement.

A partir des années 60, le site est devenu la propriété de la Mairie de Besançon. Une réflexion a été engagée autour de l'utilité de ce site classé. Des importants travaux sont entrepris pour rénover le lieu avec la mise aux normes des bâtiments. Aujourd'hui, la reconversion est réussie. L'activité militaire est remplacée par une activité touristique et de loisirs. Ce lieu est fréquenté par les bisontins. En 2016, + 270.000 visiteurs sont venus découvrir les différentes activités proposées.

Une fois passée l'entrée du front Saint Etienne, la 1ère ligne de défense, on grimpe une petite côte où l'on aperçoit la statue de Vauban et sur la droite quelques animaux dans une prairie. A l'approche du fort royal, il y a un fossé où il y a quelques singes.

Le visiteur est impressionné par l'imposante place forte. A droite, il y a le bâtiment de casernement des cadets du Roi et des soldats. L'intérieur a été aménagé pour présenter différentes thématiques comme la construction de la Citadelle par Vauban, le musée de la Résistance et de la Déportation. Au fond, on aperçoit la Chapelle Saint Etienne.

A proximité de la Chapelle, on aperçoit le grand puits. Ce puits a une profondeur d'environ 132 mètres. Sa roue d'un diamètre de 4 mètres était actionnait par un homme à l'intérieur selon une ancienne méthode du Moyen Age.


Le visiteur peut se diriger vers les points d'entrée en fonction de ses envies. Soit le patrimoine, alors il doit se diriger vers le Front royal pour découvrir le Musée Comtois et une collection impressionnante de plaques de cheminée, soit les animaux et les écosystèmes, il doit se diriger vers le Muséum composé de plusieurs espaces: Insectarium, Aquarium, Biodiversité, Noctarium et un Jardin zoologique.











L'espace zoologique est le plus décevant. La conception de présenter au public des animaux en cage est dépassée. Aujourd'hui, un espace zoologique se doit de recréer le milieu naturel où l'animal évolue.


En résumé, à la Citadelle on peut passer un très agréable moment de détente en s'instruisant en famille. Si vous voulez passer la journée, vous pouvez apporter votre pique-nique pour déjeuner mais il y a un petit service de restauration sur place.
La Citadelle 99 rue des Fusillés de la Résistance 25000 Besançon Tél: 03.81.87.83.33 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Horaires: Tous les jours sauf le 25 décembre et le 1er janvier. En 2017, fermeture annuelle du 2 au 15 janvier inclus.
- Saison intermédiaire : du lundi 28 août au samedi 28 octobre 2017 inclus, 9 h - 18 h.
- Basse saison : du dimanche 29 octobre au dimanche 31 décembre 2017 inclus, 10 h - 17 h.
Tarifs: adulte 10,60 €, adolescent (8 à 17 ans) 8,50 €, enfant (4 à 7 ans) 5 €
Le Jardin botanique de Besançon est à l'origine lié à l'Université de Franche Comté au département de la biologie du vivant. Le Jardin botanique avec son arboretum présente environ 5.000 espèces de plantes et d'arbres dans des espaces spécialisés où l'on peut découvrir le milieu reconstitué. On peut apercevoir le gros tilleul, l'alisier blanc, le ginkgo biloba, le tulipier de Virginie, ...

Jardin botanique Place Leclerc 25000 Besançon tél: 03.81.66.57.78 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Horaires: ouvert tous les jours de 7h à 19h
Tarif: Entrée gratuite
A Besançon, il y a le siège de Maty et son magasine d'usine. Il est situé au 5 Bd John Kennedy (Tél: 03.81.50.81.68). Au niveau des affaires à réaliser, les prix sont moins intéressants que sur internet. Cependant, le personnel en caisse peut pratiquer la remise du web si au moment de votre achat vous affichez sur votre smartphone la promotion.
Horaires: du lundi au samedi 9h30 à 19h
Morteau - Grand Combe Châteleu
Dans le Doubs, il y a plusieurs arbres remarquables à visiter sur leurs massifs forestiers. On avait sélection le site Le Russey avec la tourbière du Verbois de la zone humide du plateau du Russey et le sentier des trois sapins. Actuellement, il reste un sapin de + 300 ans d'environ 55 mètres de haut et une circonférence du tronc de + 5 mètres.
Les importants travaux sur le voirie avec des routes barrées nous ont contraint d'abandonner ce projet et nous nous sommes dirigés vers le site du Grand Combe Châteleu où il y a le sapin "Président" d'une hauteur de + 52 mètres avec une circonférence d'environ de 4 mètres. Le village du Haut Doubs a conservé une vingtaine de ferme comtoise avec une ferme musée.
On emprunte la D437 en direction de Morteau où l'on aperçoit les chevaux dans les pâturages à proximité de la ville. La ville de Morteau est connue pour sa célèbre saucisse la "Belle de Morteau", elle est assez imposante. On continue notre route vers Grand Combe Châteleu.


La Saucisse de Morteau est liée au défrichage de cette région du Haut Doubs au XVIe siècle. Les paysans coupent les sapins pour créer des herbages et ce bois sert à construire les premières fermes. L'agencement des pièces de la ferme est composé d'un espace au rez de chaussée pour loger les habitants et des espaces pour le bétail et la production de viande à partir du fumage. Dans chaque ferme, il y a une hotte pyramidale avec sur la partie supérieure du bâtiment un espace ventilé pour le fumage.
Au fil du temps, la notoriété de la "Belle de Morteau" s'est développée. Aujourd'hui, la saucisse est protégée par une appellation IGP de Franche Comté. Il existe un certain nombre d'ateliers qui commercialisent directement ce remarquable produit régional.

Au niveau géographique, la Suisse est située à proximité, les paysages sont verdoyants. Le Doubs est presque la frontière naturelle entre la Suisse et le Haut Doubs.


A l'entrée de la commune de Grand Combe Châteleu, il y a une boulangerie où un boulanger, MOF, s'est vu récompensé pour sa baquette de pain. A proximité, il y a un atelier - magasin qui vend sa saucisse de Morteau et la "Fruitière" de Châteleu où l'on achète le célèbre Comté avec des affinages différents. Attention, ce lieu ne produit pas, c'est un point de vente locale.


Après nos achats de gourmandises, on se dirige vers le centre de la commune. Il n'y a pas de signalétique particulière pour guider le visiteur vers un parking. On stationne le véhicule sur un petit parking à proximité de l'église. Nous sommes le jeudi 27 juillet vers 11h. Il n'y a personne dans les rues !!! On se met à la recherche d'une signalétique pour indiquer le point du début du sentier .... Rien !!! Vers 13h, on croise une famille de touriste qui cherche à partir d'un plan les 10 fontaines sur le village. Ce plan n'indique aucune information sur le sentier qui mène au panorama de la "Roche au Corbeau", puis vers le sapin "Président".
On décide de parcourir le village à la recherche des fermes remarquables du XVIIIe siècle. Le patrimoine architectural est exceptionnel. On remarque sur la Ferme musée dans le quartier des Cordiers, le mode de construction employé pour bâtir une ferme comtoise. Le tuyé et le bois sont omniprésents. On apprend que la constitution des façades en lambris de planche de sapin d'une épaisseur de 4 cm sur la partie des étages permet la ventilation à la fois du lieu de fumage et de stockage de la charcuterie mais aussi du foin pour le bétail.

On remarque l'indication du parking à proximité du lavoir. Il y a que quelques places.
Fermes-Musée du Pays Horloger 5, les cordiers 25570 Grand’Combe Châteleu Tél. 03 81 68 86 90 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Horaires: ouvert du mardi au dimanche du 15 juin au 15 septembre et toute l'année pour les groupes sur réservation.
Tarifs: adulte 5,50 € enfant (+ 6 ans) 3 € visite dégustation adulte 10 € enfant 6,50 €


Il est environ 13h30, enfin on rencontre une personne du village. Elle nous répond gentiment et elle nous précise que les habitants de la commune et des environs préfèrent l'été au moment de la saison touristique d'être absent pour éviter d'être importuné par les visiteurs. Elle nous déconseille de prendre un sentier car la montée est vraiment importante, il vaut mieux prendre sa voiture et de s'avancer dans la forêt. Elle nous indique des points de repère.
On parcourt une dernière fois les ruelles pour admirer les belles bâtisses et on reprend notre voiture en suivant les indications recueillies.




A la dernière indication, on s'attendait à rencontrer soit une signalétique soit un lieu de stationnement avec un balisage ...... rien !!!
Nous sommes sur la bonne route mais il n'y a de repère pour se positionner. On décide après avoir perdu assez de temps, de s'arrêter dans la forêt de marcher. La forêt est belle.


On remarque l'activité des bûcherons pour préparer l'hiver à travers la confection du bois de chauffage.

Dans la vallée, il y a des scieries pour produire les planches et les produits dérivés à partir du bois de sapin.

Sur le retour, il y a des champs où les vaches montbéliardes et les chevaux broûtent. La flore jurassienne contribue à la production des fromages régionaux comme le Comté.

Villers Le Lac
Le temps est incertain, il est annoncé une température de 13° en matinée sous les nuages et 20° l'après-midi avec des éclaircies. On décide de maintenir notre programme avec la visite du Saut du Doubs à Villers le Lac. Sa situation géographique est particulière, le Doubs marque la frontière entre la France et la Suisse. Le massif forestier de la Chaux Fonds en Suisse est limitrophe.
Le Saut du Doubs est une attraction touristique qui attire un public nombreux à la fois français mais aussi Suisse. On estime sa fréquentation à + de 100.000 visiteurs/an.
Les travaux sur les routes qui mènent à Villers le Lac compliquent l'itinéraire routier. Les routes barrées ne favorisent pas cette destination touristique. Le balisage mis en place ne dirige pas vers cette destination. Il faut compter sur l'aide bien intentionnée des villageois pour emprunter un parcours vers Villers le Lac. Sur la route, le paysage est toujours aussi magnifique avec quelques chutes et des ruisseaux qui serpent dans les bois.

On traverse Villers le Lac assez rapidement pour se rendre à l'une des deux compagnies fluviales. Au départ, on devait se rendre à la compagnie des Vedettes panoramique du Saut du Doubs, la vedette utilise l'énergie solaire par l'intermédiaire des panneaux. Mais les difficultés de circulation nous a conduit à nous rendre immédiatement à l'embarquement de la 1ère compagnie à la sortie de Villers le Lac. Le stationnement est aisé, il y a un grand parking gratuit.

On se dirige vers la boutique pour prendre nos billets. Les horaires de départ sont respectés, en conséquence, il faut programmer sa promenade nautique en fonction de cette programmation.
Les Bateaux du saut du Doubs Compagnie DROZ-BARTHOLET Les Terres-Rouges 25130 Villers-Le-Lac Tél: 03.81.68.13.25 E-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

On embarque vers 11h, il fait frais et humide. Le public a le choix de s'installer soit à l’abri à l'intérieur soit à l'extérieur pour avoir une meilleure vue panoramique du paysage. L'équipage se présente et le Commandant de bord prend la barre pour manœuvrer l'embarcation dans le sens du Saut du Doubs. Le bateau va parcourir environ 14 km sur le Doubs en 30 minutes.
Après notre départ du ponton, le Commandant de bord nous explique rapidement que la rive à droite est la France et que la rive gauche est la Suisse. Après un court rappel géographique sur le Jura, le bateau parcours les méandres du Doubs à petite vitesse.



On aperçoit les falaises hautes d'environ 40 mètres. On voit le "travail" du cours d'eau sur la roche calcaire. Les falaises sont sculptées par le travail de l'érosion au fil du temps. On estime qu'il y a environ 12.000 ans, un éboulement a favorisé la création du saut du Doubs avec la retenue du Lac de Chaillexon.



En hiver, le lac de Chaillexon devient une grande patinoire naturelle. Cependant, le réchauffement climatique a un impact du la durée d'utilisation de cette patinoire naturelle. Chaque année, l'épaisseur de la glace est de plus en plus mince. En temps ordinaire, on patine sur le lac à Noël.


Au bout d'environ 30 minutes, nous sommes en vus du ponton de débarquement. La manœuvre exécutée, les passagers descendent sur la terre ferme. Au niveau du retour, chacun est libre de gérer son temps, mais il doit veiller à ne pas louper la dernière navette. Attention, l'après-midi, chaque navette fluviale est occupée au maximum.


Les touristes se mettent en marche en direction du Saut du Doubs. Au passage, on admire le petit bourg Suisse.


Dans ce barraquement, il y a les toilettes. Une sage précaution avant de se diriger vers le sentier qui longe le Doubs. Des importants travaux d'aménagement ont été entrepris en France pour permettre aux touristes de découvrir le site dans les meilleures conditions.



On pénètre dans les bois. Le chemin commence à grimper afin de monter en altitude.

Lorsqu'on arrive vers l'emplacement du Saut du Doubs, il faut gravir les marches mais il y a deux plateformes d'observation de la chute d'eau. La plus haute permet une vue d'ensemble, la plus basse permet une vue presque à l’aplomb de la cascade de 27 mètres.

Lorsque le temps n'est pas très ensoleillé et que la température estivale n'est pas au rendez vous, il faut prévoir un pull ou un vêtement chaud. Le touriste ressent bien la fraicheur et l'humidité ambiantes.

Au niveau de l'observation de la cascade, on vous conseille de prendre votre temps sur le sentier pour éviter la cohue sur les plateformes d'observation. On peut apporter son pique-nique ou son goûter pour profiter de l'endroit.

A proximité, il y a des sentiers de randonnée pour partir à la découverte de cet espace boisé en proximité du Doubs. On vous conseille d'avoir des chaussures de marche pour éviter les chutes sur les sentiers. Les parcours proposés ont des durées différentes ce qui permet d'adapter sa marche en fonction de son temps disponible pour revenir avant la dernière navette fluviale.






On aperçoit la petite plateforme pour se mettre presque à l'aplomb de la cascade. A proximité, il y a une passerelle entre la France et la Suisse.

On apprécie la quiétude de l’endroit avec pour seul bruit, la cascade. On contemple cette nature sauvage où l'homme a peu modelé.

Il y a des tableaux naturels où l'on est ébloui par la composition des éléments et des couleurs. Il y a un jeu avec le reflet du soleil sur les pierres, sur l'eau vive. Une ambiance parfois un peu surnaturelle.


Sur le retour, une petite pause s'impose à cette échoppe. Les prix sont modiques et l'accueil est chaleureux. Au cours d'une discussion, on apprend qu'il passe des armes parfois de guerre entre la Suisse et la France. Des passeurs utilisent ce passage pour passer des armes en France. Les Suisses ferment les yeux sur ce trafic d'armes.

Après cette pause, on parcours le sentier vers l'embarcadaire. On conseille de connaître les horaires pour gérer son emploi du temps pour éviter d'attendre trop longtemps à coté du ponton. Il faut aussi embarquer sur le bateau de la compagnie où vous avez pris votre billet pour le retour.

Lors de notre navigation de retour, on remarque que la navette suisse est peu fréquentée. Les Suisses préfèrent utiliser les compagnies française, elles sont moins chères.

Au dessus de l'entrée d'une grotte, il y a un drapeau suisse peint pour marquer le territoire helvétique.

Nous sommes arrivés à Villers le Lac, on passe devant l'autre compagnie (CNFS Vedette panoramique du Saut du Doubs 2 place Maxime Cupillard 25130 Villers le Lac Tél: 03.81.68.05.34). Les touristes commencent à se lever pour se préparer à descendre.

La compagnie CNFS propose un tarif préférentiel en été en matinée (10h30 et 11h30) à 12 €.
Les touristes sont heureux de cette journée où le soleil est venu pointer son nez pour nous réchauffer. Cette sortie est l'un des intérêts de la Franche Comté.

Des pistes à découvrir:
- La Grotte de la Glacière Chaux les Passavant 25530 Vercel tél: 03.81.60.44.26
Il y a une collection de minéraux environ 500 pièces du monde entier
Horaires:
Mars - Avril - Mai - Septembre : 10h à 12h - 14h à 18h
Juin - Juillet - Août : 9h à 19h
Octobre : 10h à 12h - 14h à 17h
Tarifs: adulte 6 €, érudiant 5 €
- Saline Royale Grande rue 25610 Arc et Senans Tél: 03.81.54.45.45
Il y a un spectacle de son et lumière en soirée au cours de la période estivale;
Horaires:
Novembre à mars : 10h à 12h ; 14h à 17h
Avril, mai, juin, septembre : 9h à 18h
Juillet et août : 9h à 19h
Octobre : 9h à 12h ; 14h à 18h
Fermé le 25/12 et 01/01
Tarifs: adulte 8,80 €, Jeune (16 à 25 ans) 6 €, enfant 4,5 €
Le Parc Polaire est situé dans la forêt du Risoux dans la vallée de Mouthe, l'une des régions les plus froides de France. La superficie est d'environ 10 hectares où différentes espèces comme les cerfs élaphes, les rennes, les yacks, les mouflons, les chamois, les daims, les bisons d’Europe, les chevaux tarpan, ... vivent toute l'année.
L'organisation de la visite se fait en 2 étapes, la visite guidée d'environ 1h où le personnel entraine le groupe des visiteurs à la rencontre des animaux sauvages dans les prés, puis la visite libre où le visiteur peut découvrir en fonction de la saison des rennes, des chiens ...
En hiver, on peut observer le comportement des animaux dans la neige. Les espèces comme le Renne, le Yack et les chiens de traineaux attendent ces conditions climatiques proches des conditions dans leur milieu naturel.


Lors de la visite guidée, le personnel anime quelques attractions afin de présenter au public les animaux du parc.




Au printemps et en été, on peut observer les animaux en semi-liberté dans les clairières du parc.

Le Parc Polaire Le Cernois Veuillet 25240 Chaux Neuve Tél: 03.81.69.20.20
Horaires: ouvert tous les jours en juillet & août de 10h à 18h, en hiver, le parc ouvre à la mi-décembre avec un jour de fermeture le lundi
Tarifs: adulte 10 €, étudiant 9 €, jeune (11 à 15 ans) 8,50 €, enfant (3 à 10 ans) 7 €
Antonio MENDES DA PAULA
Cuba, une des perles des Caraïbes
Written by Super UserAller à Cuba en 2018, c’est faire autant un beau voyage dans l’espace que dans le temps.
+ 7 000 km séparent Cuba de l’Europe. Cette distance franchie en 10 heures par vol direct, vous voilà plongés dans un film des années 50. Les Ford, Chevrolet, Cadillac aux formes démodées qui ici figureraient dans une collection, là-bas continuent d’arpenter le bitume.

Si c’est votre premier voyage au pays du café, du Havane et du Havana Club avant de partir posez-vous deux questions :
1/ Voyage organisé ou bien voyage individuel ?
2/Les cinq grands classiques (La Havane, Trinidad, Cienfuegos, Varadero, Viñales) ou la vie immuable plus humble et plus secrète dans les montagnes, les campagnes et les villes (Santiago, Guantanamo et Baracoa) de l’Orient cubain ?
Si vous voyagez seul et que les sortilèges de l’Orient cubain vous animent, nous ne saurions trop vous conseiller d’y atterrir directement. Pour cela n’hésitez pas à emprunter l’un des vols d’Air Caraïbes qui maintenant opère des vols non-stop entre Paris et Santiago pour environ 500 € A/R !
La destination CUBA est à la mode et elle le mérite bien. C’est pourquoi notre site va consentir un effort spécial pour vous fournir tuyaux, adresses et informations diverses que vous ne trouverez dans aucun guide dédié à Cuba à travers l'expérience cubaine de Gérald Hostier, un français qui a parcouru ce pays depuis de nombreuses années à la recherche des meilleurs plans.

Commençons par faire le point sur 10 idées reçues :
1/ Les cartes postales.
Même si Cuba est une vraie carte postale, vous n’en trouverez sur place aucune qui ne restitue vraiment la beauté des sites, des paysages, de l’architecture et celle de la population. Quand bien même vous en trouveriez une, il faudra trois mois pour que les postes lui permettent d’atteindre son destinataire ! Plus que pour toute autre destination suppléez à cette lacune en emportant vos caméras ou vos appareils photos. Cuba et les cubains le méritent.





2/ L’argent.
Oubliez vos cartes de crédit surtout si vous disposez de la carte American Express ! Cette dernière y est proscrite. Préférez les espèces en évitant les dollars US. Vos $ US seront obligatoirement ponctionnés de 10% auxquels s’ajouteront les frais de change habituels. Pour les espèces privilégiez vos € et la carte VISA pour le « paiement plastic ». Cette dernière sera tout de même frappée d’une taxe de 3 % pour tout règlement.
3/ Les hôtels et restaurants.
Surtout pour les voyages de groupe, vous ne couperez pas aux douches et aux lavabos bouchés, aux portes déglinguées des hôtels qui sont tous d’une manière ou d’une autre contrôlés par l’Etat. Pour les restaurants évitez de commander ce qui vous est annoncé sur la carte car la réponse risque d’être « No hay » (il n’y a pas). Privilégiez le logement chez l’habitant (casa particular) et les repas dans les petits restaurants privés (paladars). C’est d’ailleurs encouragé maintenant par les autorités et c’est là que vous serez vraiment en contact avec la population : la grande richesse de l’île.

4/ La sécurité
La sécurité c’est la grande force du tourisme à Cuba. De jour comme de nuit à la campagne comme dans les ruelles mal éclairées de Santiago comme de La Havane, vous pouvez vous promenez sans risquer de vous faire agresser. Même si Cuba est une destination très sûre, évitez tout de même d’arborer une montre Cartier ou un collier de perles ! Attention également aux petites arnaques. Les plus courantes : vous faire passer des pesos (monnaie nationale) pour des pesos convertibles, céder aux vendeurs de cigares dans la rue qui risquent de vous refiler des Cohibas que vous ne pourrez aspirer.

5/ Les souvenirs
Avertissez vos proches avant de partir, l’artisanat est indigent à Cuba, donc vous aurez peu l’occasion de vous ruiner en souvenirs ! A signaler tout de même la vente de belles maquettes de bateaux et de planches entomologiques de papillons au mercado artesanal (marché artisanal) dans le port de La Havane. Encouragez les producteurs de café, de cigares, de rhum (de plus Havana Club est français) les trois excellents fleurons de Cuba. Soutenez aussi les non moins excellents artistes locaux peintres, sculpteurs et musiciens.


6/ Internet
Le grand point noir de tout voyageur à Cuba. Depuis vos portables, il ne sera pas difficile d’appeler l’Europe de Cuba ou d’y adresser des textos. Mais il vous en coûtera environ 2 € à 3 € la minute contre 0,50 € par texto. Veillez aussi à désactiver les données mobiles de votre téléphone cellulaire si vous souhaitez garder un bon souvenir de votre séjour à Cuba. L’astuce consiste à se munir de sa tablette et de se connecter moyennant l’achat de cartes à 2 € l’heure sur l’un des nombreux points WI FI que met en place ETECSA la compagnie nationale de téléphone dans toute l’île.
7/ La location de voiture.
Autre grand point noir du tourisme à Cuba : y louer une voiture. Elle ne concerne que les voyageurs individuels. Bien sûr les voyages en groupe ne sont pas affectés. Ne comptez pas sur votre bonne étoile. Les voitures de location sont rares et donc très chères ! Louez à l’avance soit auprès d’une agence sérieuse spécialisée sur la destination Cuba (nous vous communiquerons bientôt quelques noms) ou bien concluez un accord avec le chauffeur privé d’une belle américaine ! Attention aux arnaques sur internet et à la location de véhicules sans chauffeurs régulièrement source de litiges.


8/ Les températures
Bien que les guides classiques et les brochures des agences de voyage vous annoncent le contraire, n’escomptez pas trouver une eau à + 20° C à Varadero ou sur les plages de La Havane entre le 15 décembre et le 15 avril. Pour se baigner à Cuba à cette époque choisissez l’option 2 : l’Orient cubain et les plages de Baracoa ou celles proches de Santiago. Autre traquenard l’air conditionné. Même au cœur de la saison chaude et humide (15 mai – fin octobre) prévoir une petite laine dans les autocars de VIAZUL dans certains restaurants et certaines boutiques ou salles de spectacle .
9/ La gastronomie
Effacez de vos mémoires les conseils que nous vous avons prodiguez au fil de nos pages jusqu’ici vous risquez d’être déçus à Cuba. Cette île magnifique et chaude n’est pas le paradis des fines gueules, ni des amateurs de grands vins. Optez pour la bière et pour l’excellent rhums produits localement (cf le point 5 sur les souvenirs plus haut). Vous risquez de vite vous lasser du riz et des haricots rouges ou du mélange des deux (el congris). En revanche ne boudez pas votre plaisir lors du petit déjeuner dans votre maison d’hôte. Soutenez aussi les filières locales de maraîchage ! Les vendeurs auto-entrepreneurs abondent en ville comme sur le bord des routes. Leurs fruits et légumes (bio par nature) valent le voyage quant à eux.




10/ La politique
Pour Cuba il en va comme pour n’importe quelle destination d’ailleurs : éviter tout commentaire politique définitif qui de toute façon ne reflètera qu’une part de la réalité ! A Cuba on ne bronze pas idiot. La bonne nouvelle est que les bonobos (les bourgeois non bohêmes par opposition aux bobos) évitent la destination. Pour nous il existe peu d’endroit dans le monde qui satisfassent aussi bien chacun de vos cinq sens !
C’est ce que nous allons vous faire partager lors de chacune de nos publications....
Gérald Hostier e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
La commune de Saint Fargeau est située dans le département de l'Yonne en Bourgogne. Au Moyen-Age, la cité a édifié des remparts pour résister aux attaques. Au cours de la Guerre de 100 ans, la cité a été pillée par les anglais. Dans le centre-ville, on remarque le vestige de la Tour de l'Horloge.


L'histoire du château de Saint Fargeau est liée à la noblesse du Puisaye et au royaume de France. Dans ce lieu reculé où les terres sont pauvres, une partie de l'Histoire de la région a été écrite. L'architecture actuelle est dûe au Comte de Dammartin, Antoines de Chabannes après son achat suite aux démélés de Jacques Coeur avec la justice du roi Charles VII. Il entrepris des travaux importants pour reconstruire le bâti avec des tours.

En 1752, un incendie détruit une grande partie du château et du village. Il fut reconstruit puis incendié à la Révolution Française. Ce château est devenu la propriété du marquis d'Ormesson. L’académicien Jean d'Ormesson a vécu dans ce château.
La demeure s'est dégradée au fil du temps. En 1979, Michel et Jacques Guyot achètent cette propriété et ils financent les travaux de la restauration avec les spectacles de Saint Fargeau. A droite de l'entrée du château, vous avez la billetterie.


On aperçoit l'état de conservation du bâti en faisant le tour du château.

Le spectacle historique est organisé par l'Association "Les Amis du château de Saint Fargeau". Ce spectacle est un son et lumière où les Bénévoles jouent sous la direction de la famille Guyot les différentes scènes historiques. Depuis 1980, le spectacle historique de Saint Fargeau est joué chaque année par des centaines de Bénévoles de toute la région. Le spectacle est joué le vendredi & samedi. Chaque Bénévole planifie ses participations en fonction de ses contraintes professionnelles et familiales.
A l'origine, il y a 37 ans, l'évènement a fortement mobilisé la population pour faire connaître l'Histoire du Puisaye. Aujourd'hui, la motivation des premiers jours s’émousse. Les problèmes rencontrés au sein des petites équipes nuisent à la mobilisation générale. La diversification de la famille Guyot dans les autres chantiers comme la construction du château fort de Guédelon, la ferme du château de Saint Fargeau,le château de la Ferté Saint Aubin, le château de Bridoire, .... a contribué au sentiment qu'actuellement l'engagement initial n'est plus aussi fort. D'ailleurs l'équipement n'est plus maintenu en état de fonctionnement. Par exemple, le moteur du bateau dans le lac n'a pas été remplacé, aujourd'hui, il faut tirer à la corde le navire, au final, il n'est plus utilisé si le nombre de Bénévoles de l'équipe est insuffisant pour le manœuvrer.
Au niveau du Bénévolat, les Bénévoles du spectacles ont droit à 6 billets gratuits s'ils s'engagent pour au moins 7 participations sur la saison. Les frais de carburant et de restauration sont à la charge de chaque Bénévole. Sur le chantier du Château fort de Guédelon, les Bénévoles doivent assumer l'hébergement et la restauration à leurs frais.

Chaque soir il faut pallier aux désaffections pour constituer les équipes nécessaires à chaque tableau du spectacle. Par exemple, des équipes de 5 personnes sont nécessaires pour allumer le feu, il n'y a plus que 2 personnes présentes. Au fil du temps, la chronologie des scènes du spectacles n'est plus assurée. Les effectifs présents ne sont plus suffisants pour maintenir le spectacle d'origine.
Chaque Bénévoles doit jouer dans plusieurs tableaux où souvent ils ne connaissent pas vraiment la scène à réaliser. Effectivement dans l'obscurité de la nuit, on supprime ici et là des scènes et on utilise les moyens modernes pour projeter des constructions sur les façades du château. Dans l'ensemble, le public ne s'aperçoit de rien mais en réalité il n'y a plus une cohésion dans la chronologie des étapes historiques par rapport à l'histoire de ce terroir de la Puisaye.
Au niveau de la préparation du spectacle, chaque équipe installe son équipement à l'endroit le plus opportun pour au moment venu produire la scène avec les effets voulus.



Quelques tentes sont plantées afin d'installer les Bénévoles au sec si il pleut. Ces lieux permettent la restauration et la communication des dernières informations avant le spectacle. L'esprit d'entraide est palpable au sein de chaque équipe.


Les chiens de la chasse à cour sont dans leur enclos comme les chevaux utilisés pour les scènes équestres.


Il est environ 20h30, les premiers spectateurs arrivent pour se placer dans la place allouée sur le billet. La capacité d'accueil est d'environ 3.000 personnes sur l'ensemble des 4 travées (A, B, C & D)

Il est 21h30, les personnes s'installent à leur place car normalement il est mentionné que le spectacle commence à 22h. En réalité, on attend que la nuit soit présente pour démarrer, soit environ vers 22h30. Cette année, un effort a été réalisé pour apporter un peu de confort sur les bancs avec la présence d'un petit coussin.

En ce jour du 14 juillet 2017, il y a environ 1.700 personnes, ce qui permet aux personnes gênées en visibilité, de se déplacer vers la travée C. Vers 22h15, un interlude fait patienter le public. On ne comprend pas bien le rapport de la scène jouée avec la suite du spectacle !!! La nuit est tombée, que le spectacle commence.

Les tableaux vont s'enchaîner avec plus ou moins de bonheur.Le Moyen Age est largement développé avec un épisode sur la Croisade et la Chevalerie. La Révolution Française est évoquée à travers la destruction du Château de Saint Fargeau. On ne comprend pas le final sur la période 1914 -1944 !!!
Au niveau des Bénévoles, ils s'activent sous les effets sonores et les projecteurs. Le visiteur regarde sur les scènes situées auprès du château, en face des travées, de l'autre côté du lac, ... Vers 23h, le froid commence à saisir le public malgré les petites laines prévues pour l'occasion.
























Au niveau de la pyrotechnie, quelques feux d’artifice !!! le public attendait un vrai spectacle surtout le 14 juillet, on a assisté à un feu d'artifice de peu d'envergure !!!


En résumé, on annonce au public dans la plaquette du château fort de Guédelon "un des plus grands spectacles d'Europe ! ... des effets spéciaux à vous couper le souffle !"
En réalité, on est loin du compte. Un spectacle à oublier !!! A notre avis, il faut reprendre la totalité du spectacle et travailler avec les Bénévoles pour reconstruire un vrai spectacle historique.
Château de Saint Fargeau 89170 Saint Fargeau France Tél: 03.86.74.05.67 E-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Horaires:
Spectacle son & lumière tous les vendredis & samedi du 14 juillet au 19 août à partir de 22h
Tarifs: Visite du château adulte 12 €, enfant (6 à 15 ans) 8 €; Spectacle historique adulte 20 €, jeune (6 à 15 ans) 13 € enfant (-6 ans) gratuit
En l'Yonne en Bourgogne du Nord, l'appellation d'Irancy devient un vignoble à suivre par les Amateurs de vins. Attention à attendre le moment propice à la dégustation. Il faut attendre 7 à 10 ans avant de découvrir un vin rouge où le pinot noir s'exprime en bouche. La superficie de l'appelation est d'environ 160 hectares sues les communes d'Irancy, Cravant et Vincelottes.

Les anciens vignerons assemblaient le cépage du pinot noir et le cépage du césar dans des pourcentages assez élevés. Par exemple, le vin de Palotte était renommé autours d'Auxerre pour produire des grands vins de Bourgogne. Actuellement, les vignerons peuvent assembler jusqu'à 10 % de César dans l'appellation d'Irancy. Ce faible pourcentage ne permet plus de retrouver les qualités gustatives des anciennes bouteilles.Au niveau des climats les plus réputés, on peut citer "Les Mazelots", "Vaupessiot", "Palotte" et "Mouroux".

Le village d'Irancy n'est pas très étendu. On remarque que les domaines sont situés dans des pavillons où des aménagements ont été réalisés pour faire de la viticulture.

Le site "Viticulteurs d'Irancy" permet d'identifier les vignerons et d'accéder à des informations sur chaque vigneron. Une piste à découvrir.
Le domaine Thierry Richoux produit des vins renommés depuis plusieurs générations pour produire des vins de garde. Le domaine possède plusieurs parcelles dans différents climats comme Vaupessiot. Aujourd’hui, le domaine exploite 18 hectares de vignes. Actuellement, le domaine commercialise l'Irancy "Les Cailles" 2013 à 15 € et l'Irancy "Vaupessiot" 2011 à 15 €. Le millésime 2015 sera commercialisé dans quelques années. Il y a la possibilité de réserver au domaine.
Au niveau du travail de la terre, le domaine s'est orienté vers la viticulture biologique. Au niveau des vendanges, la récolte se fait dans des caisses pour éviter l’écrasement des grappes de raisin.

Le domaine accueille les visiteurs du lundi au samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 18h.

Domaine Thierry Richoux 73 rue Soufflot 89290 Irancy Tél: 03.86.42.21.60 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Le domaine David Renaud est un domaine qui existe depuis plusieurs générations. Ses 11 hectares de terroir sont réparties sur les 3 communes de l'appellation sur les meilleures parcelles "Les Mazelots, Mouroux, Haut Champreux, Vauppesiot et palotte". Le domaine s'est converti à la viticultre biologique.

Nous sommes accueillis par le père de David Renaud. L'ambiance est décontractée et la dégustation commence avec l'Irancy, puis le cru Vaupessiot. On échange sur le travail dans les vignes et sur les pratiques autour du cépage du César. Le vigneron reconnaît qu'aujourd'hui, le pourcentage du César a nettement baissé par rapport aux pratiques ancestrales. Aujourd'hui, les clients veulent des vins prêts à boire. Cette nouvelle exigence modifie la pratique de la vinification.


Le domaine accueille les visiteurs du lundi au samedi de 8h à 18h30 et le dimanche sur rendez-vous.

Domaine David Renaud 11 chemin des fossés 89290 Irancy tél: 03.86.42.27.39 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Le domaine Benoît Cantin a entrepris des importants travaux pour agrandir sa cuverie. Aujourd'hui, ce domaine dispose d'une capacité de stockage pour répondre aux nouvelles exigences de la réglementation en vigueur. Le domaine exploite 13,5 hectares de vigne.

Le caveau de dégustation est ouvert du lundi au samedi. On peut aussi déguster deux vins de Chablis du millésime 2015 le "Chablis" à 11 € et le Chablis 1er cru "Les Fourneaux" à 15,50 €.
Au niveau de l'Irancy, la cuvée "Grande Côte" 2014 à 11,75 € est un vin prometteur pour une garde sur plusieurs années.
Domaine Benoît Cantin 35 Chemin des Fossés 89290 Irancy tél: 03.86.42.21.96 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
La Baie de Somme est située au-dessus de la Normandie. L'embouchure de la Somme dans la Manche est d'une grande richesse écologique. Les oiseaux migrateurs séjournent dans cette baie avant de reprendre leur voyage. Aujourd'hui, la Réserve naturelle nationale d'environ 3.400 hectares contribue à assurer une certaine quiétude à ce milieu.
Depuis 1999, cette baie est reconnue au même titre que la Baie du Mont Saint Michel. Elle fait partie des plus belles baies du monde.
Depuis 2011, la Baie de Somme est classée "Grand site de France" pour sa grande zone humide. A proximité du phare du Hourdel, la Maison de la Baie de Somme et de l'Oiseau est un lieu incontournable pour s'informer sur les différentes populations d'oiseaux et de leurs migrations. A chaque point d'observation, il y a un ornithologue pour informer les visiteurs sur la faune. Il aide à l'aide de jumelle à l'observation du milieu.
Maison de la Baie de Somme Carrefour du Hourdel 80230 Lanchères Tél: 03.22.26.93.93
Fermé le 1er janvier et le 25 décembre
Ouvert tous les jours, du 04/07/2020 au 30/09/2020 de 10h à 18h30
Ouvert tous les jours, du 01/10/2020 au 15/11/2020 de 10h à 17h
Fermé du 16/11/2020 au 20/12/2020
Ouvert tous les jours, du 21/12/2020 au 31/12/2020 de 10h à 17h
Tarifs: adulte 6,90 €, enfant 4,90 € Forfait Famille 19,90 € sortie nature adulte 12 € enfant 6,50 €
Le milieu littoral est constitué de vasières et de prés salés qui sont au gré des marées recouvertes. Cette richesse permet à + 300 espèces d'oiseaux recensées de séjourner dans la baie.





La pêche artisanale est active sur les ports du Hourdel et de Saint Valéry sur Somme. La pratique de la vente directe est développée lors de l'arrivée au port. Au niveau des espèces proposées en fonction de la saison, il y a du maquereau, de la limande, du carrelet, du cabillaud, du bar, ... et de la coquille Saint Jacques.

La Baie de Somme accueille environ 60 % des phoques veaux marins de France. Cette colonie permet une certaine reproduction de l'espèce dans ce milieu protégé. Il est proposé des visites guidées afin d'observer la faune et le milieu végétal de cet espace préservé.

L'observation de ce milieu est favorisée à travers les postes d’observation implantés le long des sentiers dans le parc du Marquenterre. Le touriste parcourt librement les sentiers au gré de ses envies. Il est recommandé de suivre une visite guidée avec un professionnel afin de découvrir ce milieu naturel.





Parc du Marquenterre 25 bis chemin des Garennes 80120 Saint Quentin en Tourmont Tél: 03.22.25.68.99 ou sortie 03.22.25.20.71
Fermé le 1er janvier et 25 décembre
Ouvert tous les jours, du 01/07/2020 au 30/09/2020 de 10h à 19h
Ouvert tous les jours, du 01/10/2020 au 15/11/2020 de 10h à 18h
Ouvert les samedis & dimanches du 16/11/2020 au 20/11/2020 de 10h à 17h
Ouvert tous les jours, du 21/12/2020 au 31/12/2020 de 10h à 17h
Tarifs: adulte 10,50 €, jeune (6 à 16 ans) 7,90 €, enfant (- 6 ans) gratuit
Sortie nature: adulte 18 €, jeune (6 à 16 ans) 10 €, enfant (- 6 ans) gratuit
L'agriculture est présente à travers les troupeaux de moutons. Au niveau de la gastronomie, il a été créé l'appellation d'origine contrôlée "Prés-salés" de la Baie de Somme comme sur le Mont Saint Michel.


Les falaises de craie d'Ault sur la côte picarde se prolongent jusqu'aux pays de Caux en Normandie. Elles ont été créées il y a + 65 millions d'années.

La cité Le Crotoy est une ville portuaire située sur le rivage nord de la Baie de la Somme. Les activités liées au tourisme sont très développées autour du Parc du Marquenterre et de sa plage de sable fin. L'attrait du lieu a fait venir plusieurs artistes comme Toulouse Lautrec, Sisley, ... mais aussi Colette.

Le patrimoine architectural de cette cité est constitué d'imposante villas en bord de mer où il effort de préservation a été entrepris pour conserver la mémoire du lieu. Son passé de station balnéaire où l'art de vivre est une constante contribue à développer une ambiance détendue. On apprécie de déambuler dans les ruelles à la découverte de lieux insolites où l'art floral apporte une connotation champêtre.

Au bord de la mer, il est impératif de déguster des produits locaux issus de la pêche côtière. Les restaurants et les poissonniers sont approvisionnés tous les jours afin de garantir à la clientèle la fraîcheur des produits de la mer.

La cité est propice à la découverte de l'âme de la Baie de Somme. On peut contempler pendant des heures le bord de mer où l'on observe ses paysages sous des éclairages différents en fonction de l'heure pendant la journée mais aussi avec les conditions météorologiques. La fréquentation du bord de mer est un lieu incontournable à Le Crotoy.

Les amateurs de pratiques sportives peuvent pratiquer la randonnée à pied et à vélo, la Marche Aquatique côtière ou Longe Côte à la marée montante, le kitsurf ...



A l’intérieur des terres, on peut observer dans la nature quelques scènes comme la rencontre de ces chevaux en liberté ...


La cité de Saintt Valéry sur Somme est un lieu où les vacanciers apprécient les différentes activités touristiques comme la pratique du kayak par l’intermédiaire du club local "Kayak & Pirogue Baie des Phoues" qui propose des sorties en mer. Chaque sortie est accompagnée d'un moniteur-guide diplômé.

On peut noter la présence d'une architecture locale le long du quai Jeanne d'Arc et dans le bourg historique en ville haute où les remparts sont encore présents.


Au niveau historique, en 911, le traité de Saint Clair sur Epte négocié entre le viking Rollon et le roi de France Charles le Simple, donne le duché de Normandie aux vikings. Son étendue va s’accroître vers la Basse Normandie actuelle puis à la demande du roi de France, les vikings vont pacifier la Bretagne après des combats violents. Vers 1009, les terres entre Sélune et Couësnon sont rattachées à la Normandie.
Le Duc Guillaume le Conquérant embarque la flotte d'invasion de l'Angleterre en Basse Normandie. Les conditions météorologiques l'ont contraint à faire escale dans le port de Saint Valéry sur Somme au cours de sa navigation vers les côtes anglaises. Lors de la bataille de Hastings en 1066, Guillaume le Conquérant est victorieux. Il envahit l'Angleterre et devient le souverain, sous le nom de Guillaume Ier d'Angleterre. L'Angleterre reste ainsi associée à la Normandie jusqu'en 1204, date à laquelle le Roi de France Philippe Auguste confisque les fiefs de Jean Sans Terre en vertu du droit féodal condamnant l'acte de félonie commis par ce dernier en épousant Isabelle d'Angoulême de force. Cependant, les rois d'Angleterre conservèrent les îles Anglo-Normandes dans leur patrimoine.

L'église Saint-Martin est située à proximité de la porte de Nevers. On peut admirer ses gargouilles et le paysage vers la Baie de Somme.


Les passionnés de nautisme se dirigeront vers le port de plaisance pour entendre les cordages frapper les mâts. Les différents mouvements dans le port est toujours une animation nautique qui charme les touristes.

Une promenade en front de mer est toujours une activité vivifiante. Le quai Blavet et le quai Jeanne d'Arc sont des lieux propices à des ballades au grand air.


On peut admirer les photos exposées du photographe Stéphane Bouilland le long des quais. Il y a des instants immortalisés de la Baie de Somme où la Nature est très présente.




Au niveau des lieux de promenade, on vous recommande la visite de la Chapelle Saint Valéry. Il faut emprunter un sentier situé dans le quartier des pêcheurs qui conduit au Calvaire des Marins. Ce lieu permet une vue panoramique sur la ville basse et la Baie de Somme.

En 1969, la fermeture de la ligne Le Crotoy - Saint-Valery a mobilisé des énergies pour créer l'Association du "Chemin de Fer de la Baie de Somme" dans le but de préserver cette ligne ferroviaire touristique. Depuis, les Bénévoles ont restauré et entrenu les anciennes locomotives comme la locomotive 020 Corpet-Louvet et la 031 Buffaud-Robatel.
Le réseau ferroviaire des Bains de mer transporte + 180.000 touristes par an. Il est proposé plusieurs trajets entre les gares (Saint Valéry sur Somme & Morlay). Le trajet "Le grand large" permet de relier "Le Crotoy" à "Cayeux sur mer". On peut admirer les paysages de la Baie de Somme et découvrir la diversité des espèces qui vivent dans cet espace préservé.
Chemin de Fer de la Baie de Somme Gare 80230 Saint Valery sur Somme Tél: 03.22.26.96.96
Horaires: Il est recommandé d’arriver 45 minutes avant le départ
Tarifs: Pass circulation 2 jours adulte 20 €, jeune (4 à 16 ans) 15 €, enfant (- 4 ans) gratuit
Maison de la Baie de Somme Carrefour du Hourdel 80230 Lanchères Tél: 03.22.26.93.93 E-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Les amoureux de la petite reine peuvent faire des randonnées autour de la Baie de la Somme. Il existe plusieurs circuits balisés afin de proposer aux cyclistes de belles découvertes en pleine nature.
Le guide édité par la Maison de la Baie de Somme
Office de tourisme de la Baie de Somme 2 place Aristide Briand Cayeux sur Mer 80410 Tél: 03.22.26.61.15 ou 2 place Guillaume Le Conquérant 80230 Saint Valéry sur Somme Tél: 03.22.60.93.50
Les passionnés d'horticulture pourront visiter "Les Jardins de l'Abbaye de Valloires" situés dans la Somme en Picardie. L'Abbaye cistercienne était dépendante de la célèbre Abbaye de Citeaux en Bourgogne. Aujourd'hui, l'Association de Valloires gère les activités réalisées dans les bâtiments. Les Jardins de l'Abbaye sont l’œuvre du paysagiste Gilles Clément.Aujourd'hui, ils sont classés "Jardin remarquable". La superficie s'étend sur environ 8 hectares. Les 5 jardins rassemblent + 5.000 espèces végétales. La composition de cet ensemble permet aux visiteurs de déambuler dans des atmosphères très différentes. Le tableau des floraisons permet de guider les touristes pour choisir le moment le plus approprié pour la contemplation.
Abbaye de Valloires 80120 Argoules Tél:03.22.29.62.33 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Horaires: Mardi 2 Juin au Dimanche 15 novembre 2020., suivant les horaires:
mars, octobre, novembre : 11 h et 15h; week-end: 11h30, 14h, 15h30
avril et septembre: 10h30,11h30,13h30,14h30,15h30 et 16h30
mai, juin, juillet, août: 10h30,11h30,13h30,14h30,15h30,16h30 et 17h30.
Tarifs Abbaye + Jardins: adulte 15,9 € jeune (6 à 15 ans) 9 € enfant (- 6 ans) gratuit
Le Gouffre de Padirac est situé dans le Lot à proximité des sites de la préhistoire comme le site de la Grotte de Lascaux et du village Rocamadour dans la vallée de la Dordogne. Ce site est connu depuis le Moyen Age et il a été habité par les villageois jusqu'au XVIe siècle. Le salpêtre a été exploité pour participer à la fabrication des explosifs pour l'armée mais aussi au salage des viandes.
En 1889, une expédition de spéléologie est organisée par Edouard Alfred Martel avec Foulquier, Armand et Gaupillat. L'expédition s'est attachée les services de plusieurs personnes pour réaliser les manœuvres nécessaires à la descente et à la remontée. Cette expédition va s'effectuer sur plusieurs jours afin de poursuivre les découvertes des galeries et des lacs. Des relevés et des photographies sont effectués pour immortaliser cette découverte. La voie est ouverte pour des explorations ultérieures pour reconnaître le réseau d'environ 40 km de galeries.
L'exploitation touristique est envisagée dès 1896. Il est commandé un escalier pour descendre les 75 mètres du gouffre. Le 1er novembre 1898, les premiers touristes peuvent descendre et contempler le spectacle du monde souterrain sur une longueur d'environ 1 km. Aujourd'hui, le visiteur parcourt 2,5 km de galeries souterraines sur les 42 km recensés.
Le site attire + 400.000 visiteurs/an ce qui le place comme le site souterrain le plus visité de France.


La visite d’environ 1h30 depuis le Hall d’accueil dont 40 minutes sont guidées, comprend :
- La descente dans le Gouffre de Padirac par les escaliers, ou les ascenseurs (au choix, et sans surcoût), en visite libre,
- La promenade en barque sur la Rivière Souterraine, accompagnée par un guide-batelier,
- La visite guidée des galeries à la découverte des splendeurs du site

Cette année, il est proposé aux touristes de revivre l'expérience d'Edouard Alfred Martel lors des "Visites Explorateurs" organisées les 11, 21 et 28 juillet 2017. Cette visite est proposée à la fermeture du site à 20 h. Le Gouffre sera plongé dans le noir et chaque visiteur aura une lanterne. Le parcours se fera à pied et en barque avec les commentaires d'un guide passionné de spéléologie au cours d'une visite d'environ 2h.
Autour du l'entrée du Gouffre d'un diamètre d'environ 35 mètres, il est disposé des panneaux pédagogiques pour vulgariser la connaissance du lieu. Une barrière de sécurité protège les visiteurs d'une chute.


Le visiteur a le choix lors de la descente d'empreinter les escaliers ou l'ascenseur. Il y a plusieurs centaines de manches à descendre mais ce choix permet de visualiser la descente dans ce milieu minéral et végétal. Attention, la température dans la grotte est d'environ 13 ° avec un fort taux d'humidité.



Le parcours à pied le long de la galerie de la Source est en visite libre, c'est à dire que le visiteur peut prendre son temps pour s'attarder sur tel ou tel élément géologique du monde souterrain. Au bout du chemin, le visiteur arrive à l'embarcadère où il va s’installer dans une barque pour une visite commentée de la rivière plane.




On est impressionné par le travail de l'eau sur la roche de puis des millions d'années. Il y a des salles immenses. Ici on remarque la statut Edouard Alfred Martel, qui pose pour la postérité dans son milieu.

Un des instants d'émerveillement, la rivière et les lacs. Il y a une féérie du lieu qui se dégage.


Ce circuit en barque est une belle découverte. On pénètre dans les entrailles de la terre et on est étonné par la transparence de l'eau. Le dépaysement est total avec notre milieu habituel. On est dans le monde du silence. On prend conscience du travail du temps sur les éléments de la Terre. Il faut des millions d'années d'un long travail d'érosion pour arriver à sculpter le paysage souterrain. On se rend compte que le temps d'une vie humaine, la modification de la nature est infime ....

Le Gouffre, 46500 Padirac, France Tél: 05.65.33.64.56
Horaires: ouvert tous les jours du 30 mars au 5 novembre 2017
En ligne, il y a les disponibilités pour programmer les visites en fonction des réservations enregistrées. Attention, il est impossible de réserver en ligne pour le même jour.
Tarifs: Adulte 12,50 €, enfant (4 à 12 ans) 9 € Visite Explorateur: adulte 55 €, enfant 40 € (la réservation est obligatoire)
En 1764, le roi Louis XV autorise la ville à créer une verrerie afin de répondre à la demande de l'évêque de Metz pour écouler le bois alsacien.Dans son plaidoyer, le prélat avait argumenté dans ces termes:
« Sire, la France manque de verrerie d'art, et c'est pour cela que les produits de Bohême y entrent en si grande quantité : d'où il suit une exportation étonnante de deniers, au moment où le royaume en aurait si grand besoin pour se relever de la funeste guerre de 7 ans, et alors que depuis 1760, nos bûcherons sont sans travail ».
Le prélat crée "Les Verreries Saint Anne". En 1773, le prélat vend au verrier Antoine Renault qui s'installe dans cette ville. La période de la Révolution française marque le déclin de l'entreprise. En 1813, l'activité est arrêtée.
En 1816, l'industriel et financier Aimé Gabriel d'Artigues, propriétaire des cristalleries de Vonêche dans les Pays bas, rachète les ruines et négocie avec les autorités de l'époque le droit de produire des pièces à partir du cristaux bruts de Vonêche. Le nouvel établissement se nomme "Établissements de Vonêche à Baccarat". En 1819, les 4 fours sont remis en activité et le site industriel a été modernisé. Cependant, l'emploie de + 300 salariés crée une masse salariale importante ce qui fragilise les comptes de la société. Les pertes financières vont conduire Aimé Gabriel d'Artigues à vendre l'entreprise sur la période 1822-1823. Parmi les associés, M. Pierre Antoine Godard Desmarest va s'impliquer dans la direction de l'entreprise et il va appliquer un nouveau système de comptabilité inventé par lui-même.
Au niveau technique, le top de l'époque était le cristal d'Angleterre. En 1781, la Verrerie Royale de Saint-Louis découvre le secret de la fabrication du cristal (verre au plomb). Elle devient la Cristallerie Saint Louis. A partir de cette découverte, l'activité liée au cristal va devenir l'activité principale à Saint Louis Lès Bitche. A Baccarat, le directeur technique, l'ingénieur polytechnicien Jean Baptiste Toussaint va s'impliquer pour maîtriser la fabrication du cristal à partir du verre fabriqué sur place. En 1823, elle reçoit la médaille d'or à l'exposition ce qui permet d'obtenir une 1ère commande du roi Louis XVIII.
Après cette 1er commande, les grandes familles royales européennes puis du monde vont commander des pièces pour orner leurs demeures. La cristallerie de luxe se développe en Europe. Le site de Baccarat va s'orienter vers ce nouveau marché en développant des produits de plus en plus raffinés. Les progrès techniques obtenus contribuent à la renommée de l'établissement au niveau mondial. La recherche de l'excellence est le moteur de développement du site industriel situé à Baccarat.
En 1841, l'ingénieur François Eugène de Fontenay s'est spécialisé dans le coloration du verre et du cristal. son savoir-faire va permettre de développer une nouvelle gamme de produits.
En 1855, à l'Exposition Universelle de Paris, la cristallerie remporte sa 1ère médaille d'or pour une œuvre d'art. A partir de 1868, l'ingénieur centralien Paul Michaut va diriger l'entreprise. Il va contribuer au développement du site de Baccarat. Pour répondre à la forte demande de l'Asie et en particulier du Japon, une partie du processus de fabrication est industrialisé.
Le site industriel s'étant sur + 6 hectares à Baccarat. En 1900, + 2.200 salariés travaillent à la cristallerie. Au niveau de la ville, environ 75 % de la population dépendaient directement ou indirectement de l'usine.
Les dirigeants de la cristallerie se sont investis dans le développement de la ville de Baccarat à travers des mandats de Maire, sénateur, .... Aujourd'hui, une partie du patrimoine foncier de l'usine a été rétrocédée à la collectivité pour installer l'Office de tourisme, des logements, ...

L'Hôtel de Ville date des années 1920, son architecture est basée sur le style flamand. Les 4 motifs en façade représentent les différents métiers du cristal.

A proximité, l'église Saint Rémy est d'un style contemporain en bordure de la Meurthe.


Au loin, on aperçoit la cheminée de l'usine de la cristallerie de Baccarat.

Le long de la D590, il y a le site industriel de la Cristallerie de Baccarat situé Rue de la Cristallerie. Le complexe s'étend sur plusieurs hectares Cours des Cristalleries.

On remarque que le bâti n'est pas entretenu depuis quelques décennies. Si on emprunte le cours des cristalleries, on arrive au siège et au site industriel.

On arrive sur une grande place où il y a l'entrée de l'usine avec de chaque coté des bâtiments à vocation de logement pour le personnel. Depuis 1830, le développement commercial des activités industrielles du site a nécessité le recrutement de milliers de salariés. Il était impératif de loger les salariés à proximité des unités de production, en particulier le personnel qui alimentait en bois 24h /24h les fours. Depuis le passage au chauffage par le gaz, il n'y a plus cette contrainte pour le personnel.

On aperçoit l'entrée du site industriel à droit.

La chapelle sur le site permettait de pratique la religion catholique au sein de l'usine.

Aujourd'hui, les logements ont été vendus au personnel de la Cristallerie de Baccarat. On remarque le manque d'entretien des nouveaux propriétaires.

Le parking du Musée de Cristal est situé à côté de la boutique Baccarat, rue des Cristalleries. On voit au vent les drapeaux Baccarat qui symbolise l'entrée vers le bâtiment où le musée est installé. Il faut emprunter l'escalier puis se diriger vers la droite en direction de la place.


On a une vue de la ville de Baccarat assez remarquable vers la Meurthe.

Ce château était le lieu où les administrateurs et les directeurs ont vécu pour diriger la Cristallerie de Baccarat. Aujourd'hui, au rez-de-chaussée sur l'aile droite, il y a le musée du cristal.

Pour la petite histoire, lorsque nous avons visité ce lieu, les personnes qui sortaient parlaient d'une "escroquerie" à propos de la visite du musée !!!
L'accueil se fait dans une petite entrée. Après on se dirige vers la 1ère salle où un lustre en cristal de Baccarat trône au milieu de la pièce aux dimensions modestes.

Aux murs, il y a des panneaux explicatifs avec des croquis pour expliquer la complexité de la confection d'une telle pièce.

On pénètre dans une autre salle en enfilade où l'on est surpris par la mise en valeur des pièces exposées. Les visiteurs sont étonnés par l'emploi de simples étagères pour présenter des œuvres d'art !!!

Certaines pièces exposées ont des panneaux explicatifs du travail réalisé à partir d'un dessin technique.

Des petites étiquettes précisent le nom de l'objet et parfois il y a un petit texte d'accompagnement.


Sur une grande étagère, il y a plusieurs séries liées à l'Art de la table. En particulier, il y a le service "Harcourt" créé en 1825 sur l'inspiration Aimé-Gabriel d'Artigues et commercialisé par Pierre Antoine Godard Desmarest.


On doit reconnaître que l'espace est restreint pour admirer les pièces. On remarque le travail de la colorisation de certaines pièces de cristal.

Certaines pièces semblent très contemporaines, en réalité, elles datent années 20.


On montre deux moules pour permettre aux visiteurs de visualiser une partie du travail de la fabrication d'une pièce d'art.

Enfin le visiteur aperçoit quelques pièces exceptionnelles qui ont fait la réputation mondiale de cette cristallerie depuis plusieurs siècles.




La production de flacons de parfum pour les grandes maisons françaises va devenir une activité qui a pris de l'essor. Les grands parfumeurs voulaient des œuvres d'art pour sublimer les senteurs.



Il y a une petite collection de vases exposés.

Dans la dernière petite pièce, il y a le trésor de ce musée, la recomposition d'une tablée pour un dîner dans un décor de féérie. On plonge le visiteur dans une vision du luxe à la française.

Le visiteur rebrousse chemin pour retourner à l'accueil. On demande s'il y a une visite de l'usine prévue pour visualiser le travail des ouvriers sur la matière brut du cristal. Non, il n'y a pas de visite du site industriel mais si on attend un peu, on vous diffuse un film d'environ 15 mn.
Effectivement si on compare avec le Musée Lalique .... c'est le jour et la nuit !!! La durée de la visite s'est faîte en 20 minutes !!!
Par contre, une visite à la boutique s'impose si vous êtes amoureux du cristal de Baccarat. Les nombreuses pièces sont parfaitement exposées, il y a des bijoux, des vases, des lustres, l'Art de la table avec des services de verres et de carafes, des œuvres d'Art, ...





On remarque le modèle de verre de dégustation en cristal clair "Romanée conti", on est émerveillé par la finesse de l'épaisseur de la paroi, coût 260 €.
Le mariage de l'héritière de la cristallerie de Baccarat avec Joseph Albert Aldebert de Chambrun en 1853 va transmettre cet héritage à cette famille jusqu'en 1989. A cette date, la société est vendue au groupe hôtelier Taittinger. Ce groupe a acquis la majorité du capital. En 2005, le groupe Taittinger est acheté par le Fonds d'investissement américain Starwood Capital Group, spécialisé dans l'immobilier. En 2015, le Fonds d'investissement américain vend la branche hôtelière pour un montant + 1 milliard € au groupe chinois Jinjiang International.
En 2016, la cristallerie a réalisé un chiffre d'affaires de 148 millions € avec un bénéfice d'environ 2,2 millions €.
En 2017, le groupe chinois Fortune Fountain Capital (FFC) est en négociation exclusive pour racheter la Cristallerie de Baccarat pour le somme d'environ 185 millions €. Selon les modalités, il a été négocié le maintien des 500 salariés sur le site de Baccarat en maintenant l'activité où le savoir-faire français est une référence internationale.

Galerie-Musée Baccarat Cours des Cristalleries 54120 Baccarat Tél: 03.83.76.61.37
Horaires: mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h & durant la période estivale de Juillet & Août ouverture non stop du mardi au dimanche de 10h à 18h
Tarifs: adulte 5 €, adolescent (12 à 18 ans) 3 €, enfant gratuit
Le Village alsacien de Riquewihr
Written by Super UserLe village médiéval alsacien de Riquewihr est situé à proximité des villages de Ribeauvillé et Kaysersberg et du Château du Haut Koenigsbourg. Elle est l'une des communes du Parc régional des Ballons d'Alsace. On aperçoit les coteaux où sont plantés les vignes des crus alsaciens.

Le patrimoine architectural de ce village est exceptionnel. Les maisons classées à l'inventaire des Monuments historiques sont du XVIe siècle et XVIIe siècle. On peut citer la "Maison du Vigneron", l'Ancienne maison de tonnelier", la "Maison de vigneron appelée Nid de cigogne", ... Une grande partie de ce patrimoine est situé dans la rue principale du village, la rue du Général de Gaulle. Ce village a obtenu le label "Plus beaux villages de France." Le commerce du vin a permis l'enrichissement des vignerons sur plusieurs siècles.

Il est rare de rencontrer une unité architecturale entretenue. On est attentif au moindre détail comme une boiserie sculptée, un élément d'enrichissement en façade, une enseigne en fer forgée, les couleurs, ....



La maison Dieffenbach est datée de 1606, aujourd'hui, il est installé au rez de chaussée la boutique "La cristallerie".

Au 16 de la rue du Général de Gaulle, il y a le Musée - boutique Hansi. Ce dessinateur alsacien a étudié à Lyon le dessin industriel et des cours de peinture et des Arts décoratifs. Il va revenir en Alsace et il s'oriente vers le dessin des cartes postales dans un style humoristique où il représente des scènes villageoises avec une mise en scène satirique contre l'empire germanique.
Le long de la rue principale, il y a des ruelles et des cours aménagées en restaurant. Le tourisme a permis de développer des activités liées à la restauration mais aussi à l'artisanat.

En Alsace, on recherche les célèbres Cigognes. Sur le toit de la maison de vigneron appelé"Nid de cigogne" où est installé le musée Hansi à proximité de la maison "Le gratteciel" de 1561, il y a un nid où un couple de cigogne s'est installé.


On vous recommande d'entrée à la boutique " Féérie de Noël" pour découvrir l'esprit de Noël alsacien. L'intérieur est une véritable caverne d'Alibaba où l'on trouve des décorations et des accessoires pour fêter dignement d'arrivée du Père Noël. Il est difficile de ne pas craquer ....
En continuant à se diriger vers la porte sous le Dolder, on continue à observer un bâti de qualité. On examine les techniques de construction alsacienne à travers la maison à colombages. L'utilisation du bois abondant dans cette région a permis l'émergence du style alsacien. La technique employée limite l'usage de maçonnerie au profit de la charpente en bois. L'ossature en bois est la pièce maîtresse de la construction traditionnelle. Après cette étape, un torchis est appliqué puis d'un enduit à la chaux de couleur blanche mais aussi teinté en rouge, jaune ou bleu. La toiture doit avoir une pente d'environ 60° pour évacuer la neige en hiver.



On remarque la sculpture sur le poteau d'angle qui est remarquable.En Alsace, le poteau d'angle peut être sculpté avec soit des personnages, soit des motifs géomériques, ...

Cette façade est l'une des plus ornées de la rue du Général de Gaulle. Il y a un vrai travail de mise en valeur à travers les motifs sculptés sur les poutres et une continuité sur les fenêtres en utilisant un motif qui représente la vigne.



A l'origine, vers 1290, il est édifié une muraille et un beffroi d'environ 25 mètres de hauteur pour sécuriser le village des brigands. Le beffroi (ou Dolder) est la porte d'entrée du village. Il était habitait par les gardiens qui devaient assurer l'ouverture et la fermeture de la porte le soir.

A proximité du beffroi, il y a la fontaine de la Sinne où il est indiqué la direction de la Tour des voleurs.

Il faut s'aventurer dans les ruelles pour découvrir un espace plus calme car le village est envahie par les touristes du monde entier. Les japonais ont élu ce village comme le plus beau village de France.

L'ancien Hôtel de Berkheim a été bâti en 1523. On remarque une tourelle hexagonale où un cadran solaire est peint. Le bâtiment est réalisé en maçonnerie avec des fenêtres à meneaux.

On remarque que le centre-ville est pavé à l'ancienne. La chaussée est bombée par son centre et à chaque extrémité, il y a une rigole.


Après le beffroi, il y a une partie du mur de fortification avec un espace vert aménagé le long du mur. On repasse sous le beffroi pour revenir vers la rue du Général de Gaulle.


Au niveau du commerce, une rapide enquête auprès des commerçants confirme que la baisse du pouvoir d'achat des français limite les achats de plaisir. La fréquentation de la cité est toujours en hausse mais le chiffre d'affaires est en baisse.


L'ancien château des comtes de Wurtemberg est devenu le musée de la Communication. Après l'achat des terres de Reichenweiher (Riquewihr) en 1324, la dynastie va assoir son autorité par le mariage avec Henriette de Montfaucon, héritière du comté de Montbéliard. Le village de Riquewihr devient la capitale des deux comtés. Cette famille va apporter la prospérité à la cité.

Office de Tourisme - Bureau d'accueil de Riquewihr 2 rue de la 1ère Armée 68340 Riquewihr Tél: 03.89.73.23. 23 E-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Le Château du Haut Koenigsbourg est situé sur la montagne du Stophanberch à 755 mètres d'altitude. On trouve la trace d'un château fort dans les archives au XIIe siècle.
Un bref rappel historique au sujet de la création du duché de Souabe en 915 dans le Saint Empire germanique. La maison des Hohenstaufen est l'une des plus puissantes de l'ancien royaume de Souabe.Elle va avoir plusieurs Ducs et Empereurs germaniques jusqu'au XIIIe siècle. Le Duc de Souabe Frédéric de Hohenstaufen et aussi Roi de Germanie. Il devient Empereur sous le nom de Frédéric II. Il décide de protéger ses possessions territoriales alsaciennes en faisant construire une ligne de défense constituée de châteaux forts sur les lieux stratégiques comme la montagne du Stophanberch. Cependant, ce lieu appartient au Prieuré de Lièpvre qui dépend de l'Abbaye Royale de Saint Denis. En France, les liens entre les Abbés de Saint Denis et la royauté française sont forts. Une demande a été formulée auprès du roi de France pour évoquer ce différend avec l'Empereur du Saint Empire germanique.
L'implantation de ce Château fort permet de sécuriser et de contrôler le commerce du blé, du vin, du sel et de l'argent. Vers 1150, le château fort comporte 2 tours.

Au XIIIe siècle, les Ducs de Lorraine deviennent les nouveaux propriétaires de ce lieu. Il a été confié à deux familles mais vers 1450, le château fort est déserté ce qui permet à une bande de brigands de venir s'y installer. Les brigands vont faire des raids sur les villes de Sélestat, de Colmar, Strasbourg et Bâle. Les prises des raids conduisent les autorités des principales cités rançonnées à s'unir pour recruter des mercenaires pour aller déloger les brigands du château fort. En 1462, le château fort est incendié.
Avec l'avènement de l'artillerie, les murs de défense du château fort ne sont pas assez épais pour résister à une attaque d'une armée ennemie équipée d'une artillerie de siège avec des boulets métalliques.
Les ruines du château du Haut Koenigsbourg sont confiées à la famille féodale de Tierstein avec ses terres. Oswald Tierstein entreprend de rebâtir le château fort mais en apportant d'importante modification défensive. Une 1ère enceinte est réalisée pour retarder l'attaque ennemie et le nouveau château est pourvu de murs d'une épaisseur de + 10 mètres pour résister aux boulets métalliques et de 2 tours d'artillerie. Il est rasé les forêts autour du château fort pour permettre une vision parfaite des déplacements des armées ennemies.
Après la mort du dernier descendant de la famille Tierstein, le château est racheté par l'Empereur Maximilien 1er de la Famille des Habsbourg. Puis il est laissé à l'abandon.

Au cours de la guerre de trente ans, la Suède envahit l'Alsace. L'armée suédoise fait le siège pendant 52 jours des ruines du château fort défendues par le capitaine Philippe de Liechtenau. Après, la réddition, le château est pillé et brûlé. Au fin du temps, les villageois aux alentours vont venir chercher des pierres pour construire leurs habitations. Après le classement comme monument historique, en 1865, la ville de Sélestat devient le propriétaire des ruines du château.
Le conflit franco-allemand aboutit à l'armistice avec le chancelier allemand Bismarck. Le traité de Francfort attribut l'Alsace et une partie de la Lorraine à l'Allemagne en 1871. L'Empereur allemand Guillaume II de Hohenzolllern à l'idée de bâtir un monument pour marquer l'attachement de l'Alsace au Saint Empire germanique. Lors de sa visite en 1899 dans la ville de Sélestat, la ville proposa de donner le château du Haut Koenisbourg avec des terres. Après une visite du site, l'Empereur accepta ce cadeau.
En 1900, la restauration du château est confié à l'architecte et historien de l'architecture allemand Bodo Ebhardt. Des importants moyens sont engagés pour répondre aux souhaits de l'Empereur de bâtir un château médiéval où la représentation des valeurs de la chevalerie germanique devait être illustrée.
La maquette permet de montrer le triste état du château avant le début des travaux de reconstruction. La 1ère phase réalisée a été d'effectuer les relevés de l'existant puis de s'informer sur les architectures médiévales des châteaux forts en Europe.
A partir de ce travail de compilation de données, il dessine son projet architectural qui a reçu l'aval de l'Empereur pour commencer les travaux.

Le chantier s'est terminé en 1908. Il a fallu installer deux importantes grues pour monter les différents matériaux de construction pour édifier les bâtiments (le grand bastion, la tour Nord, la tour Sud, ..). Chaque année, l'Empereur venait constater l'état d'avancement du chantier.

L'Empereur a fait construire une ligne de chemin de fer de Strasbourg à son château médiéval. Il arrivait à l'Empereur d'Allemagne de convier des invités à son château fort pour un dîner. Le but de ces escapades en Alsace était de montrer le côté germanique de cette terre allemande depuis plusieurs siècles. Le plafond de la salle du Kaiser était illustré avec l'emblème de l'Aigle impérial.

A proximité du château, il y a aménagé un espace de stationnement le long de la route. Il est conseillé de venir dès l'ouverture pour éviter d'être stationné assez loin de l'entrée. Le stationnement est gratuit.

Il faut se diriger vers le sommet pour emprunter le sentier qui longe la 1ère enceinte du château vers l'entrée principale.

On est impressionné par l'étendue de la construction du château fort. On passe au pied de la muraille ... On contemple l'important travail humain pour bâtir dans ce lieu reculer un tel édifice.



La porte d'entrée du château est située sous l'arche aux armes de la famille Tierstein, on accède à un petit espace où le personnel examine les sacs par mesure de sécurité.


La billetterie est installée à l'entrée. Il y a déjà un décor historique présent dans ce lieu. Il y a les WC installés au rez de chaussée dans ce bâtiment.

On sort sur la cour basse où il y a des écuries, des bâtiments, une copie d'une fontaine du XVe siècle. Il faut emprunter la tour pour se diriger vers le lieu de rassemblement pour la visite guidée. Souvent, il y a une personne à l'entrée de la tour pour renseigner le visiteur et pointer le billet de la visite du château.



On remarque les blasons aux armes des différents occupants du château fort. La visite commence à la tour.

La salle est un lieu pédagogique. Sur les murs, il y a l'explication de la restauration du château fort par l'équipe de l'architecte Bodo Ebhardt.

Sur l'un des murs, il y a l'emplacement où les visiteurs doivent se positionner pour attendre la venue du guide. Il existe quelques bancs pour patienter. En général, les groupes constitués sont composés d'environ 40 personnes.

Le guide commence dans cette salle auprès de la maquette la présentation du château fort. Il évoque les principales dates pour situer le contexte du Moyen-Age. Il explique qu'au Moyen Age, il y a peu d'habitants dans un château fort. Il y a le seigneur avec sa famille et une dizaine de personnes pour effectuer le bon fonctionnement du château. Lorsque le seigneur est à la guerre, sa femme doit mettre la "main à la pâte" pour assurer les tâches domestiques nécessaires au bon fonctionnement de la vie à l'intérieur du château.
Au niveau de la sécurité du château fort, lors de sa reconstruction au Moyen Age, il est bâti pour résister à une attaque avec boulets métalliques. L’imposante forteresse devait dissuader les assaillants de venir assiéger le château fort. Le but de la 1ère enceinte était de faire ralentir l'assaillant. La 2e enceinte était construite pour protéger le centre de vie du château. Toutes les techniques de l'architecture militaire sont employées pour ralentir la progression de l'assaillant dans tout le château. La disposition des meurtrières est positionnée pour faire obstacle à l'avancée des mercenaires dans les escaliers, les passages, ... Au final, il y a peu de soldat permanent dans un château fort. Au besoin, le seigneur paye des mercenaires pour assurer la défense du château.
A cette époque le mercenaire est un professionnel de la guerre. Il loue ses services au gré des besoins.
Après un bref rappel historique des différents propriétaires du lieu, on se dirige vers la tour pour emprunter les escaliers et monter au 1er étage.

Les groupes de visiteurs se succèdent tout au long du parcours de la visite. Il faut parfois "patienter" pour écouter son guide. Le guide va intervenir dans quelques points stratégiques du château pour expliquer soit une coutume, soit un fait historique, ...
Le visiteur peut utiliser le système de la visite commentée (audioguidage) en utilisant le dépliant du plan remis à la billetterie avec la numérotation des étapes.

Au niveau de la répartition des pièces autour de la cour, la vie dans le château s'organise dans cet espace restreint. Cette surface est petite par rapport aux dimensions du château fort. La cellule de vie seigneuriale doit être préservée. Ainsi les autres éléments de construction ont un but défensif.
L'approvisionnement du château doit stocker l'eau nécessaire à l'alimentation et le bois de chauffage coupé dans les bois avoisinants. Il existe un puits d'une profondeur de 62 mètres fortifié pour assurer le service de l'eau même lorsque le château fort est attaqué par de l'artillerie moderne. Il permet aussi de puiser l'eau pour éteindre un incendie.

Les escaliers à vis desservent les pièces du 1er et du 2e étages.

Au Moyen Age, l'agencement des pièces est organisé pour loger les hommes au 1er étage et les femmes au 2e étage. Cette disposition permet d'assurer aux femmes un lieu plus "reposant" par rapport aux activités seigneuriales. L'épouse du seigneur doit assurer la lignée de la descendance en mettant au monde un héritier. En pratique, le haut de mortalité est très important, pour assurer une lignée, souvent il faut environ 8 enfants. Dans le droit médiéval, le 1er descendant mâle conserve le titre et les terres attenantes. En Germanie, Si le seigneur meurt au combat sur un chant de bataille, l'épouse conserve le titre et la gestion des terres comme un homme.
Il exite des galeries de bois qui reposent sur les consoles en pierre.

Les cuisines se trouvent situées au Nord et les pièces à vivre au Sud pour bénéficier d'une certaine douceur de vivre. Nous avons expérimenté à certains endroits le vent froid qui engouffre, on est glacé sur place.

La tonneau permettait de stocker de la boisson pour alimenter la seigneurie mais aussi abreuver les invités et les mercenaires.


Au 1er étage, on passe par la chapelle, on accède à la salle des trophées de chasse et à la salle d'armes. Lors de la reconstruction du Château médiéval, l'Empereur Guillaume II de Hohenzollern a exigé de son architecte de mettre en avant la chevalerie germanique à travers sa décoration. L'Empereur souhaitait véhiculer un message à ses visiteurs. L'Alsace est une partie intégrante de l'empire germanique depuis plusieurs siècles.

On retrouve plusieurs scènes où la chevalerie germanique est à l'action. Au plafond, on remarque l'aigle impérial.





Il y a peu de meuble dans les pièces sauf dans l'espace réservé à l'Empereur et à l'Impératrice.



La salle d'armes est illustrée par un ensemble d'armes réelles ou factices. Le guide rappelle que dans les châteaux, la sécurité mobilisait peu d'homme au quotidien.
Le seigneur invitait des hôtes pour les impressionner à travers un cadre de vie confortable, un système de défense impressionnant de l'extérieur mais aussi de l'intérieur et un art de vie. Le vin était servi abondamment malgré son coût élevé et les pièces centrales étaient chauffées à environ 23 ° à 25 ° par la chaudière.
Ces éléments devaient faire prendre conscience que le seigneur du château fort était riche ce qui lui permettait de recruter des mercenaires s'il y devait être attaqué. Ainsi, il créait le sentiment d'un seigneur puissant chez ses hôtes.
Le mercenaire est un professionnel de la guerre. Il est propriétaire de ses armes et de sa monture. Il se vend aux seigneurs en fonction des conflits seigneuriaux et royaux. La Suisse est une terre qui a fourni des contingents importants de mercenaires à l'Europe médiévale.




A l'époque du Moyen Age, en France dans les châteaux on chauffe les pièces à l'aide de la cheminée qui qui permet d'éclairer la pièce mais qui apporte seulement un rendrement de chauffe d'environ 10 %. En Germanie, les châteaux sont équipés de chaudières, le rendrement en chauffage est d'environ 70 % ce qui permet de limiter la consommation de bois et d'obtenir les pièces chauffées à environ 25 ° toute l'année.

Au niveau des pièces des logis, on remarque des coussièges près des fenêtres pour bénéficier de la lumière du jour pour lire ou pour exécuter un travail minutieux. Les meubles ne sont pas d'origine, cependant les pièces présentées sont Alsaciennes ou Lorraines du Moyen Age jusqu'au XVIIe siècle. Les appartements situés au Sud sont équipés de latrines.
Au niveau architectural, les pièces sont placées en enfilade pour gagner de la place. Il n'y a pas de couloir. La galerie extérieure permet de circuler pour atteindre certaines pièces. A cette époque, l'intimité était très relative.










Le guide nous réuni dans la Salle des Trophées de chasse pour nous faire partager ses dernières informations. Après les visiteurs sont libres de continuer la visite à leur rythme vers le grand bastion.

La chapelle est d'une taille modeste. Il y a quelques symboles religieux dessinés pour rappeler l'existence de ce lieu de prière.

Le grand bastion était une construction militaire importante pour assurer à l'édifice une sécurité vers la partie Ouest du château Fort. La Tour Nord et la Tour Sud permettaient une surveillance des terres vers les châteaux d'Ortenberg et de Frankenbourg et sur les vallées environnantes.
Il est installé un petit musée de canons pour illustrer l'évolution technique de l'artillerie du XVe siècle au XVIIe siècle. On est impressionné par la taille du gros canon à la marque de la Germanie.




On aperçoit la superbe charpente en bois de la toiture.

Après la visite du grand bastion, le visiteur peut emprunter plusieurs passages pour découvrir l'architecture du château. Pour redescendre vers le rez de chaussée, il faut se diriger vers une tour.


Après avoir longer le chemin de ronde, on revient vers la place de la cour basse. On empreinte le passage de l'entrée pour se diriger vers le Jardin médiéval du Haut Koenigsbourg. Il est situé à gauche, il faut emprunter un petit escalier pour descendre vers le jardin.

Au XVe siècle, le jardin est situé à l'extérieur de l'enceinte du château. L'utilisation par le "jardinier" de carrés et de plessis est la base pour composer le jardin. Il est planté environ 120 espèces de plantes présentes au Moyen Age. Il est courant de planter des légumes pour fournir la cuisine et des plantes aromatiques et médicinales. A la fin du Moyen Age, il apparaît un nouveau besoin, la création d'un espace d'agrément où l'on vient se reposer et s'amuser au milieu des fleurs comme le rosier, le lis, ...
Au début du parcours, l'Histoire des jardins médiévaux est expliqué pour comprendre l'ordre et la fonction des principaux carrés.

Le parcours est plaisant. On découvre sur 500 m² des plantes ici et là avec des explications sur l'origine et l'utilité en cuisine ou en posologie médicinale.






Au niveau du retour, il faut emprunter le chemin à l'inverse.
Château du Haut-Koenigsbourg 67600 Orschwiller, Alsace, France Tél : 03.69.33.25.00 E-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Horaires: Janvier, février, novembre et décembre 9h30 - 12h et 13h - 16h30
Mars et octobre 9h30 - 17h; Avril, mai et septembre 9h15 - 17h15 et Juin, juillet et août 9h15 - 18h
Tarifs: adulte 9 €, Jeunes (6 à 17 ans) 5 €, personne handicapée 4 €, système audioguidage 2 €
La visite de l'ancien Camp de Concentration de Natzweiler en Alsace est riche d'enseignement sur la barbarie humaine du Nazisme. Ce lieu de mémoire est le témoignage de la volonté d'exterminer avec cruauté les opposants au régime du IIIe Reich.
Le site est situé sur le Mont Louise à 800 m d'altitude sur la face Nord. L'accueil se fait au Centre Européen du Résistant Déporté (CERD) où l'on prend ses billets. Dans le bâtiment, il y a l'histoire du mouvement du Nazisme et la salle des 14 camps.


On se dirige vers la porte d'entrée du camp de concentration d'une superficie de 4,5 hectares. On remarque tout de suite le système de sécurité installé par les SS. On aperçoit des miradors et des barbelés autour d'un périmètre où sont implantés des baraques.

On aperçoit un système où il y a une 1ère rangée électrifiée puis à quelques mètres une 2e rangée de barbelé. Les 8 miradors sont implantés régulièrement pour couvrir l'ensemble du dispositif.


L'implantation de ce camp de concentration SS est due à la présence d'un filon de granite rose sur le Mont Louise. Le haut commandement SS décide d'exploiter ce gisement pour la construction de monuments à la gloire du IIIe Reich.
En 1941, les premiers détenus d'origine allemande et tchèque s'installent au KL-Natzweiler dans une construction de fortune à côté d'une auberge. Cette main d’œuvre va servir à construire le camp du Struthof. Les premiers travaux sont liés à l'aménagement des voies d'accès et au terrassement du camp. La pente est d'environ 20 %.
En 1942, les premières baraques sont terminées. Les SS vont augmenter la capacité d'accueil du camp du Struthof. La priorité est axée sur l'exploitation de la carrière de granite rose et les voies de circulation entre les différents sites.

Chaque baraque mesure 44 m de long sur 12.50 m de large. En 1944, le camp comptera 17 baraques dont 1 baraque "prison" composé de 20 cellules et 12 cachots et 1 baraque " crématoire" où il y avait des "expérimentations" humaines.
Chaque baraque avait la capacité d'accueil d'environ 150 à 250 déportés. A partir de 1943, le nombre de déportés par baraque est évalué à environ 700 personnes.
La durée moyenne au camp était d'environ 6 mois. On estime que le camp de concentration a eu jusqu'à 7.000 déportés alors qu'il est bâti pour accueillir 2.000 déportés.

Les hommes déportés dans ce camp de concentration sont en majorité déporté pour des raisons politiques. Les opposants au régime du IIIe Reich, les Juifs, les Tziganes, .... sont confiés aux SS Totenkopf de la garnison. On évalue la garnison à 80 soldats. Au total sur l'ensemble du camp central et des camps annexes, on évalue à 52.000 personnes détenues de 31 nationalités et 22.000 déportés sont morts dans les camps ou au cours des marches de la mort.
Les soldats SS étaient récompensés lorsqu'un détenu mourrait par un système de prime (argent, jour de congé, ....). Le système appliqué par le commandement SS était la terreur et la brutalité.Le but était de supprimer les opposants politiques au régime du IIIe Reich.
A l'arrivée des nouveaux détenus, ils étaient dirigés vers le block "sanitaire" où ils passaient une douche froide, une coupe des cheveux et après à la désinfection. Chaque détenu était désigné par un numéro. Les cheveux étaient récupérés et envoyés à une fabrique.


L'eau chaude était réservée au SS.


Chaque détenu recevait 1 chemise rayée, 1 pantalon, 1 veste ainsi d'une paire de sabots en bois. Souvent, le sabot n'était pas adapté au pied du détenu et les vêtements fournis ne tenaient pas compte des écarts climatiques (la température estivale environ 30 ° et la température hivernale - 20 ° avec de la neige).

Chaque détenu était affecté à une baraque et à une tâche: extraction des blocs de pierre de la carrière, construction d'une cave pour entreposer des vivres, ....

Chaque baraque est équipée d'un espace de réfectoire avec 12 tables, un espace dortoir où chaque lit n'a aucun matelas ni drap et ni couverture quelque soit la saison de l'année et d'un espace sanitaire composé de 2 vasques et des WC.

Au sol, on remarque l'emplacement des baraques et en bas, les baraques de la prison et du four crématoire. Au niveau des baraques, l'emplacement de chaque baraque est symbolisé par des cailloux de couleur.


Au niveau de l'alimentation, au camp de concentration, il était servi après l'appel du matin, 1 louche de café par détenu. La baraque de la cuisine était située en haut du camp. Chaque jour, 2 personnes par chaudron étaient désignées pour porter l'imposant charge à chaque baraque en descendant par l'escalier. Si le chaudron était renversé, la nourriture n'était pas remplacée.
Sur le lieu de travail, en matinée, 1 tranche de pain et 1 tranche de saucisson. A midi au camp, 1 soupe de rutabaga ou de choux en fonction de la saison. Le soir, un morceau de pain noir. Chaque semaine, il était distribué 50 grammes de marmelade par détenu.
Remarques: La construction de l'escalier a favorisé la difficulté d'utiliser les marches pour gravir et descendre. La taille des pierres sont différentes ce qui limite la facilité d’empreinter l'escalier. Souvent, il était choisi des détenus "faibles" pour porter le chaudron. Les gardes SS avec les chiens exigeaient un service rapide. Les morsures et les coups contribuaient à faire tomber les chaudrons de nourriture.

A proximité de l'escalier central, les places d'appel étaient utilisées par les SS à plusieurs moments de la journée et de la nuit. Au minimum, il y a 3 appels par jour. Chaque appel peut durer plusieurs heures soit sous un soleil de plomb soit sous une température de - 20 ° les pieds dans la neige.

Autre source de maltraitance vis à vis des détenus, les SS désignaient des détenus soit faible physiquement soit récalcitrant pour descendre des brouettes chargées de pierre, de terre, ... le long du "ravin de la mort" au pas de course par tous les temps.
Au niveau des travaux inutiles, on peut citer la construction de la grande cave à pommes de terre (Kartoffelkeller) qui n'a jamais servi. Le but recherché était d'épuiser les détenus.

Le professeur allemand Hirt de l'Institut d'Anatomie de la Reichuniversitat Von Strassburg, membre de la SS installé dans les locaux de l'Université de Strasbourg a le projet en 1941 d'étudier la race Juive qui est amenée à disparaître. Ce professeur veut faire une collection de crânes juifs. En août 1943, 109 déportés juifs arrivent au camp de Natzwiller. Au cours du mois, 87 sont gazés dans la chambre à gaz sous la direction personnelle du Commandant Kramer. Les corps sont ensuite transportés à l'Institut d'Anatomie à Strasbourg où les corps sont conservés dans l'alcool.
Les médecins nazis ont fait différentes expériences sur des femmes, des hommes en introduisant différents virus pour observer les réactions humaines du corps humain. En particilier, des recherches ont été menées pour contrer les effets de l'ypérite (brûlure, aveuglement) en cas d'attaque chimique, sur le typhus par le professeur de médecine SS Eugen Haagen de l'Institut Robert Koch de Berlin, sur le gaz phosgène par le docteur Otto Bikenbach.
Le professeur SS Eugen Haagen a réalisé des études sur la peste, la lèpre, .. sur les détenus du camp. Si les cobayes étaient survivants, ils étaient tués et incinérés.
La baraque pénitentiaire étaient redoutée des déportés. Il y avait 3 niveaux de sanction où les gardiens SS pratiquaient la bastonnade parfois mortelle. Dans le local où était installé le chevalet de bastonnade, il était installé une baignoire. Le détenu devait compter en allemand le nombre de coups reçus. Si le détenu se trompait ou s'il comptait en français, on repartait à zéro.
Si le détenu s'évanouissait, on le plongeait dans la baignoire d'eau glacée pour voir sa réaction s'il était encore en vie.

En fonction de la gravité de la sanction, le détenu était mis dans telle ou telle cellule avait un régime alimentaire réduit en fonction de la peine prononcée. Un petit réduit permettait d'entasser jusqu'à 3 détenus pliés. Un pot équipait la cellule qui pouvait être vidé après plusieurs jours.
Au niveau des tortures, les détenus sanctionnés avaient une séance de bastonnade au nerf de bœuf. Le détenu avait des importantes douleurs à chaque coup donné avec violence. Souvent le détenu s'évanouissait avant la fin de la punition.





Au niveau disciplinaire, les tentatives d'évasion étaient punies par la mort par pendaison. Une seule évasion a réussi à s'échapper en 1942 lors d'un changement de commandant. Lorsque les détenus étaient repris, ils passaient quelques jours à la prison pour subir des atrocités, puis ils étaient pendus devant tous les déportés alignés sur les places d'appel.

A partir d'octobre 1943, le four crématoire est opérationnel. Les exécutions vont s'accentuer dans le camp de concentration devant l'affluence des déportés. Les SS récupèrent sur les cadavres les objets de valeur (dents en or, ...) puis ils calcinent les corps.


En mémoire des atrocités commises par les nazis au Camp de Concentration de Natzwiller et des camps annexes, ce lieu est devenu un Haut lieu de la Mémoire Nationale et Européenne. Le Centre européen du résistant déporté est installé à l'entrée.
On peut lire sur le site du Struthof le commentaire suivant:
« Le 13 octobre 1953, fut créé le Comité national pour l’érection du Mémorial de la Déportation. Un décret du 5 décembre 1954 autorisa l’ouverture d’une souscription nationale. L’importance des sommes rassemblées permit la construction d’un imposant monument dont la conception fut confiée à Bertrand Monnet, architecte en chef des Monuments historiques. Les travaux du monument commencés en mai 1957, furent achevés en août 1958. Le sculpteur Lucien Fenaux, grand prix de Rome, y oeuvra ensuite jusqu’en juillet 1959. Le mémorial fut inauguré par le général de Gaulle, Président de la République française le 23 juillet 1960. Haut de 40 mètres et visible depuis la vallée, il représente une flamme et arbore la silhouette émaciée d’un déporté (la guide avait rajouté qu’il regarde vers le ciel et se tient debout, signe d’espoir). Le Mémorial, dédié « Aux martyrs et héros de la déportation » abrite le corps du déporté inconnu, symbole de toutes les victimes de la déportation »


Centre Européen du Résistant déporté
Struthof Route Départementale 130 67130 Natzwiller France Tél: 03.88.47.44.67
Horaires: ouvert du 1 mars au 24 décembre
périodes 1er mars au 15 avril & 16 octobre au 24 décembre 9h - 17h
période du 16 avril au 15 octobre 9h - 18h30
Tarifs: adulte 6 €, étudiant (-18 ans) 3 €, enfant (-10 ans) gratuit
Il existe des visites guidées gratuites en plusieurs langues et des livrets adaptés aux enfants.
More...
Le terroir de Viré et de Clessé produisent des vins blancs les plus moelleux du Mâconnais. En 2002, les deux terroirs sont associés pour devenir l’appellation Viré - Clessé. Le cépage planté est le chardonnay qui produit exclusivement des vins blancs. Au niveau géographique, l'appellation est située entre Mâcon et Chalons sur Saône.



Les vignes sont plantées sur un sol argilo-calcaire sur les coteaux des vallons qui culminent à environ 440 m d'altitude.

Le village s'étire le long de la D15 et D106. La commune compte environ 1.000 habitants. L'église a été restaurée avec son toit du cloché vernissé.

Notre reportage a lieu le vendredi 26 mai 2017. Il fait un temps spendide d'environ 30° avec un léger vent du Sud. L'épisode de grèle qui a ravagé les terroirs français, a épargné cette contrée. En conséqence, les vignes sont en fleur à cette période de l'année.

Le Domaine Gondard Perrin se situe en bordure de la route principale. On remarque la présence d'une grue pour les travaux de la nouvelle cuverie.

Le domaine est récent, il a été créé en 2008. En 2015, le fils Franz Ludwig Gondard est venu renforcer l'équipe du domaine. Aujourd'hui, la propriété viticole s'étend sur + 12 hectares. Les principes de viticulture biologique raisonnée sont appliqués à travers des travaux de labour et l'enherbement dans les vignes.

La cuverie est constituée de cuves inox et de fûts de chêne. Une nouvelle cuverie va bientôt être opérationnelle pour augmenter la capacité de la cuverie à stocker les différentes cuvées lors des phases d'élevage des vins.


Lors de notre réservation, il nous a été demandé de confirmer notre venue 48 h avant la date fixée. Le vendredi 26 mai 2017, on se présente à 17h au caveau de la dégustation qui est installé dans la cuverie. On est accueilli par le vigneron Franz Ludwig qui nous fait entrer au frais.
Sur la table de la dégustation, on peut apercevoir l'étendue de la gamme des vins élaborés par le domaine.

Après une présentation rapide du domaine, le jeune vigneron commence la dégustation par le Viré Clessé 2014, la cuvée "Symphonie" (9,20 €). L'idée du vigneron est de montrer à la dégustation un vin typique du domaine sur un millésime classique de cette appellation. Après, il est proposé à la dégustation le millésime 2015. La cuvée "Tradition" (9,80 €) est produite à partir d'une moyenne d'âge d'environ 50 ans pour les pieds de vignes. Au palais, nous sommes saisis par le côté sucré du vin. Le millésime 2015 est un millésime solaire ce qui a permis de produire des sucres naturels élevés.

On est rejoins par un groupe de 7 personnes suisses qui connaissent le domaine lors d'une précédente dégustation il y a 2 ans. Le déroulé de la dégustation est moins personnel.

On est séduit par la cuvée "Vieilles Vignes"(10 €). Les pieds sont âgés d'environ 85 ans. La cuvée "Fontenay"(12 €) est vinifiée dans les fûts de chêne.

La cuvée "Clos de Chapotin" (13,90 €) a été élevée 1 an en fût de chêne puis 4 mois en cuve lors de la phase terminale avant la mise en bouteille.
En résumé, ce domaine produit des vins blancs de Viré Clessé de qualité à des prix abordables. Notre dégustation était un peu prématurée par rapport à la date de mise en bouteille. On ressent déjà quelques belles sensations qui méritent d'être soulignées.
Notre rendez-vous a lieu le vendredi 11 mai 2018. Nous sommes reçus par Mme Mylène Gondard qui nous présente la nouvelle cuverie qui est opérationnelle depuis peu. L'investissement d'environ 500.000 € était nécessaire pour rationaliser le travail en cuverie et à la mise en bouteille. Le domaine a toujours favorisé la maturité de grappes de raisin et un élevage long en cuverie dans des tonneaux parfois de + 18 mois.





Mme Gondard nous installe dans l'espace réservé à la dégustation. L'atmosphère des échanges est conviviale. On aborde différents sujets liés à la viticulture et on évoque la difficulté des domaines pour embaucher du personnel pour travailler dans les vignes et les vendanges.
Avant chaque dégustation, une explication du terroir et de son exposition géographique du coteau permettent de mieux cerner le potentiel de chaque cuvée. La dégustation commence avec la cuvée "Symphonie" (9,30 €) du millésime 2016, un vin blanc léger pour l'apéritif. La cuvée " Tradition" (9,90 €) a plus de complexité et de matière. Ce vin peut être servi à table sur des crustacés. La cuvée "Le Belvédère" (10,50 €) est ramassée sur le haut du coteau. On déguste le millésime 2015 sur les cuvées qui ont bénéficié d'un élevage supérieur à 12 mois. La cuvée "Aux Quarts" (12,50 €) est un excellent choix. On remarque un beau potentiel au nez et en bouche dans un millésime "rond" en bouche. La cuvée " Climat Brechen" (14 €) en 2016 est un grand vin en devenir.
Cette dégustation permet de remarquer une nette différence entre les millésimes 2015 et 2016. Le millésime 2015 favorise au palais des vins plus accessibles alors que le millésime 2016, est centré sur le vrai goût de l'appellation de Viré.

En 2020, lors de la période de confinement, le domaine a réalisé un e-mailing pour proposer à sa clientèle ses vins. Notre rendez-vous du 25 juillet s'est effectué dans la cour pour respecter les conditions sanitaires imposées par le gouvernement français sous une période de canicule.
Mme Gondard nous propose de découvrir une spécificité de la viticulture mâconnaise dans ses vignes. Ses gestes sont précis et ses explications sont compréhensibles pour le commun des mortels.


La cuverie permet de contempler l'orientation du domaine vers une recherche d'une certaine complexité aromatique avec l'usage du boisé de fûts.



La dégustation a permis d'apprécier les millésimes 2017 & 2018 & 2019. La cuvée "Tradition" sur le millésime 2018 à 10,30 € est une valeur sûre du domaine. En bouche, on apprécie les caractéristiques dégustatives d'un viré. On déguste pour la 1ère fois la nouvelles cuvée "La Foretille" vendangé en 2018. Ce vin est issu de l'acquisition d'une nouvelle parcelle de vignes sur un terroir renommée. Au niveau des arômes dégagés, on ressent un potentiel qui demande un vieillissement en cave pour s'exprimer après quelques années (12,50 €).

Depuis quelques années, le domaine a décidé de développer des cuvées propres à chaque terroir pour faire exprimer la complexité de chaque parcelle. La composition du sol et l'exposition géographique sont des facteurs importants qui composent chaque cuvée. Il y a une différence dégustative entre la cuvée "Aux Quarts" (13,50 €) et la cuvée "Clos de Chapotin" (15 €).


Lors de notre dernière dégustation au domaine le samedi 20 août 2022, nous sommes reçus par Mme Mylène Gondard et son jeune fils qui fait l'apprentissage de l'accueil de la clientèle. Au niveau des cuvées, nous sommes sur le millésime 2020. La dégustation commence avec la cuvée "Symphonie" à 10,50 €. On apprécie en bouche le coté floral. La cuvée "Tradition" à 12 €, est une belle cuvée accessible en bouche, la cuvée "Le Belvédère" à 13 € est l'expression d'une parcelle où les arômes florales sont présents. La cuvée "Vieille Vigne Mâsure" à 14 € est taillée pour une garde comme la cuvée "La Floretille" à 15 €. La cuvée "Aux Quarts" à 16 € comme la cuvée "Aux Mares" à 16 € sont des vins plus complexes au niveau aromatique. Il faudra attendre quelques années pour les apprécier dans leur plénitude.

Le personnel s'affairait en préparant les caisses pour les vendanges des parcelles de crémant le dimanche matin.

Domaine Gondard Perrin 4 rue René Boudier "Les Cochets" 71260 Viré Bourgogne tél: 03.85.33.12.47 - 06.67.75.03.63 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Horaires du caveau de dégustation: tous les jours de 9h à 19h30. Il est conseillé de réserver son rendez-vous
L'Auberge du Père Bise était une adresse mythique de la gastronomie française. L'aventure a démarré en 1903 à Talloires avec le couple François, appelé le père Bise et Marie Bise son épouse. Puis leur fille Marguerite Bise reprend l'établissement en 1928. En 1931, sa cuisine inventive basée sur les produits du Lac d'Annecy se fait remarquer par les inspecteurs du Guide Michelin. Elle obtient sa première étoile en 1931. En 1933, sa cuisine est consacrée avec sa deuxième étoile. Son gratin de queues d'écrevisses était un de ses plats emblématiques. En 1951, elle obtient sa 3e étoile au guide Michelin qui consacre au firmament cet établissement hôtelier avec une restauration digne de la haute gastronomie française.

L'Auberge du Père Bise a conservé presque pendant 40 ans sa 3eme étoile jusqu'en 1987. En 2016, le Chef Jean Sulpice et sa femme Magali rachète l'établissement avec le projet de l'ouvrir après des importants travaux en mai 2017.Ce challenge culinaire nous rappelle à Lyon, le rachat réussi de l'établissement de la Mère Brazier par le Chef étoilé Mathieu Viannay.
Actuellement, les brigades du Bistrot et du restaurant sont en train d'élaborer leurs nouvelles cartes pour l'ouverture.
Le Bistrot propose un menu constitué d'une entrée + plat ou plat + dessert à 36 €, pour les plus gourmands, il y a le menu entrée + plat + fromage + dessert à 44 €. Il existe un menu enfant à 19 €.
Au restaurant gastronomique, le Chef Jean Sulpice propose son menu "Rivage" qui est servi en semaine et le dimanche soir à 90 €.
Notre reportage a eu lieu le jeudi 29 juin 2017, le temps était aux averses avec une température d'environ 20°. La visite sur le port de Talloire s'impose pour admirer le Lac d'Annecy qui est un petit joyaux dans un super écrin.



On aperçoit la terrasse du bistrot Le 1903 avec les tablées préparées. Aujourd'hui, le temps n'est pas favorable à déjeuner sur la terrasse à contempler le paysage.

A l'intérieur, à droite il y a le Bistrot Le 1903 en face de l'entrée c'est le restaurant gastronomique. Attention, le petit parking est réservé aux clients de l'hôtel. Il faut stationner dans le parking communal situé plus haut.

Au décor, on comprend toute de suite que nous sommes dans lieu où la cuisine se rapproche de la cuisine de bistrot ou de bouchon lyonnais. Les tables sont assez étroites et attention aux luminaires en cuivre, on se cogne ....


Nous sommes les premiers clients ce qui nous permet de bénéficier de l'attention du personnel de service en salle. On nous demande si on veut prendre un verre, on nous conseille un vin blanc de corse "Abbatucci". Le service s'est fait au verre. On se décide pour la formule complète "Entrée + plat + fromages + dessert" à 44 €. Sur la carte, il y a le choix entre plusieurs entrées et plusieurs plats. On se décide pour l'entrée le saumon cuit au sel. Après une petite attente, on nous sert les deux assiettes de saumon.
Le saumon est fin et gouteux. L'assaisonnement est maîtrisé, le mariage avec la chair du saumon est une belle réussite. La petite pointe de citron donne un peu de pets au plat.


Au niveau du plat, il a été choisit une pièce de veau cuit dans le sel et la fameuse quenelle. Au niveau de la pièce de veau, la viande était tendre. Le jus d'accompagnement était excellent. Au niveau de l'accompagnement de légume, il y avait deux propositions, j'ai opté pour une purée fumée. Au niveau gustatif, l'assemblage de la viande avec la purée fumée n'était pas le meilleur assemblage. Le fumé est trop prononcé en bouche. Au niveau du vin, on opte pour un verre de Côte de Nuits.


La quenelle est servie avec le riz. La personne qui a gouté la quenelle est un lyonnais pure souche et amateur de la bonne quenelle. Il a reconnu que cette quenelle était un agréable moment de table.

L'assiette de fromages est servi directement à table. La présentation est plaisante. Au niveau des fromages, nous sommes dans les fromages de ce terroir alpin.

Au niveau des desserts, le choix est assez étendu mais on opte rapidement pour un Saint Honoré. On nous sert un Saint Honoré traditionnel, on aurait aimé une formule revisitée plus légère.

En résumé, l'entrée et les plats sont des vrais plaisirs de gourmet, c'est la bonne formule à prendre dans ce bistrot. Au niveau des vins, le vins blanc corse était très agréable, le vin rouge "Côte de Nuits" n'apportait aucun plaisir en bouche. Un simple beaujolais village aurait été nettement mieux sur les plats.
Au niveau de la facturation, le verre de vin blanc Corse est facturé 9 €, le verre de Côte de Nuits à 8 €, la bouteille d'eau gazeuse Vals 6 €, le café 3,90 €
Pour la petite histoire, on nous a facturé 3 bouteilles d'eau de 75 cl .... à la place d'une bouteille !!!
Bistrot Le 1903 & Restaurant Jean Sulpice 303 Route du Crêt, 74290 Talloires-Montmin tél: 04.50.60.72.01 E-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Le magazine Gault & Millau vient de décerner le titre convoité de "Cuisinier de l'année" 2018 avec 4 toques et une note de 18,5/20.
Ouistreham Riva Bella est située à l'embouchure de l'Orne où le canal de Caen permet aux navires d'aller décharger les containers et les produits à Caen. Sa situation géographique permet à cette cité d'avoir un important port de plaisance sur la Manche dans le département du Calvados.
Le port de plaisance a une capacité d'accueil de + 650 bateaux. Sur le site on trouve les magasins d'accastillage et les professionnels des différentes corporations du monde du nautisme. L'été, les plaisanciers parcourent le littoral normand et ce port est un point d'escale abrité.
Le chantier nautique d'entretien et de gardiennage Jeanneau situé sur le quai Jean Charcot date + 30 ans. Les anciens se rappellent que la saturation du port de plaisance avait conduit un certain nombre de plaisanciers à installer des mouillages et des pontons de fortune pour héberger leurs voiliers et bateaux pêche promenade le long du canal. Aujourd'hui, il n'y a plus de bateau.

En 1838, il est arrêté le creusement du canal de Caen sur l'Orne qui relie Caen à la Manche. Le développement du commerce maritime doit contribuer au développement économique de la capitale de la Basse Normandie. Deux écluses doivent être construites, une à Caen l'autre à Ouistreham. En 1857, le canal est ouvert au trafic maritime.
Les écluses de Ouistreham permettent aujourd'hui l'accès des navires de 28 et 30 000 tonnes. L'écluse Ouest mesure 225 mètres sur 28,45 mètres, l'écluse Est mesure 181 mètres sur 18,80 mètres. Le tirant d'eau dans le canal varie de 8,95 mètres à 8,60 mètres. L'écluse Ouest est utilisée pour les navires marchands et l'écluse Est est utilisée pour la plaisance.
La nécessité d'une écluse à Ouistreham est créée par l'existence d'un marnage important entre le niveau de l'eau dans le canal et le niveau de l'eau dans le chenal. Lors d'un coefficient de vive eau de 120, on peut atteindre un écart de hauteur + 7 mètres.

La capitainerie a une vision lointaine au large qui permet de réguler le trafic entre les navires de la marine marchande, les ferries, les navires de pêche et les plaisanciers.

Le phare actuel a été mis en service en 1905 en remplacement d'une tour carrée. Au niveau maritime, ses éclats sont visibles jusqu'à 16 milles du port. Ce phare est automatisé. On peut le visiter à certaines époques de l'année.

Le franchissement d'une écluse est toujours un moment délicat qui exige de l'attention pour les marins à bord. Il faut synchroniser avec les bouts par rapport aux bites d’amarrage, la descente ou la montée du bateau par rapport au niveau de l'eau dans le bassin de l'écluse.
Au cours de l'été, il y a plusieurs centaines de bateaux de toutes les tailles avec plus ou moins de facilité pour manœuvrer qui doivent rentrer dans l'écluse. Souvent, les novices se mettent à quai les premiers ce qui permettent aux habitués d’accoster et se mettre à couple.

Lors de l'ouverture de la porte, il y a souvent des moments de panique car il y a toujours des marins qui veulent sortir les premiers sans s'occuper des capacités de manœuvre de telle ou telle embarcation.
Le top, lorsque la gendarmerie fait bloquer l'ouverture des portes pour réaliser un contrôle réglementaire de l'équipement de sécurité obligatoire en mer en fonction de la catégorie de navigation du bateau.


Le balisage maritime permet aux bateaux d'éviter de s'échouer sur les bancs de bâture, le banc de l'île, le banc des corbeilles et le banc de la carcasse à la sortie du chenal. Vers les pontons, il y a un aménagement qui permet de mettre à l'eau les petites embarcations à moteur de style zodiac ou pêche promenade. Vers la pointe, il y a des pontons installés pour le mouillage des bateaux de plaisance en attente pour passer une écluse en fonction des marées.

Les pontons permettent aux marin pêcheurs de débarquer les équipements et d'embarquer les équipages avant la sortie en mer.



On aperçoit le chalutier le "Yaka" à quai. Les marins sont en train de débarquer les caisses de poissons et de crustacés avant de repartir en mer. Il pratique la vente directe sous la halle.


Le poisson frais débarqué est aussitôt mis sur les étalages pour la vente aux particuliers. Les habitués viennent chercher le poisson pour le déjeuner ou le dîner du jour. En fonction de l'arrivage, il peut y avoir de la sole, du maquereaux, du homard, du turbot, du bar, ... Au niveau du prix, par exemple, la sole est à 38 €/kg et le homard à 33 €/kg à la fin du mois d'avril 2017.



Le chalutier le "Yaka" est déjà en route pour une nouvelle pêche. La mer est calme au large, il y a une légère brume.

En direction de la gare Maritime d'Ouistreham-Caen, il y a des parcours balisés pour les vélos et pour les randonnées à pied.
Au niveau du vélo, il y a deux options possibles, soit un parcours le long du littoral normand, soit un parcours d'Ouistreham à Domfront long de 126 km.
En 1986, à proximité de la rue des Dunes, la gare maritime de Caen Ouistreham ouvrait la nouvelle ligne entre Ouistreham et Portsmouth en Grande Bretagne. En 2016, + 1 million de passagers ont effectué la traversée entre la France & l'Angleterre.


Au niveau tarifaire, il y a des promotions si vous êtes disponibles au niveau des dates de départ. En journée, il y a 3 rotations, il faut environ 6h pour faire la traversée. En pleine nuit, il faut 7h. Les prix sont fonctions de l'horaire de départ, il faut compter au meilleur prix 39 €/aller.
Il existe un service de navette entre la gare maritime et le centre ville de Caen.

A+
En Bretagne du Nord vers le Cap Fréhel, il y a la commune de Erquy avec son port de plaisance à proximité du golf Blue Green à Pleneuf Val André.

Une halte s'impose au restaurant bar Le Vivier où l'on cuisine les Fruits de mer et la coquille St Jacques. La terrasse est orientée vers le port de plaisance.

La cuisine est réalisée à partir des produits locaux comme les huîtres de la baie d'Arguenon. Le poisson frais et les fruits de mer sont proposés au menu du jour. La mayonnaise est produite en cuisine.

Les plateaux de fruits de mer sont copieux. On apprécie cette cuisine de pays où les produits ont du goût.

Les amateurs apprécient les crabes et les étrilles. Ici, on sent la chair fraîche du jour.

Le plat " brochette de coquilles St Jacques" au beurre d'agrumes est une belle découverte. La St Jacques est bien cuite et l'assaisonnement rehausse le délicat goût de la St Jacques.

Les différents plats de poissons sont bien maîtrisés. Le "couscous de la mer" est aussi une belle découverte avec différents types de poisson et des épices méditerranéennes. Ce plat nous fait voyager.
En résumé, ce restaurant a l’accueil souriant et chaleureux, spécialisé dans les poissons et les fruits de mer . Il dispose d’une terrasse couverte (et chauffée en cas de soirées fraîches), avec une magnifique vue sur le port, la mer et les bâteaux.
Le Vivier 64 rue du port 22430 Erquy Bretagne tél: 02.96.72.34.24
















































