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Le Jura est bordé géographiquement à l'Ouest avec la Bourgogne (La Saône & Loire et la Côte d'Or) et au Sud avec Rhône Alpes (Ain). Ce département de moyenne montagne est en hiver un immense terrain de ski de fond avec la compétition de la Transjurassienne. Le village de Mouthe est considéré comme le village le plus froid de France avec souvent des températures inférieures à - 20 °. Ce grand froid permet le développement des activités des sports d'hiver. Les lacs gelés deviennent des patinoires géantes où l'on pratique le patinage, le hockey sur glace, ...
Les mushers avec leurs attelages parcourent cette région en préparation de la compétition internationale de la Grande Odyssée. Les chiens de traineaux sont heureux de parcourir des grandes distances dans des conditions hivernales.
En été, les activités nautiques autour du lac de Chalain et du lac de Vouglans et le tourisme vert sont les attraits du développement touristique du Jura. L'activité humaine remonte à la préhistoire au bord du Lac de Chalain. Aujourd'hui, ce lieu de recherche est préservé du public afin de continuer à explorer cette "matière inestimable." Ce lac est le plus grand du Jura avec une superficie de 231 hectares situé à environ 500 mètres d'altitude.

Office du Tourisme 38 Grande Rue 39130 Clairvaux les Lacs tél: 03.84.25.27.47
Le site touristique "Les cascades du Hérisson" est devenu un site incontournable lors de votre visite du Jura. Le lieu est situé à proximité du Lac de Chalain. Un sentier d'environ 4 km borde la rivière où l'on aperçoit ses 7 cascades et ses 31 sauts. Au retour, il faut emprunter le même sentier. Il est fortement conseillé d'être équipé de chaussures de marche pour éviter de glisser. Le stationnement est payant en période estivale. L'accès au site est gratuit.
En fonction des saisons, le paysage est plus ou moins enchanteur.





Maison des Cascades du Hérisson Lieu dit Val Dessus 39130 Ménétrux en Joux Tél: 03.84.25.77.36
En famille, vous pouvez visiter la Ferme Auberge du Hérisson où il est élevé des bisons, des aurochs, des highlands (La Ferme du Hérisson Val Dessous 39130 Ménétrux en Joux Tél: 03.84.25.72.95 - 06.30.08.51.69e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ). Attention, les avis sont très partagés au sujet de cet endroit.
Baume les Messieurs
Le lieu où est implanté le village de Baume les Messieurs est le fond du cirque de Baume. Les falaises sont hautes de + 100 mètres. Les recherches archéologiques ont permis d'établir que ce site était utilisé déjà à la préhistoire. Ce village est classé et bénéficie du label "Les plus beaux villages de France". Au niveau touristique, le visiteur vient découvrir la reculée du cirque de Baume, ses cascades des turfs, ses grottes mais aussi son Abbaye impériale.


Par la route escarpée, on descend vers le village. On aperçoit le clocher de l'église de l'ancienne Abbaye Impériale. Nous sommes arrivés tôt pour découvrir ce lieu sans la foule des touristes. Le village s'éveille lentement, les boutiques ne sont pas encore ouvertes. On remarque que l'architecture n'est pas d'une grande qualité. Cet ensemble bâti n'est pas exceptionnel. Il y a quelques places de stationnement au centre du village.




On est un peu déçu du manque de caractère de cette commune. On est un peu étonné du classement de ce village. On se dirige vers l'entrée de l'Abbaye Impériale et on peut lire sur une plaque que l'Abbé Bernon parti avec des moines fonder la célèbre Abbaye de Cluny en Saône et Loire. Ainsi l'Histoire de l'Ordre de Cluny commence dans ces terres jurassiennes à la demande de Guillaume le Pieux, Duc d'Aquitaine, Comte d'Auvergne, ... de Comte de Macon et de Lyon et Abbé laïque de Saint Julien en Brioude.

Il est toujours recommandé de réaliser une visite commentée pour connaître certains détails historiques et de vivre la passion du guide pour son monument. Malheureusement, dans le cadre de notre visite, notre guide est un étudiant fraîchement débarqué qui ne se pasionnait pas particulièrement pour ce monument historique.

On apprend que l'Abbaye appartient à plusieurs propriétaires privés depuis la Révolution française. Au fil au temps, l'édifice s'est dégradé. Dernièrement, un bâtiment a été racheté par la commune pour sauver le local et entamer des travaux d'urgence pour préserver l'existant. Ainsi, il y a des propriétaires privés qui cohabitent avec le secteur public.

La pluralité des propriétaires conduit la préservation du bâti à des niveaux différents. Il y a même un gîte dans l'enceinte de l'Abbaye.


On a apprécié les deux espaces d'exposition, l'un consacré à un photographe animalier, l'autre à un artisan d'art tourneur sur bois.

Le groupe constitué pour la visite est d'environ 12 personnes. Le guide nous place dans la cour de l'abbatiale puis il nous fait traverser le passage vers la cour du cloître. On constate le mauvais état de l'édifice.


Le guide nous apprend peu de chose sur la vie des moines de l'Abbaye. On ne visite pas l'intérieur des batiments, le guide nous oriente vers l'église où le retable de Baume est exposé.

Le groupe a été étonné de ne visiter aucune pièce de l'Abbaye. Heureusement, le trésor architectural et historique sont rassemblés dans l'église Saint Pierre pour informer le visiteur de la vie spirituel de cette abbatiale. Elle a été à l'époque carolingienne l'un des principaux lieux de culte de la foi chrétienne dans le Jura. Des études archéologiques sont entreprises sur l'architecture et sur les vestiges dans les églises comtoises du Jura.


Une grille de protection sépare la partie de l'autel avec le reste de l'église. On nous signale de ne prendre aucune photo du retable. Le retable de Baume est une pièce exceptionnelle. Il est un triptyque anversois daté d'environ 1530 dans excellent état de conservation. Sa dimension est impressionnante, + 5 mètres lorsqu'il est ouvert. L'iconographie est axée sur la vie du Christ illustrée sur 19 volets. Dans la pénombre de l'autel, on ne voit pas tous les détails de chaque volet.

Après le guide nous dirige vers la chapelle des tombeaux où les personnalités qui ont marqué ce lieu comme le tombeau de Renaud de Bourgogne, Comte de Montbéliard sont ensevelies.


Le guide a terminé sa visite. elle a duré environ 45 mn. On se dirige vers le bâtiment où il y a une exposition sur l'Abbatiale de Baume les Messieurs. Il y a quelques pièces intéressantes à découvrir.


En résumé, les visiteurs sont déçus de cette visite dans une Abbaye Impériale. On sent un manque de moyen pour communiquer sur ce lieu chargé d'histoire.
Abbaye impériale Bureau des guides parvis de l’Abbaye Tel : 03 84 44 99 28 e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires: visite guidée du 1er avril au 30 septembre
Tarifs: adulte 6 €, enfant (6 à 12 ans) 4 € il existe un passeport grottes + abbaye adulte: 11 € enfant 5 €
La Grotte de Baume les Messieux est l'une des trois grottes aménagées pour le tourisme. Elle a été formée il y a 30 millions d'années par l'érosion du plateau jurassien réalisée par les eaux dans les fissures. La partie aménagée est longue d'environ 1 km sur les 2,5 km. Le visiteur parcourt les différentes salles parfois hautes de 80 mètres, il aperçoit la rivière souterraine, ... Le spectacle est féérique mais attention, il fait 13 ° avec un important taux d'humidité. Il est conseillé de porter des chaussures de marche et un vêtement chaud.
Grottes de Baume 39210 Baume-les-Messieurs Tél: 03.84.48.23.02 (en saison) et 03.84.44.61.41 (hors saison) e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires:
du 1 au 30 avril: de 10h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h Mai – Juin 2016: 10h30-12h30 13h30-18h et week-ends de juin 10h30-12h30 13h30-19h du 1er juillet au 31 août : de 10h30 à 19h (en continu) Septembre: de 10h30 à 12h30 et 13h30 à 18h
Tarifs: adulte 8,50 €, enfant (6 à 12 ans) 5 €
La nature nous propose parfois des spectacles extraordinaires. L'exemple est ces cascades des tufs. L'eau jaillit de la rivière souterraine Le Dard après avoir passé à travers les différentes grottes du site jurassien. On est émerveillé par le travail de l'eau de pluie sur la roche calcaire appelée Tuf.
Un sentier a été aménagé pour le pratiquer à toutes les périodes de l'année. En hiver, la cascade est gelée ce qui permet d'avoir des sculptures de glace façonnées par la Nature.
A proximité, il y a un parking gratuit pour stationner les véhicules.
Le célèbre Vin Jaune est produit à Château Chalon qui est situé à 12km de Baume les Messieurs. Cette étape est importante pour les Amateurs d’œnologie. Le Vin Jaune est un vin apprécié des connaisseurs. Ce vin est issu du cépage Savagnin. Il est vendangé tardivement comme dans le bordelais avec les Sauternes et en Alsace sur les vendanges tardives. Il faut une certaine pourriture noble avant de commencer la récolte.


Le village de Château Chalon est perché sur un plateau à + 300 mètres d'altitude. Sa position géographique lui permet de visualiser les vignes sur les coteaux de l'appellation.

Le village a le label "Les plus beaux villages de France". Aujourd'hui, la forteresse et l'abbatiale Notre Dame ont disparu mais il y a une unité architecturale indéniable dans ce petite village de 153 habitants.

A l'automne, le panorama est magnifique sur le vignoble. Les couleurs sont exceptionnelles dans ce cadre naturel.


La production du Vin Jaune résulte d'un processus de + 6 ans l'élevage en cave. La première étape est la fermentation malolactique. Après ce vin va reposer dans un fût de chêne de 228 litres pendant au moins 6 ans. Le vigneron ne va pas compenser l'évaporation naturelle appelée la "part des anges". Normalement, le vin au contact de l'air produit une oxydation qui entraine une réaction chimique. Le vin devient du vinaigre de vin. Dans le cas de l'élevage du Vin Jaune, la création d'un voile de levures permet la création d'un élevage oxydatif du rancio.
La Fête de la Percée du Vin Jaune a lieu tous les ans le 1er week-end du mois de février. Cette fête viticole célèbre la mise en perce, c'est à dire la mise en bouteille du vin à commercialiser après le délai de + 6 ans. La contenance de la bouteille "clavelin" est de 62 cl. Cette contenance est le résultat du phénomène naturel de l'évaporation d'un litre de vin en barrique pendant 75 mois. La 25e édition de la Percée du Vin Jaune a célébré la mise en vente du millésime 2016. Au cours de ce week-end, environ 17.000 amateurs du Vin Jaune sont venus à cette édition.
Dans le village de Voiteur, le samedi 4 février au cours de la messe ordonnée par l'évêque de Mgr Garin, il y a le moment attendu de la Bénédiction du tonneau de Vin jaune. À la sortie de la messe vers 10h30, le cortège des confréries déambule dans le village sous le regard de la foule massée dans les ruelles.


Le public a pu apercevoir le tonneau de Vin Jaune et le Robinet ainsi que le défilé.

La cérémonie de la percée est à son apogée lorsque le maillet de la marraine Lola Semonin assistée par Bastien Baud, le président de la Percée enfonce le robinet dans le tonneau. La foule a entonné des chants vignerons. Après les discours d'intronisation de la Confrérie des Nobles Vins du Jura, les amateurs se sont dirigés vers les caveaux.

Le samedi, les caveaux ont ouvert au public à 12h pour fermer à 18h. Le dimanche, les caveaux ont ouvert à 10h avec une fermeture à 17h. La traditionnelle vente aux enchères a lieu sous un chapiteau dès 9h30.

Arbois
La petite cité d'Arbois est connu par l'intermédiaire du vigneron Henri Maire qui a commercialisé les vins du Jura dans toute la France avec une force de vente directe avec des représentants. Aujourd'hui, le domaine compte 300 hectares. La majorité des exploitations ont une surface d’environ 8 hectares.
Le deuxième personnage est l'illustre Louis Pasteur qui installe son laboratoire dans la maison familiale au bord de la Cuisance.
Aujourd'hui, la renommée du Vin Jaune et du Vin de Paille font de cette cité la capitale de ces nectares.
Lorsqu'on arrive par la route de Lyon, il y a des vignes jusqu'à la lisière de la ville. L'église Saint Juste d'Arbois marque le début du centre-ville. On traverse le pont où coule la rivière la Cuisance. On se dirige vers la place de la Liberté.



La place de la Liberté est le point principal pour se diriger. On remarque qu'autour de ce lieu, des restaurants, des caves liées à des grands domaines et la Maison Hirsinger, le royaume du chocolat et de la pâtisserie. Edouard Hirsinger a été honoré de la distinction de MOF en 1996.



La présence dans ce haut lieu de la gastronomie de la Maison Hirsinger depuis 1900 est une remarquable continuité de génération en génération. Une halte s'impose pour tous les gourmands pour déguster des gâteaux. Il y a une terrasse aménagée avec quelques tables pour déguster à l'extérieur les confections de la Maison avec un petit café. Cet établissement défend le marron glacé à partir du marron de l'Ardèche. Un produit d'exception pour les grandes occasions.
Maison Hirsinger Place de la Liberté 39600 Arbois Tél: 03.84.66.06.97 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Après cette étape gourmande, on se dirige vers le musée de la Vigne et du Vin est installé dans une partie du château de Pécault. Il est planté quelques rangs de vignes pour marquer le sujet de la visite. Ce musée n'est pas très important. Il présente l'outillage utilisé dans les domaines depuis le début du siècle.



Ce panneau synthétise la diversité des vins produits dans le Jura. L'information est très pertinente et claire.

On propose aux visiteurs de jouer au détective à travers des énigmes à découvrir. Le jeu proposé est très pédagogique pour s'adresser aux familles.
Musée de la Vigne et du vin du Jura Château Pécauld BP 41 39600 Arbois Tél. 03 84 66 40 45 E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires: Novembre à février : 14h à 18h, Mars à octobre : 10h à 12h / 14 h à 18h, Fermé le mardi sauf en juillet-août, Fermé le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre ainsi qu’en janvier (en dehors des vacances scolaires). Juillet et août, visite guidée tous les jours à 10h30, 14h30 et 16h30 (sur rendez-vous le reste de l’année)
Tarifs: adulte 3,50 €, adolescent 2,80 €, enfant (- 14 ans) gratuit Pass Juramusées 2,80 €
L'église Saint Just d'Arbois est classée aux monuments historiques, elle est datée du XIIe siècle et dédiée à Saint Just, le Saint patron de la cité.


En direction de Besançon, sur la D469, la Maison de Louis Pasteur se trouve juste à proximité du pont. Le Musée est gérée par l'Académie des Sciences qui l'a reçu en donation. La maison est achetée en 1827 par son père, Jean Joseph Pasteur pour installer sa tannerie au bord de la Cuisance.

A la mort de ses parents, Louis et Virginie héritent de cette bâtisse. En 1880, à la mort de sa soeur, il devient seul propriétaire de la maison. Il réaménage l'espace de vie et son laboratoire pour mener à bien ses recherches sur la fermentation des vins et la pasteurisation.
L'Empereur Napoléon III demandera à Louis Pasteur de poursuivre ses recherches pour lutter contre "les maladies du vin français" vers 1863. Dans le cadre de cette mission Louis Pasteur est venu au cours de deux automnes dans sa maison d'Arbois poursuivre ses recherches et il publiera "Etudes sur le Vin" en 1866.Pour la petite histoire, Nicola Appert avait publié dans un livre de 1831 "Le Livre de tous les ménages" où il explique la technique pour chauffer le vin.

Le musée a conservé en état la disposition des objets et des pièces comme le savant Louis Pasteur avait organisé sa manière de vivre. Ainsi, le visiteur se replonge dans l'atmosphère de l'époque.

Maison de Louis Pasteur 83 rue de Courcelles 39600 Arbois Tél: 03 84 66 11 72 e-mail:maisonarbois@terredelouispasteur.fr
Horaires: En 2017, la maison sera ouverte du samedi 4 février au dimanche 5 novembre.
-Février-Avril et octobre-novembre de 14h à 18h.
-Mai-Septembre de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Visite possible sur rendez-vous hors de ces périodes d’ouverture
Tarifs: adulte 6,80 €, adolescent (10 à 18 ans) 4,20 € enfant (- 10 ans) gratuit billet Dôle - Arbois: 9,50 €

Des pistes à découvrir:
- La Grande Saline Place des Salines 39110 Salins les Bains Tél. : 03.84.73.10.92 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Musée inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO
Horaires:
du 4 février au 5 mars à 15h45
du 1e au 30 avril à 15h45
du 1e juillet au 31 août à 15h45
du 21 octobre au 5 novembre à 15h45
du 23 au 31 décembre à 15h45
Tarifs: visite guidée adulte 7,50 €, adolescent (13 à 18 ans) 4 €, enfant 3,50 € visite libre adulte 4 €, enfant 3,50 €
Jura Tourisme 8 rue Louis Rousseau 39006 Lons le Saunier Tél: 03.84.87.08.88 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Comité Interprofessionnel des Vins du Jura Château Pécauld 39600 Arbois Tél: 03.84.66.26.14 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le site Terrasalina propose la découverte de la Route du Sel entre La Franche Comté et la Suisse.
L'artisan tourneur d'art sur bois M.Serge Badet Le Champ de Lux 6 rue du Petit Pont 71330 Devrouze Tél: 03.85.72.08.43 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Les Amateurs de fromages doivent aller au Fort des Rousses où la reconversion du site a permis d'utiliser les galeries souterraines pour faire vieillir le célèbre Comté. Il est organisé des visites et des dégustations de cette cave au Fort.
Le Fort des Rousses 39220 Les Rousses tél: 03.84.60.02.55
Antonio MENDES DA PAULA
Denis Moureau a réalisé certains clichés photographiques pour ce reportage. Contact: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Depuis le 1er janvier 2016, la nouvelle région se nomme la Bourgogne Franche Comté mais dans son passé la Franche Comté s’appelait le Comté de Bourgogne. Le Comté de Bourgogne ayant Dole pour capitale était partie intégrant du Saint Empire romain germanique alors que le Duché de Bourgogne appartenait à la couronne française. En 1678, le traité de Nimègue transfert au roi Louis XIV la Franche Comté. Elle devient française. Le roi Soleil va demander la fortification à Vauban de Besançon qui devient la capitale de cette région française.
Au niveau géographique, la Franche Comté est composée des départements de la Haute Saône, du Territoire de Belfort, du Doubs et du Jura. Le long du Jura, il y a 230 km de frontière avec la Suisse. Cette région est l'un des poumons de l'Europe. 700.000 hectares de massifs forestiers et les nombreux lacs situés dans le Jura et le Doubs font de cette destination une destination prisée des amateurs de la Nature.

Pour faire découvrir cette belle région, nous avons réalisé notre reportage du 22 au 29 juillet 2017, au cœur de l'été. Notre hébergement était situé à Belvoir dans le Doubs où l'on pouvait admirer ce paysage.

Ce lieu est chargé d'histoire avec son ancien château fort du XII - XIII e siècle où ses différents propriétaires sont intimement liés à l'Histoire de cette contrée.
L'emplacement de notre gîte était situé à environ 15 km d'un accès à l'autoroute A36. Ainsi on pouvait découvrir la capitale Besançon à 1h de route mais aussi se diriger vers Mulhouse pour faire découvrir le plus grand musée du monde de l'Automobile à la Cité de l'Automobile.
Le gite est situé dans l'ancienne partie du château de Belvoir. Il a une surface + 100 m² avec une chambre parentale au fond et un lit supplémentaire dans l'espace salon.

Gite du Château de Belvoir 1bis rue du Bourg 25430 Belvoir Tél: 06.88.09.59.05 (coût: 380€/semaine + 50 € pour le ménage)
Le Doubs
Besançon, la capitale de la Franche Comté nécessite au moins 2 jours pour découvrir ses charmes. La Citadelle est le lieu le plus fréquenté avec + 250.000 visiteurs/an, il y a le centre ville très agréable avec le Musée du Temps (Palais Granvelle 96, Grande Rue 25000 Besançon tél: 03.81.87.81.50). Un lieu à découvrir absolument dans la tradition horlogère de la ville avec l'épopée de Lip.
On vous recommande de vous déplacer en transport collectif à Besançon. Au niveau du stationnement de votre véhicule, il y a des parkings relais et des parkings le long du Doubs. Attention, dans le centre ville, il y a des zones piétonnières vers la Grande Rue. Lors de notre séjour, des importants travaux étaient réalisés sur la voirie, en conséquence, il a été impossible de circuler vers la gare de la Viotte pour accéder au Jardin botanique vers l'avenue de la Paix.
Au niveau du stationnement, le parking de la Citadelle n'est pas très grand, il y a du stationnement sur la rue des Fusillés de la Résistance mais la meilleure solution est d’empreinter les bus qui font un arrêt à la Citadelle. Cette solution permet de gravir la montée sans effort physique pour le prix normal du ticket.

Le centre historique de la cité de Besançon est implanté dans un méandre du Doubs. Sur la photo, nous voyons l'ancien site industriel de l'usine de Rhodiacéta qui va être détruit pour un nouveau projet d'urbanisme. Un bref rappel historique, dans les années 50, le site industriel qui est spécialisé dans la fabrication du fil polyester, est agrandi pour répondre aux besoins de la demande du marché français. La région de Besançon est traditionnellement orientée vers les métiers liés à la métallurgie avec son principale client le groupe Peugeot à Sochaux Montbéliard.
Le besoin en main d’œuvre du site industriel de la Rhodiacéta, filiale du groupe chimique Rhône Poulenc, est constant. En conséquence, la rémunération du personnel est supérieure à la rémunération octroyée par la Convention de la métallurgie. Le site chimique emploie environ 10.000 salariés.
Une nouvelle demande d'extension du site industriel est déposée à la mairie pour répondre à la demande. Les milieux patronaux locaux de la métallurgie ont fait bloquer ce projet économique. En conséquence, le groupe Rhône Poulenc a fermé ce site en mettant en place une politique d'essaimage pour créer des emplois pour reclasser une partie du personnel de son usine.

Sur la vue aérienne, on peut noter la présence de la Citadelle sur la hauteur de l'étranglement du fleuve. Cette position est stratégique pour la défense de ce territoire.


Le lieu est situé sur le pont Battant où l'on aperçoit l'église Saint Madeleine. Un orage sévit sur la ville. Le tramway emprunte ce pont pour se diriger vers le centre ville.

On aperçoit l'alignement de ces maisons et on remarque l'unité architecturale du style et de la matière. La pierre de Chailluz contribue par ses reflets à donner une âme à ce lieu. Au loin, on aperçoit une construction à l'architecture contemporaine. Sur le pont, la statut de Jouffroy d'Abbans veille.

Dans le centre ville, la Grande Rue est l'artère principale. Elle est piétonnière du Pont Battant à la place du 8 septembre où il y a l'Hôtel de Ville, puis semi-piétonnière. Le quartier situé jusqu'à la place de Granvelle est commerçant. Le nouveau centre commercial "Les passages Pasteur" ouvert en 2015 est une réussite architecturale. On peut faire ses courses à l'abri de la pluie lors des orages.

On aperçoit la Fontaine des Carmes datée de 1564 où l'on voit Neptune chevaucher un dauphin.

Sur la Place du 8 septembre, il y a un ensemble architectural remarquable composé de l'Hôtel de Ville et du Palais de Justice daté vers 1570.

Le Chancelier de l'Empereur du Saint empire germanique Charles Quint, Nicolas Perrenot de Granvelle a fait construire son palais dans le style architectural de la Renaissance. Il introduit à Besançon cette évolution du bâti.Son palais est terminé vers 1547. Cet édifice est l'un des plus beaux de la ville. Parfois, il y a des spectacles organisés dans sa cour.


Le Musée du Temps est installé dans l'une des ailes de ce magnifique palais de la Renaissance. Ce musée est vraiment à conseiller si vous voulez comprendre la tradition horlogère de la Franche Comté. L'activité horlogère remonte au XVIIe siècle avec la production artisanale d'horloges comtoises à Morbier et à Morez. L'activité liée aux montres va être introduite par une immigration d'horlogers suisses vers 1793 à Besançon. Ces derniers introduisent la production industrielle des montres avec Laurent Mégevand. Les subventions accordées un certain temps aux horlogers suisses pour le développement de cette activité ont été supprimées. La relève se fait par des ateliers bisontins. Un certain Emmanuel Lipmann a ouvert un atelier dans le quartier de Palente. Son modeste atelier deviendra le groupe LIP. L'activité du groupe s'est diversifié dans l'ingénierie. Les ingénieurs mettent au point plusieurs inventions comme la montre électronique, la main articulée artificielle, ...cependant ces inventions ne sont pas protégées par des brevets internationaux. Le gouvernement de l'époque décide de supprimer les subventions liées à la Défense au pôle d'ingénierie de Lip pour éviter la création d'un pôle d'excellence à Besançon. Au niveau commercial, l'industrie horlogère internationale s'oriente vers des nouveaux canaux de vente des montres. L'horloger LIP reste attaché à la vente des montres chez les horlogers, cette décision va entrainer des pertes financières importantes face au groupe américain Timex. Les horlogers français refusent de vendre la nouvelle montre de la marque Kelton du groupe américain. En conséquence, le groupe américain décide de distribuer sa nouvelle montre chez les buralistes avec ce slogan célèbre "Vous vous changez, changez de Kelton". Ce slogan fait mouche, il révolutionne le marché de la distribution des montres.
Le Musée du temps permet d'apprécier le savoir-faire d'une région dans le domaine de la micro-mécanique. Il y a le génie de la création horlogère dans la conception de mécanisme et la réalisation de chef d’œuvre de l'horlogerie mondiale. On peut citer la montre Leroy 01 fabriquée en 1904 et le pendule de Foucault avec sa table de lecture d'un diamètre de + 4 mètres.
Le musée n'est pas immense alors il faut prendre son temps pour contempler chaque pièce pour mieux identifier le travail nécessaire à la réalisation parfois de pièce unique. On ressent le besoin de l'Humanité de chercher à mesurer le temps mais aussi sans doute le besoin de le maîtriser.




La célèbre marque bisontine a une place privilégié afin de marquer de son empreinte le passé de cette capitale de la Franche Comté.

Le pendule de Foucault est impressionnant de par ses dimensions mais aussi par son mode de fonctionnement pour mesurer la rotation de la terre. L'œuvre est réalisée sur le principe de Léon Foucault, physicien et astronome du XIXe siècle.


Au 1er étage, il y a la salle de la tenture où il y a exposé des tapisseries qui retracent le parcours de l'empereur Charles Quint.



Musée du Temps 96 Grande Rue 25000 Besançon France Tél: 03.81.87.81.50 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires: Ouvert du mardi au samedi de 9h15 à 12h et de 14h à 18h, dimanche de 10h à 18h.
Fermeture le lundi et les jours fériés suivants : le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et 25 décembre.
Tarifs: adulte 5 €, enfant (-18 ans) gratuit, adulte + 60 ans 2,50 €
Tarif réduit : 2,50 € le samedi et gratuit tous les dimanches et les jours fériés.
On vous recommande la visite de la cathédrale Saint Jean où l'horloge astronomique (rue de la Convention tél: 03.81.81.12.76) est visible. Elle est située au pied de la Citadelle.
La Citadelle Vauban et les remparts de la ville sont inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2008. Le site de la Citadelle a une superficie d'environ 12 hectares. Il est situé sur le mont Saint Etienne qui culmine à 100 mètres au-dessus du centre ville. Sa position géographique est idéale pour en faire un "verrou" par rapport à la boucle du Doubs. Cet avantage militaire n'a pas échappé aux espagnols qui possèdent le Comté de Bourgogne et la ville de Besançon. Vers 1660, la construction d'un fort est entreprise. Cet élément défensif doit permettre à l'Espagne d'établir une ligne de défense par rapport aux revendications du roi de France Louis XIV sur cette région.
Cependant, le traité de Nimègue en 1678 rattache le Comté de Bourgogne et Besançon à la France. Ainsi, le roi Louis XIV donne des instructions pour que l'ingénieur militaire Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban renforce les défenses du lieu. Les travaux vont durer environ 20 ans. Dans l'enceinte de la Citadelle, François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, ministre d'Etat instaure une école militaire des cadets du Roi. Il y aura jusqu'à 600 cadets et 2.000 soldats dans ce casernement.

A partir des années 60, le site est devenu la propriété de la Mairie de Besançon. Une réflexion a été engagée autour de l'utilité de ce site classé. Des importants travaux sont entrepris pour rénover le lieu avec la mise aux normes des bâtiments. Aujourd'hui, la reconversion est réussie. L'activité militaire est remplacée par une activité touristique et de loisirs. Ce lieu est fréquenté par les bisontins. En 2016, + 270.000 visiteurs sont venus découvrir les différentes activités proposées.

Une fois passée l'entrée du front Saint Etienne, la 1ère ligne de défense, on grimpe une petite côte où l'on aperçoit la statue de Vauban et sur la droite quelques animaux dans une prairie. A l'approche du fort royal, il y a un fossé où il y a quelques singes.

Le visiteur est impressionné par l'imposante place forte. A droite, il y a le bâtiment de casernement des cadets du Roi et des soldats. L'intérieur a été aménagé pour présenter différentes thématiques comme la construction de la Citadelle par Vauban, le musée de la Résistance et de la Déportation. Au fond, on aperçoit la Chapelle Saint Etienne.

A proximité de la Chapelle, on aperçoit le grand puits. Ce puits a une profondeur d'environ 132 mètres. Sa roue d'un diamètre de 4 mètres était actionnait par un homme à l'intérieur selon une ancienne méthode du Moyen Age.


Le visiteur peut se diriger vers les points d'entrée en fonction de ses envies. Soit le patrimoine, alors il doit se diriger vers le Front royal pour découvrir le Musée Comtois et une collection impressionnante de plaques de cheminée, soit les animaux et les écosystèmes, il doit se diriger vers le Muséum composé de plusieurs espaces: Insectarium, Aquarium, Biodiversité, Noctarium et un Jardin zoologique.











L'espace zoologique est le plus décevant. La conception de présenter au public des animaux en cage est dépassée. Aujourd'hui, un espace zoologique se doit de recréer le milieu naturel où l'animal évolue.


En résumé, à la Citadelle on peut passer un très agréable moment de détente en s'instruisant en famille. Si vous voulez passer la journée, vous pouvez apporter votre pique-nique pour déjeuner mais il y a un petit service de restauration sur place.
La Citadelle 99 rue des Fusillés de la Résistance 25000 Besançon Tél: 03.81.87.83.33 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires: Tous les jours sauf le 25 décembre et le 1er janvier. En 2017, fermeture annuelle du 2 au 15 janvier inclus.
- Saison intermédiaire : du lundi 28 août au samedi 28 octobre 2017 inclus, 9 h - 18 h.
- Basse saison : du dimanche 29 octobre au dimanche 31 décembre 2017 inclus, 10 h - 17 h.
Tarifs: adulte 10,60 €, adolescent (8 à 17 ans) 8,50 €, enfant (4 à 7 ans) 5 €
Le Jardin botanique de Besançon est à l'origine lié à l'Université de Franche Comté au département de la biologie du vivant. Le Jardin botanique avec son arboretum présente environ 5.000 espèces de plantes et d'arbres dans des espaces spécialisés où l'on peut découvrir le milieu reconstitué. On peut apercevoir le gros tilleul, l'alisier blanc, le ginkgo biloba, le tulipier de Virginie, ...

Jardin botanique Place Leclerc 25000 Besançon tél: 03.81.66.57.78 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires: ouvert tous les jours de 7h à 19h
Tarif: Entrée gratuite
A Besançon, il y a le siège de Maty et son magasine d'usine. Il est situé au 5 Bd John Kennedy (Tél: 03.81.50.81.68). Au niveau des affaires à réaliser, les prix sont moins intéressants que sur internet. Cependant, le personnel en caisse peut pratiquer la remise du web si au moment de votre achat vous affichez sur votre smartphone la promotion.
Horaires: du lundi au samedi 9h30 à 19h
Morteau - Grand Combe Châteleu
Dans le Doubs, il y a plusieurs arbres remarquables à visiter sur leurs massifs forestiers. On avait sélection le site Le Russey avec la tourbière du Verbois de la zone humide du plateau du Russey et le sentier des trois sapins. Actuellement, il reste un sapin de + 300 ans d'environ 55 mètres de haut et une circonférence du tronc de + 5 mètres.
Les importants travaux sur le voirie avec des routes barrées nous ont contraint d'abandonner ce projet et nous nous sommes dirigés vers le site du Grand Combe Châteleu où il y a le sapin "Président" d'une hauteur de + 52 mètres avec une circonférence d'environ de 4 mètres. Le village du Haut Doubs a conservé une vingtaine de ferme comtoise avec une ferme musée.
On emprunte la D437 en direction de Morteau où l'on aperçoit les chevaux dans les pâturages à proximité de la ville. La ville de Morteau est connue pour sa célèbre saucisse la "Belle de Morteau", elle est assez imposante. On continue notre route vers Grand Combe Châteleu.


La Saucisse de Morteau est liée au défrichage de cette région du Haut Doubs au XVIe siècle. Les paysans coupent les sapins pour créer des herbages et ce bois sert à construire les premières fermes. L'agencement des pièces de la ferme est composé d'un espace au rez de chaussée pour loger les habitants et des espaces pour le bétail et la production de viande à partir du fumage. Dans chaque ferme, il y a une hotte pyramidale avec sur la partie supérieure du bâtiment un espace ventilé pour le fumage.
Au fil du temps, la notoriété de la "Belle de Morteau" s'est développée. Aujourd'hui, la saucisse est protégée par une appellation IGP de Franche Comté. Il existe un certain nombre d'ateliers qui commercialisent directement ce remarquable produit régional.

Au niveau géographique, la Suisse est située à proximité, les paysages sont verdoyants. Le Doubs est presque la frontière naturelle entre la Suisse et le Haut Doubs.


A l'entrée de la commune de Grand Combe Châteleu, il y a une boulangerie où un boulanger, MOF, s'est vu récompensé pour sa baquette de pain. A proximité, il y a un atelier - magasin qui vend sa saucisse de Morteau et la "Fruitière" de Châteleu où l'on achète le célèbre Comté avec des affinages différents. Attention, ce lieu ne produit pas, c'est un point de vente locale.


Après nos achats de gourmandises, on se dirige vers le centre de la commune. Il n'y a pas de signalétique particulière pour guider le visiteur vers un parking. On stationne le véhicule sur un petit parking à proximité de l'église. Nous sommes le jeudi 27 juillet vers 11h. Il n'y a personne dans les rues !!! On se met à la recherche d'une signalétique pour indiquer le point du début du sentier .... Rien !!! Vers 13h, on croise une famille de touriste qui cherche à partir d'un plan les 10 fontaines sur le village. Ce plan n'indique aucune information sur le sentier qui mène au panorama de la "Roche au Corbeau", puis vers le sapin "Président".
On décide de parcourir le village à la recherche des fermes remarquables du XVIIIe siècle. Le patrimoine architectural est exceptionnel. On remarque sur la Ferme musée dans le quartier des Cordiers, le mode de construction employé pour bâtir une ferme comtoise. Le tuyé et le bois sont omniprésents. On apprend que la constitution des façades en lambris de planche de sapin d'une épaisseur de 4 cm sur la partie des étages permet la ventilation à la fois du lieu de fumage et de stockage de la charcuterie mais aussi du foin pour le bétail.

On remarque l'indication du parking à proximité du lavoir. Il y a que quelques places.
Fermes-Musée du Pays Horloger 5, les cordiers 25570 Grand’Combe Châteleu Tél. 03 81 68 86 90 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires: ouvert du mardi au dimanche du 15 juin au 15 septembre et toute l'année pour les groupes sur réservation.
Tarifs: adulte 5,50 € enfant (+ 6 ans) 3 € visite dégustation adulte 10 € enfant 6,50 €


Il est environ 13h30, enfin on rencontre une personne du village. Elle nous répond gentiment et elle nous précise que les habitants de la commune et des environs préfèrent l'été au moment de la saison touristique d'être absent pour éviter d'être importuné par les visiteurs. Elle nous déconseille de prendre un sentier car la montée est vraiment importante, il vaut mieux prendre sa voiture et de s'avancer dans la forêt. Elle nous indique des points de repère.
On parcourt une dernière fois les ruelles pour admirer les belles bâtisses et on reprend notre voiture en suivant les indications recueillies.




A la dernière indication, on s'attendait à rencontrer soit une signalétique soit un lieu de stationnement avec un balisage ...... rien !!!
Nous sommes sur la bonne route mais il n'y a de repère pour se positionner. On décide après avoir perdu assez de temps, de s'arrêter dans la forêt de marcher. La forêt est belle.


On remarque l'activité des bûcherons pour préparer l'hiver à travers la confection du bois de chauffage.

Dans la vallée, il y a des scieries pour produire les planches et les produits dérivés à partir du bois de sapin.

Sur le retour, il y a des champs où les vaches montbéliardes et les chevaux broûtent. La flore jurassienne contribue à la production des fromages régionaux comme le Comté.

Villers Le Lac
Le temps est incertain, il est annoncé une température de 13° en matinée sous les nuages et 20° l'après-midi avec des éclaircies. On décide de maintenir notre programme avec la visite du Saut du Doubs à Villers le Lac. Sa situation géographique est particulière, le Doubs marque la frontière entre la France et la Suisse. Le massif forestier de la Chaux Fonds en Suisse est limitrophe.
Le Saut du Doubs est une attraction touristique qui attire un public nombreux à la fois français mais aussi Suisse. On estime sa fréquentation à + de 100.000 visiteurs/an.
Les travaux sur les routes qui mènent à Villers le Lac compliquent l'itinéraire routier. Les routes barrées ne favorisent pas cette destination touristique. Le balisage mis en place ne dirige pas vers cette destination. Il faut compter sur l'aide bien intentionnée des villageois pour emprunter un parcours vers Villers le Lac. Sur la route, le paysage est toujours aussi magnifique avec quelques chutes et des ruisseaux qui serpent dans les bois.

On traverse Villers le Lac assez rapidement pour se rendre à l'une des deux compagnies fluviales. Au départ, on devait se rendre à la compagnie des Vedettes panoramique du Saut du Doubs, la vedette utilise l'énergie solaire par l'intermédiaire des panneaux. Mais les difficultés de circulation nous a conduit à nous rendre immédiatement à l'embarquement de la 1ère compagnie à la sortie de Villers le Lac. Le stationnement est aisé, il y a un grand parking gratuit.

On se dirige vers la boutique pour prendre nos billets. Les horaires de départ sont respectés, en conséquence, il faut programmer sa promenade nautique en fonction de cette programmation.
Les Bateaux du saut du Doubs Compagnie DROZ-BARTHOLET Les Terres-Rouges 25130 Villers-Le-Lac Tél: 03.81.68.13.25 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

On embarque vers 11h, il fait frais et humide. Le public a le choix de s'installer soit à l’abri à l'intérieur soit à l'extérieur pour avoir une meilleure vue panoramique du paysage. L'équipage se présente et le Commandant de bord prend la barre pour manœuvrer l'embarcation dans le sens du Saut du Doubs. Le bateau va parcourir environ 14 km sur le Doubs en 30 minutes.
Après notre départ du ponton, le Commandant de bord nous explique rapidement que la rive à droite est la France et que la rive gauche est la Suisse. Après un court rappel géographique sur le Jura, le bateau parcours les méandres du Doubs à petite vitesse.



On aperçoit les falaises hautes d'environ 40 mètres. On voit le "travail" du cours d'eau sur la roche calcaire. Les falaises sont sculptées par le travail de l'érosion au fil du temps. On estime qu'il y a environ 12.000 ans, un éboulement a favorisé la création du saut du Doubs avec la retenue du Lac de Chaillexon.



En hiver, le lac de Chaillexon devient une grande patinoire naturelle. Cependant, le réchauffement climatique a un impact du la durée d'utilisation de cette patinoire naturelle. Chaque année, l'épaisseur de la glace est de plus en plus mince. En temps ordinaire, on patine sur le lac à Noël.


Au bout d'environ 30 minutes, nous sommes en vus du ponton de débarquement. La manœuvre exécutée, les passagers descendent sur la terre ferme. Au niveau du retour, chacun est libre de gérer son temps, mais il doit veiller à ne pas louper la dernière navette. Attention, l'après-midi, chaque navette fluviale est occupée au maximum.


Les touristes se mettent en marche en direction du Saut du Doubs. Au passage, on admire le petit bourg Suisse.


Dans ce barraquement, il y a les toilettes. Une sage précaution avant de se diriger vers le sentier qui longe le Doubs. Des importants travaux d'aménagement ont été entrepris en France pour permettre aux touristes de découvrir le site dans les meilleures conditions.



On pénètre dans les bois. Le chemin commence à grimper afin de monter en altitude.

Lorsqu'on arrive vers l'emplacement du Saut du Doubs, il faut gravir les marches mais il y a deux plateformes d'observation de la chute d'eau. La plus haute permet une vue d'ensemble, la plus basse permet une vue presque à l’aplomb de la cascade de 27 mètres.

Lorsque le temps n'est pas très ensoleillé et que la température estivale n'est pas au rendez vous, il faut prévoir un pull ou un vêtement chaud. Le touriste ressent bien la fraicheur et l'humidité ambiantes.

Au niveau de l'observation de la cascade, on vous conseille de prendre votre temps sur le sentier pour éviter la cohue sur les plateformes d'observation. On peut apporter son pique-nique ou son goûter pour profiter de l'endroit.

A proximité, il y a des sentiers de randonnée pour partir à la découverte de cet espace boisé en proximité du Doubs. On vous conseille d'avoir des chaussures de marche pour éviter les chutes sur les sentiers. Les parcours proposés ont des durées différentes ce qui permet d'adapter sa marche en fonction de son temps disponible pour revenir avant la dernière navette fluviale.






On aperçoit la petite plateforme pour se mettre presque à l'aplomb de la cascade. A proximité, il y a une passerelle entre la France et la Suisse.

On apprécie la quiétude de l’endroit avec pour seul bruit, la cascade. On contemple cette nature sauvage où l'homme a peu modelé.

Il y a des tableaux naturels où l'on est ébloui par la composition des éléments et des couleurs. Il y a un jeu avec le reflet du soleil sur les pierres, sur l'eau vive. Une ambiance parfois un peu surnaturelle.


Sur le retour, une petite pause s'impose à cette échoppe. Les prix sont modiques et l'accueil est chaleureux. Au cours d'une discussion, on apprend qu'il passe des armes parfois de guerre entre la Suisse et la France. Des passeurs utilisent ce passage pour passer des armes en France. Les Suisses ferment les yeux sur ce trafic d'armes.

Après cette pause, on parcours le sentier vers l'embarcadaire. On conseille de connaître les horaires pour gérer son emploi du temps pour éviter d'attendre trop longtemps à coté du ponton. Il faut aussi embarquer sur le bateau de la compagnie où vous avez pris votre billet pour le retour.

Lors de notre navigation de retour, on remarque que la navette suisse est peu fréquentée. Les Suisses préfèrent utiliser les compagnies française, elles sont moins chères.

Au dessus de l'entrée d'une grotte, il y a un drapeau suisse peint pour marquer le territoire helvétique.

Nous sommes arrivés à Villers le Lac, on passe devant l'autre compagnie (CNFS Vedette panoramique du Saut du Doubs 2 place Maxime Cupillard 25130 Villers le Lac Tél: 03.81.68.05.34). Les touristes commencent à se lever pour se préparer à descendre.

La compagnie CNFS propose un tarif préférentiel en été en matinée (10h30 et 11h30) à 12 €.
Les touristes sont heureux de cette journée où le soleil est venu pointer son nez pour nous réchauffer. Cette sortie est l'un des intérêts de la Franche Comté.

Des pistes à découvrir:
- La Grotte de la Glacière Chaux les Passavant 25530 Vercel tél: 03.81.60.44.26
Il y a une collection de minéraux environ 500 pièces du monde entier
Horaires:
Mars - Avril - Mai - Septembre : 10h à 12h - 14h à 18h
Juin - Juillet - Août : 9h à 19h
Octobre : 10h à 12h - 14h à 17h
Tarifs: adulte 6 €, érudiant 5 €
- Saline Royale Grande rue 25610 Arc et Senans Tél: 03.81.54.45.45
Il y a un spectacle de son et lumière en soirée au cours de la période estivale;
Horaires:
Novembre à mars : 10h à 12h ; 14h à 17h
Avril, mai, juin, septembre : 9h à 18h
Juillet et août : 9h à 19h
Octobre : 9h à 12h ; 14h à 18h
Fermé le 25/12 et 01/01
Tarifs: adulte 8,80 €, Jeune (16 à 25 ans) 6 €, enfant 4,5 €
Le Parc Polaire est situé dans la forêt du Risoux dans la vallée de Mouthe, l'une des régions les plus froides de France. La superficie est d'environ 10 hectares où différentes espèces comme les cerfs élaphes, les rennes, les yacks, les mouflons, les chamois, les daims, les bisons d’Europe, les chevaux tarpan, ... vivent toute l'année.
L'organisation de la visite se fait en 2 étapes, la visite guidée d'environ 1h où le personnel entraine le groupe des visiteurs à la rencontre des animaux sauvages dans les prés, puis la visite libre où le visiteur peut découvrir en fonction de la saison des rennes, des chiens ...
En hiver, on peut observer le comportement des animaux dans la neige. Les espèces comme le Renne, le Yack et les chiens de traineaux attendent ces conditions climatiques proches des conditions dans leur milieu naturel.


Lors de la visite guidée, le personnel anime quelques attractions afin de présenter au public les animaux du parc.




Au printemps et en été, on peut observer les animaux en semi-liberté dans les clairières du parc.

Le Parc Polaire Le Cernois Veuillet 25240 Chaux Neuve Tél: 03.81.69.20.20
Horaires: ouvert tous les jours en juillet & août de 10h à 18h, en hiver, le parc ouvre à la mi-décembre avec un jour de fermeture le lundi
Tarifs: adulte 10 €, étudiant 9 €, jeune (11 à 15 ans) 8,50 €, enfant (3 à 10 ans) 7 €
Antonio MENDES DA PAULA
Cuba, une des perles des Caraïbes
Écrit par Super UserAller à Cuba en 2018, c’est faire autant un beau voyage dans l’espace que dans le temps.
+ 7 000 km séparent Cuba de l’Europe. Cette distance franchie en 10 heures par vol direct, vous voilà plongés dans un film des années 50. Les Ford, Chevrolet, Cadillac aux formes démodées qui ici figureraient dans une collection, là-bas continuent d’arpenter le bitume.

Si c’est votre premier voyage au pays du café, du Havane et du Havana Club avant de partir posez-vous deux questions :
1/ Voyage organisé ou bien voyage individuel ?
2/Les cinq grands classiques (La Havane, Trinidad, Cienfuegos, Varadero, Viñales) ou la vie immuable plus humble et plus secrète dans les montagnes, les campagnes et les villes (Santiago, Guantanamo et Baracoa) de l’Orient cubain ?
Si vous voyagez seul et que les sortilèges de l’Orient cubain vous animent, nous ne saurions trop vous conseiller d’y atterrir directement. Pour cela n’hésitez pas à emprunter l’un des vols d’Air Caraïbes qui maintenant opère des vols non-stop entre Paris et Santiago pour environ 500 € A/R !
La destination CUBA est à la mode et elle le mérite bien. C’est pourquoi notre site va consentir un effort spécial pour vous fournir tuyaux, adresses et informations diverses que vous ne trouverez dans aucun guide dédié à Cuba à travers l'expérience cubaine de Gérald Hostier, un français qui a parcouru ce pays depuis de nombreuses années à la recherche des meilleurs plans.

Commençons par faire le point sur 10 idées reçues :
1/ Les cartes postales.
Même si Cuba est une vraie carte postale, vous n’en trouverez sur place aucune qui ne restitue vraiment la beauté des sites, des paysages, de l’architecture et celle de la population. Quand bien même vous en trouveriez une, il faudra trois mois pour que les postes lui permettent d’atteindre son destinataire ! Plus que pour toute autre destination suppléez à cette lacune en emportant vos caméras ou vos appareils photos. Cuba et les cubains le méritent.





2/ L’argent.
Oubliez vos cartes de crédit surtout si vous disposez de la carte American Express ! Cette dernière y est proscrite. Préférez les espèces en évitant les dollars US. Vos $ US seront obligatoirement ponctionnés de 10% auxquels s’ajouteront les frais de change habituels. Pour les espèces privilégiez vos € et la carte VISA pour le « paiement plastic ». Cette dernière sera tout de même frappée d’une taxe de 3 % pour tout règlement.
3/ Les hôtels et restaurants.
Surtout pour les voyages de groupe, vous ne couperez pas aux douches et aux lavabos bouchés, aux portes déglinguées des hôtels qui sont tous d’une manière ou d’une autre contrôlés par l’Etat. Pour les restaurants évitez de commander ce qui vous est annoncé sur la carte car la réponse risque d’être « No hay » (il n’y a pas). Privilégiez le logement chez l’habitant (casa particular) et les repas dans les petits restaurants privés (paladars). C’est d’ailleurs encouragé maintenant par les autorités et c’est là que vous serez vraiment en contact avec la population : la grande richesse de l’île.

4/ La sécurité
La sécurité c’est la grande force du tourisme à Cuba. De jour comme de nuit à la campagne comme dans les ruelles mal éclairées de Santiago comme de La Havane, vous pouvez vous promenez sans risquer de vous faire agresser. Même si Cuba est une destination très sûre, évitez tout de même d’arborer une montre Cartier ou un collier de perles ! Attention également aux petites arnaques. Les plus courantes : vous faire passer des pesos (monnaie nationale) pour des pesos convertibles, céder aux vendeurs de cigares dans la rue qui risquent de vous refiler des Cohibas que vous ne pourrez aspirer.

5/ Les souvenirs
Avertissez vos proches avant de partir, l’artisanat est indigent à Cuba, donc vous aurez peu l’occasion de vous ruiner en souvenirs ! A signaler tout de même la vente de belles maquettes de bateaux et de planches entomologiques de papillons au mercado artesanal (marché artisanal) dans le port de La Havane. Encouragez les producteurs de café, de cigares, de rhum (de plus Havana Club est français) les trois excellents fleurons de Cuba. Soutenez aussi les non moins excellents artistes locaux peintres, sculpteurs et musiciens.


6/ Internet
Le grand point noir de tout voyageur à Cuba. Depuis vos portables, il ne sera pas difficile d’appeler l’Europe de Cuba ou d’y adresser des textos. Mais il vous en coûtera environ 2 € à 3 € la minute contre 0,50 € par texto. Veillez aussi à désactiver les données mobiles de votre téléphone cellulaire si vous souhaitez garder un bon souvenir de votre séjour à Cuba. L’astuce consiste à se munir de sa tablette et de se connecter moyennant l’achat de cartes à 2 € l’heure sur l’un des nombreux points WI FI que met en place ETECSA la compagnie nationale de téléphone dans toute l’île.
7/ La location de voiture.
Autre grand point noir du tourisme à Cuba : y louer une voiture. Elle ne concerne que les voyageurs individuels. Bien sûr les voyages en groupe ne sont pas affectés. Ne comptez pas sur votre bonne étoile. Les voitures de location sont rares et donc très chères ! Louez à l’avance soit auprès d’une agence sérieuse spécialisée sur la destination Cuba (nous vous communiquerons bientôt quelques noms) ou bien concluez un accord avec le chauffeur privé d’une belle américaine ! Attention aux arnaques sur internet et à la location de véhicules sans chauffeurs régulièrement source de litiges.


8/ Les températures
Bien que les guides classiques et les brochures des agences de voyage vous annoncent le contraire, n’escomptez pas trouver une eau à + 20° C à Varadero ou sur les plages de La Havane entre le 15 décembre et le 15 avril. Pour se baigner à Cuba à cette époque choisissez l’option 2 : l’Orient cubain et les plages de Baracoa ou celles proches de Santiago. Autre traquenard l’air conditionné. Même au cœur de la saison chaude et humide (15 mai – fin octobre) prévoir une petite laine dans les autocars de VIAZUL dans certains restaurants et certaines boutiques ou salles de spectacle .
9/ La gastronomie
Effacez de vos mémoires les conseils que nous vous avons prodiguez au fil de nos pages jusqu’ici vous risquez d’être déçus à Cuba. Cette île magnifique et chaude n’est pas le paradis des fines gueules, ni des amateurs de grands vins. Optez pour la bière et pour l’excellent rhums produits localement (cf le point 5 sur les souvenirs plus haut). Vous risquez de vite vous lasser du riz et des haricots rouges ou du mélange des deux (el congris). En revanche ne boudez pas votre plaisir lors du petit déjeuner dans votre maison d’hôte. Soutenez aussi les filières locales de maraîchage ! Les vendeurs auto-entrepreneurs abondent en ville comme sur le bord des routes. Leurs fruits et légumes (bio par nature) valent le voyage quant à eux.




10/ La politique
Pour Cuba il en va comme pour n’importe quelle destination d’ailleurs : éviter tout commentaire politique définitif qui de toute façon ne reflètera qu’une part de la réalité ! A Cuba on ne bronze pas idiot. La bonne nouvelle est que les bonobos (les bourgeois non bohêmes par opposition aux bobos) évitent la destination. Pour nous il existe peu d’endroit dans le monde qui satisfassent aussi bien chacun de vos cinq sens !
C’est ce que nous allons vous faire partager lors de chacune de nos publications....
Gérald Hostier e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
La commune de Saint Fargeau est située dans le département de l'Yonne en Bourgogne. Au Moyen-Age, la cité a édifié des remparts pour résister aux attaques. Au cours de la Guerre de 100 ans, la cité a été pillée par les anglais. Dans le centre-ville, on remarque le vestige de la Tour de l'Horloge.


L'histoire du château de Saint Fargeau est liée à la noblesse du Puisaye et au royaume de France. Dans ce lieu reculé où les terres sont pauvres, une partie de l'Histoire de la région a été écrite. L'architecture actuelle est dûe au Comte de Dammartin, Antoines de Chabannes après son achat suite aux démélés de Jacques Coeur avec la justice du roi Charles VII. Il entrepris des travaux importants pour reconstruire le bâti avec des tours.

En 1752, un incendie détruit une grande partie du château et du village. Il fut reconstruit puis incendié à la Révolution Française. Ce château est devenu la propriété du marquis d'Ormesson. L’académicien Jean d'Ormesson a vécu dans ce château.
La demeure s'est dégradée au fil du temps. En 1979, Michel et Jacques Guyot achètent cette propriété et ils financent les travaux de la restauration avec les spectacles de Saint Fargeau. A droite de l'entrée du château, vous avez la billetterie.


On aperçoit l'état de conservation du bâti en faisant le tour du château.

Le spectacle historique est organisé par l'Association "Les Amis du château de Saint Fargeau". Ce spectacle est un son et lumière où les Bénévoles jouent sous la direction de la famille Guyot les différentes scènes historiques. Depuis 1980, le spectacle historique de Saint Fargeau est joué chaque année par des centaines de Bénévoles de toute la région. Le spectacle est joué le vendredi & samedi. Chaque Bénévole planifie ses participations en fonction de ses contraintes professionnelles et familiales.
A l'origine, il y a 37 ans, l'évènement a fortement mobilisé la population pour faire connaître l'Histoire du Puisaye. Aujourd'hui, la motivation des premiers jours s’émousse. Les problèmes rencontrés au sein des petites équipes nuisent à la mobilisation générale. La diversification de la famille Guyot dans les autres chantiers comme la construction du château fort de Guédelon, la ferme du château de Saint Fargeau,le château de la Ferté Saint Aubin, le château de Bridoire, .... a contribué au sentiment qu'actuellement l'engagement initial n'est plus aussi fort. D'ailleurs l'équipement n'est plus maintenu en état de fonctionnement. Par exemple, le moteur du bateau dans le lac n'a pas été remplacé, aujourd'hui, il faut tirer à la corde le navire, au final, il n'est plus utilisé si le nombre de Bénévoles de l'équipe est insuffisant pour le manœuvrer.
Au niveau du Bénévolat, les Bénévoles du spectacles ont droit à 6 billets gratuits s'ils s'engagent pour au moins 7 participations sur la saison. Les frais de carburant et de restauration sont à la charge de chaque Bénévole. Sur le chantier du Château fort de Guédelon, les Bénévoles doivent assumer l'hébergement et la restauration à leurs frais.

Chaque soir il faut pallier aux désaffections pour constituer les équipes nécessaires à chaque tableau du spectacle. Par exemple, des équipes de 5 personnes sont nécessaires pour allumer le feu, il n'y a plus que 2 personnes présentes. Au fil du temps, la chronologie des scènes du spectacles n'est plus assurée. Les effectifs présents ne sont plus suffisants pour maintenir le spectacle d'origine.
Chaque Bénévoles doit jouer dans plusieurs tableaux où souvent ils ne connaissent pas vraiment la scène à réaliser. Effectivement dans l'obscurité de la nuit, on supprime ici et là des scènes et on utilise les moyens modernes pour projeter des constructions sur les façades du château. Dans l'ensemble, le public ne s'aperçoit de rien mais en réalité il n'y a plus une cohésion dans la chronologie des étapes historiques par rapport à l'histoire de ce terroir de la Puisaye.
Au niveau de la préparation du spectacle, chaque équipe installe son équipement à l'endroit le plus opportun pour au moment venu produire la scène avec les effets voulus.



Quelques tentes sont plantées afin d'installer les Bénévoles au sec si il pleut. Ces lieux permettent la restauration et la communication des dernières informations avant le spectacle. L'esprit d'entraide est palpable au sein de chaque équipe.


Les chiens de la chasse à cour sont dans leur enclos comme les chevaux utilisés pour les scènes équestres.


Il est environ 20h30, les premiers spectateurs arrivent pour se placer dans la place allouée sur le billet. La capacité d'accueil est d'environ 3.000 personnes sur l'ensemble des 4 travées (A, B, C & D)

Il est 21h30, les personnes s'installent à leur place car normalement il est mentionné que le spectacle commence à 22h. En réalité, on attend que la nuit soit présente pour démarrer, soit environ vers 22h30. Cette année, un effort a été réalisé pour apporter un peu de confort sur les bancs avec la présence d'un petit coussin.

En ce jour du 14 juillet 2017, il y a environ 1.700 personnes, ce qui permet aux personnes gênées en visibilité, de se déplacer vers la travée C. Vers 22h15, un interlude fait patienter le public. On ne comprend pas bien le rapport de la scène jouée avec la suite du spectacle !!! La nuit est tombée, que le spectacle commence.

Les tableaux vont s'enchaîner avec plus ou moins de bonheur.Le Moyen Age est largement développé avec un épisode sur la Croisade et la Chevalerie. La Révolution Française est évoquée à travers la destruction du Château de Saint Fargeau. On ne comprend pas le final sur la période 1914 -1944 !!!
Au niveau des Bénévoles, ils s'activent sous les effets sonores et les projecteurs. Le visiteur regarde sur les scènes situées auprès du château, en face des travées, de l'autre côté du lac, ... Vers 23h, le froid commence à saisir le public malgré les petites laines prévues pour l'occasion.
























Au niveau de la pyrotechnie, quelques feux d’artifice !!! le public attendait un vrai spectacle surtout le 14 juillet, on a assisté à un feu d'artifice de peu d'envergure !!!


En résumé, on annonce au public dans la plaquette du château fort de Guédelon "un des plus grands spectacles d'Europe ! ... des effets spéciaux à vous couper le souffle !"
En réalité, on est loin du compte. Un spectacle à oublier !!! A notre avis, il faut reprendre la totalité du spectacle et travailler avec les Bénévoles pour reconstruire un vrai spectacle historique.
Château de Saint Fargeau 89170 Saint Fargeau France Tél: 03.86.74.05.67 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires:
Spectacle son & lumière tous les vendredis & samedi du 14 juillet au 19 août à partir de 22h
Tarifs: Visite du château adulte 12 €, enfant (6 à 15 ans) 8 €; Spectacle historique adulte 20 €, jeune (6 à 15 ans) 13 € enfant (-6 ans) gratuit
La Baie de Somme est située au-dessus de la Normandie. L'embouchure de la Somme dans la Manche est d'une grande richesse écologique. Les oiseaux migrateurs séjournent dans cette baie avant de reprendre leur voyage. Aujourd'hui, la Réserve naturelle nationale d'environ 3.400 hectares contribue à assurer une certaine quiétude à ce milieu.
Depuis 1999, cette baie est reconnue au même titre que la Baie du Mont Saint Michel. Elle fait partie des plus belles baies du monde.
Depuis 2011, la Baie de Somme est classée "Grand site de France" pour sa grande zone humide. A proximité du phare du Hourdel, la Maison de la Baie de Somme et de l'Oiseau est un lieu incontournable pour s'informer sur les différentes populations d'oiseaux et de leurs migrations. A chaque point d'observation, il y a un ornithologue pour informer les visiteurs sur la faune. Il aide à l'aide de jumelle à l'observation du milieu.
Maison de la Baie de Somme Carrefour du Hourdel 80230 Lanchères Tél: 03.22.26.93.93
Fermé le 1er janvier et le 25 décembre
Ouvert tous les jours, du 04/07/2020 au 30/09/2020 de 10h à 18h30
Ouvert tous les jours, du 01/10/2020 au 15/11/2020 de 10h à 17h
Fermé du 16/11/2020 au 20/12/2020
Ouvert tous les jours, du 21/12/2020 au 31/12/2020 de 10h à 17h
Tarifs: adulte 6,90 €, enfant 4,90 € Forfait Famille 19,90 € sortie nature adulte 12 € enfant 6,50 €
Le milieu littoral est constitué de vasières et de prés salés qui sont au gré des marées recouvertes. Cette richesse permet à + 300 espèces d'oiseaux recensées de séjourner dans la baie.





La pêche artisanale est active sur les ports du Hourdel et de Saint Valéry sur Somme. La pratique de la vente directe est développée lors de l'arrivée au port. Au niveau des espèces proposées en fonction de la saison, il y a du maquereau, de la limande, du carrelet, du cabillaud, du bar, ... et de la coquille Saint Jacques.

La Baie de Somme accueille environ 60 % des phoques veaux marins de France. Cette colonie permet une certaine reproduction de l'espèce dans ce milieu protégé. Il est proposé des visites guidées afin d'observer la faune et le milieu végétal de cet espace préservé.

L'observation de ce milieu est favorisée à travers les postes d’observation implantés le long des sentiers dans le parc du Marquenterre. Le touriste parcourt librement les sentiers au gré de ses envies. Il est recommandé de suivre une visite guidée avec un professionnel afin de découvrir ce milieu naturel.





Parc du Marquenterre 25 bis chemin des Garennes 80120 Saint Quentin en Tourmont Tél: 03.22.25.68.99 ou sortie 03.22.25.20.71
Fermé le 1er janvier et 25 décembre
Ouvert tous les jours, du 01/07/2020 au 30/09/2020 de 10h à 19h
Ouvert tous les jours, du 01/10/2020 au 15/11/2020 de 10h à 18h
Ouvert les samedis & dimanches du 16/11/2020 au 20/11/2020 de 10h à 17h
Ouvert tous les jours, du 21/12/2020 au 31/12/2020 de 10h à 17h
Tarifs: adulte 10,50 €, jeune (6 à 16 ans) 7,90 €, enfant (- 6 ans) gratuit
Sortie nature: adulte 18 €, jeune (6 à 16 ans) 10 €, enfant (- 6 ans) gratuit
L'agriculture est présente à travers les troupeaux de moutons. Au niveau de la gastronomie, il a été créé l'appellation d'origine contrôlée "Prés-salés" de la Baie de Somme comme sur le Mont Saint Michel.


Les falaises de craie d'Ault sur la côte picarde se prolongent jusqu'aux pays de Caux en Normandie. Elles ont été créées il y a + 65 millions d'années.

La cité Le Crotoy est une ville portuaire située sur le rivage nord de la Baie de la Somme. Les activités liées au tourisme sont très développées autour du Parc du Marquenterre et de sa plage de sable fin. L'attrait du lieu a fait venir plusieurs artistes comme Toulouse Lautrec, Sisley, ... mais aussi Colette.

Le patrimoine architectural de cette cité est constitué d'imposante villas en bord de mer où il effort de préservation a été entrepris pour conserver la mémoire du lieu. Son passé de station balnéaire où l'art de vivre est une constante contribue à développer une ambiance détendue. On apprécie de déambuler dans les ruelles à la découverte de lieux insolites où l'art floral apporte une connotation champêtre.

Au bord de la mer, il est impératif de déguster des produits locaux issus de la pêche côtière. Les restaurants et les poissonniers sont approvisionnés tous les jours afin de garantir à la clientèle la fraîcheur des produits de la mer.

La cité est propice à la découverte de l'âme de la Baie de Somme. On peut contempler pendant des heures le bord de mer où l'on observe ses paysages sous des éclairages différents en fonction de l'heure pendant la journée mais aussi avec les conditions météorologiques. La fréquentation du bord de mer est un lieu incontournable à Le Crotoy.

Les amateurs de pratiques sportives peuvent pratiquer la randonnée à pied et à vélo, la Marche Aquatique côtière ou Longe Côte à la marée montante, le kitsurf ...



A l’intérieur des terres, on peut observer dans la nature quelques scènes comme la rencontre de ces chevaux en liberté ...


La cité de Saintt Valéry sur Somme est un lieu où les vacanciers apprécient les différentes activités touristiques comme la pratique du kayak par l’intermédiaire du club local "Kayak & Pirogue Baie des Phoues" qui propose des sorties en mer. Chaque sortie est accompagnée d'un moniteur-guide diplômé.

On peut noter la présence d'une architecture locale le long du quai Jeanne d'Arc et dans le bourg historique en ville haute où les remparts sont encore présents.


Au niveau historique, en 911, le traité de Saint Clair sur Epte négocié entre le viking Rollon et le roi de France Charles le Simple, donne le duché de Normandie aux vikings. Son étendue va s’accroître vers la Basse Normandie actuelle puis à la demande du roi de France, les vikings vont pacifier la Bretagne après des combats violents. Vers 1009, les terres entre Sélune et Couësnon sont rattachées à la Normandie.
Le Duc Guillaume le Conquérant embarque la flotte d'invasion de l'Angleterre en Basse Normandie. Les conditions météorologiques l'ont contraint à faire escale dans le port de Saint Valéry sur Somme au cours de sa navigation vers les côtes anglaises. Lors de la bataille de Hastings en 1066, Guillaume le Conquérant est victorieux. Il envahit l'Angleterre et devient le souverain, sous le nom de Guillaume Ier d'Angleterre. L'Angleterre reste ainsi associée à la Normandie jusqu'en 1204, date à laquelle le Roi de France Philippe Auguste confisque les fiefs de Jean Sans Terre en vertu du droit féodal condamnant l'acte de félonie commis par ce dernier en épousant Isabelle d'Angoulême de force. Cependant, les rois d'Angleterre conservèrent les îles Anglo-Normandes dans leur patrimoine.

L'église Saint-Martin est située à proximité de la porte de Nevers. On peut admirer ses gargouilles et le paysage vers la Baie de Somme.


Les passionnés de nautisme se dirigeront vers le port de plaisance pour entendre les cordages frapper les mâts. Les différents mouvements dans le port est toujours une animation nautique qui charme les touristes.

Une promenade en front de mer est toujours une activité vivifiante. Le quai Blavet et le quai Jeanne d'Arc sont des lieux propices à des ballades au grand air.


On peut admirer les photos exposées du photographe Stéphane Bouilland le long des quais. Il y a des instants immortalisés de la Baie de Somme où la Nature est très présente.




Au niveau des lieux de promenade, on vous recommande la visite de la Chapelle Saint Valéry. Il faut emprunter un sentier situé dans le quartier des pêcheurs qui conduit au Calvaire des Marins. Ce lieu permet une vue panoramique sur la ville basse et la Baie de Somme.

En 1969, la fermeture de la ligne Le Crotoy - Saint-Valery a mobilisé des énergies pour créer l'Association du "Chemin de Fer de la Baie de Somme" dans le but de préserver cette ligne ferroviaire touristique. Depuis, les Bénévoles ont restauré et entrenu les anciennes locomotives comme la locomotive 020 Corpet-Louvet et la 031 Buffaud-Robatel.
Le réseau ferroviaire des Bains de mer transporte + 180.000 touristes par an. Il est proposé plusieurs trajets entre les gares (Saint Valéry sur Somme & Morlay). Le trajet "Le grand large" permet de relier "Le Crotoy" à "Cayeux sur mer". On peut admirer les paysages de la Baie de Somme et découvrir la diversité des espèces qui vivent dans cet espace préservé.
Chemin de Fer de la Baie de Somme Gare 80230 Saint Valery sur Somme Tél: 03.22.26.96.96
Horaires: Il est recommandé d’arriver 45 minutes avant le départ
Tarifs: Pass circulation 2 jours adulte 20 €, jeune (4 à 16 ans) 15 €, enfant (- 4 ans) gratuit
Maison de la Baie de Somme Carrefour du Hourdel 80230 Lanchères Tél: 03.22.26.93.93 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Les amoureux de la petite reine peuvent faire des randonnées autour de la Baie de la Somme. Il existe plusieurs circuits balisés afin de proposer aux cyclistes de belles découvertes en pleine nature.
Le guide édité par la Maison de la Baie de Somme
Office de tourisme de la Baie de Somme 2 place Aristide Briand Cayeux sur Mer 80410 Tél: 03.22.26.61.15 ou 2 place Guillaume Le Conquérant 80230 Saint Valéry sur Somme Tél: 03.22.60.93.50
Les passionnés d'horticulture pourront visiter "Les Jardins de l'Abbaye de Valloires" situés dans la Somme en Picardie. L'Abbaye cistercienne était dépendante de la célèbre Abbaye de Citeaux en Bourgogne. Aujourd'hui, l'Association de Valloires gère les activités réalisées dans les bâtiments. Les Jardins de l'Abbaye sont l’œuvre du paysagiste Gilles Clément.Aujourd'hui, ils sont classés "Jardin remarquable". La superficie s'étend sur environ 8 hectares. Les 5 jardins rassemblent + 5.000 espèces végétales. La composition de cet ensemble permet aux visiteurs de déambuler dans des atmosphères très différentes. Le tableau des floraisons permet de guider les touristes pour choisir le moment le plus approprié pour la contemplation.
Abbaye de Valloires 80120 Argoules Tél:03.22.29.62.33 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires: Mardi 2 Juin au Dimanche 15 novembre 2020., suivant les horaires:
mars, octobre, novembre : 11 h et 15h; week-end: 11h30, 14h, 15h30
avril et septembre: 10h30,11h30,13h30,14h30,15h30 et 16h30
mai, juin, juillet, août: 10h30,11h30,13h30,14h30,15h30,16h30 et 17h30.
Tarifs Abbaye + Jardins: adulte 15,9 € jeune (6 à 15 ans) 9 € enfant (- 6 ans) gratuit
Le Gouffre de Padirac est situé dans le Lot à proximité des sites de la préhistoire comme le site de la Grotte de Lascaux et du village Rocamadour dans la vallée de la Dordogne. Ce site est connu depuis le Moyen Age et il a été habité par les villageois jusqu'au XVIe siècle. Le salpêtre a été exploité pour participer à la fabrication des explosifs pour l'armée mais aussi au salage des viandes.
En 1889, une expédition de spéléologie est organisée par Edouard Alfred Martel avec Foulquier, Armand et Gaupillat. L'expédition s'est attachée les services de plusieurs personnes pour réaliser les manœuvres nécessaires à la descente et à la remontée. Cette expédition va s'effectuer sur plusieurs jours afin de poursuivre les découvertes des galeries et des lacs. Des relevés et des photographies sont effectués pour immortaliser cette découverte. La voie est ouverte pour des explorations ultérieures pour reconnaître le réseau d'environ 40 km de galeries.
L'exploitation touristique est envisagée dès 1896. Il est commandé un escalier pour descendre les 75 mètres du gouffre. Le 1er novembre 1898, les premiers touristes peuvent descendre et contempler le spectacle du monde souterrain sur une longueur d'environ 1 km. Aujourd'hui, le visiteur parcourt 2,5 km de galeries souterraines sur les 42 km recensés.
Le site attire + 400.000 visiteurs/an ce qui le place comme le site souterrain le plus visité de France.


La visite d’environ 1h30 depuis le Hall d’accueil dont 40 minutes sont guidées, comprend :
- La descente dans le Gouffre de Padirac par les escaliers, ou les ascenseurs (au choix, et sans surcoût), en visite libre,
- La promenade en barque sur la Rivière Souterraine, accompagnée par un guide-batelier,
- La visite guidée des galeries à la découverte des splendeurs du site

Cette année, il est proposé aux touristes de revivre l'expérience d'Edouard Alfred Martel lors des "Visites Explorateurs" organisées les 11, 21 et 28 juillet 2017. Cette visite est proposée à la fermeture du site à 20 h. Le Gouffre sera plongé dans le noir et chaque visiteur aura une lanterne. Le parcours se fera à pied et en barque avec les commentaires d'un guide passionné de spéléologie au cours d'une visite d'environ 2h.
Autour du l'entrée du Gouffre d'un diamètre d'environ 35 mètres, il est disposé des panneaux pédagogiques pour vulgariser la connaissance du lieu. Une barrière de sécurité protège les visiteurs d'une chute.


Le visiteur a le choix lors de la descente d'empreinter les escaliers ou l'ascenseur. Il y a plusieurs centaines de manches à descendre mais ce choix permet de visualiser la descente dans ce milieu minéral et végétal. Attention, la température dans la grotte est d'environ 13 ° avec un fort taux d'humidité.



Le parcours à pied le long de la galerie de la Source est en visite libre, c'est à dire que le visiteur peut prendre son temps pour s'attarder sur tel ou tel élément géologique du monde souterrain. Au bout du chemin, le visiteur arrive à l'embarcadère où il va s’installer dans une barque pour une visite commentée de la rivière plane.




On est impressionné par le travail de l'eau sur la roche de puis des millions d'années. Il y a des salles immenses. Ici on remarque la statut Edouard Alfred Martel, qui pose pour la postérité dans son milieu.

Un des instants d'émerveillement, la rivière et les lacs. Il y a une féérie du lieu qui se dégage.


Ce circuit en barque est une belle découverte. On pénètre dans les entrailles de la terre et on est étonné par la transparence de l'eau. Le dépaysement est total avec notre milieu habituel. On est dans le monde du silence. On prend conscience du travail du temps sur les éléments de la Terre. Il faut des millions d'années d'un long travail d'érosion pour arriver à sculpter le paysage souterrain. On se rend compte que le temps d'une vie humaine, la modification de la nature est infime ....

Le Gouffre, 46500 Padirac, France Tél: 05.65.33.64.56
Horaires: ouvert tous les jours du 30 mars au 5 novembre 2017
En ligne, il y a les disponibilités pour programmer les visites en fonction des réservations enregistrées. Attention, il est impossible de réserver en ligne pour le même jour.
Tarifs: Adulte 12,50 €, enfant (4 à 12 ans) 9 € Visite Explorateur: adulte 55 €, enfant 40 € (la réservation est obligatoire)
En 1764, le roi Louis XV autorise la ville à créer une verrerie afin de répondre à la demande de l'évêque de Metz pour écouler le bois alsacien.Dans son plaidoyer, le prélat avait argumenté dans ces termes:
« Sire, la France manque de verrerie d'art, et c'est pour cela que les produits de Bohême y entrent en si grande quantité : d'où il suit une exportation étonnante de deniers, au moment où le royaume en aurait si grand besoin pour se relever de la funeste guerre de 7 ans, et alors que depuis 1760, nos bûcherons sont sans travail ».
Le prélat crée "Les Verreries Saint Anne". En 1773, le prélat vend au verrier Antoine Renault qui s'installe dans cette ville. La période de la Révolution française marque le déclin de l'entreprise. En 1813, l'activité est arrêtée.
En 1816, l'industriel et financier Aimé Gabriel d'Artigues, propriétaire des cristalleries de Vonêche dans les Pays bas, rachète les ruines et négocie avec les autorités de l'époque le droit de produire des pièces à partir du cristaux bruts de Vonêche. Le nouvel établissement se nomme "Établissements de Vonêche à Baccarat". En 1819, les 4 fours sont remis en activité et le site industriel a été modernisé. Cependant, l'emploie de + 300 salariés crée une masse salariale importante ce qui fragilise les comptes de la société. Les pertes financières vont conduire Aimé Gabriel d'Artigues à vendre l'entreprise sur la période 1822-1823. Parmi les associés, M. Pierre Antoine Godard Desmarest va s'impliquer dans la direction de l'entreprise et il va appliquer un nouveau système de comptabilité inventé par lui-même.
Au niveau technique, le top de l'époque était le cristal d'Angleterre. En 1781, la Verrerie Royale de Saint-Louis découvre le secret de la fabrication du cristal (verre au plomb). Elle devient la Cristallerie Saint Louis. A partir de cette découverte, l'activité liée au cristal va devenir l'activité principale à Saint Louis Lès Bitche. A Baccarat, le directeur technique, l'ingénieur polytechnicien Jean Baptiste Toussaint va s'impliquer pour maîtriser la fabrication du cristal à partir du verre fabriqué sur place. En 1823, elle reçoit la médaille d'or à l'exposition ce qui permet d'obtenir une 1ère commande du roi Louis XVIII.
Après cette 1er commande, les grandes familles royales européennes puis du monde vont commander des pièces pour orner leurs demeures. La cristallerie de luxe se développe en Europe. Le site de Baccarat va s'orienter vers ce nouveau marché en développant des produits de plus en plus raffinés. Les progrès techniques obtenus contribuent à la renommée de l'établissement au niveau mondial. La recherche de l'excellence est le moteur de développement du site industriel situé à Baccarat.
En 1841, l'ingénieur François Eugène de Fontenay s'est spécialisé dans le coloration du verre et du cristal. son savoir-faire va permettre de développer une nouvelle gamme de produits.
En 1855, à l'Exposition Universelle de Paris, la cristallerie remporte sa 1ère médaille d'or pour une œuvre d'art. A partir de 1868, l'ingénieur centralien Paul Michaut va diriger l'entreprise. Il va contribuer au développement du site de Baccarat. Pour répondre à la forte demande de l'Asie et en particulier du Japon, une partie du processus de fabrication est industrialisé.
Le site industriel s'étant sur + 6 hectares à Baccarat. En 1900, + 2.200 salariés travaillent à la cristallerie. Au niveau de la ville, environ 75 % de la population dépendaient directement ou indirectement de l'usine.
Les dirigeants de la cristallerie se sont investis dans le développement de la ville de Baccarat à travers des mandats de Maire, sénateur, .... Aujourd'hui, une partie du patrimoine foncier de l'usine a été rétrocédée à la collectivité pour installer l'Office de tourisme, des logements, ...

L'Hôtel de Ville date des années 1920, son architecture est basée sur le style flamand. Les 4 motifs en façade représentent les différents métiers du cristal.

A proximité, l'église Saint Rémy est d'un style contemporain en bordure de la Meurthe.


Au loin, on aperçoit la cheminée de l'usine de la cristallerie de Baccarat.

Le long de la D590, il y a le site industriel de la Cristallerie de Baccarat situé Rue de la Cristallerie. Le complexe s'étend sur plusieurs hectares Cours des Cristalleries.

On remarque que le bâti n'est pas entretenu depuis quelques décennies. Si on emprunte le cours des cristalleries, on arrive au siège et au site industriel.

On arrive sur une grande place où il y a l'entrée de l'usine avec de chaque coté des bâtiments à vocation de logement pour le personnel. Depuis 1830, le développement commercial des activités industrielles du site a nécessité le recrutement de milliers de salariés. Il était impératif de loger les salariés à proximité des unités de production, en particulier le personnel qui alimentait en bois 24h /24h les fours. Depuis le passage au chauffage par le gaz, il n'y a plus cette contrainte pour le personnel.

On aperçoit l'entrée du site industriel à droit.

La chapelle sur le site permettait de pratique la religion catholique au sein de l'usine.

Aujourd'hui, les logements ont été vendus au personnel de la Cristallerie de Baccarat. On remarque le manque d'entretien des nouveaux propriétaires.

Le parking du Musée de Cristal est situé à côté de la boutique Baccarat, rue des Cristalleries. On voit au vent les drapeaux Baccarat qui symbolise l'entrée vers le bâtiment où le musée est installé. Il faut emprunter l'escalier puis se diriger vers la droite en direction de la place.


On a une vue de la ville de Baccarat assez remarquable vers la Meurthe.

Ce château était le lieu où les administrateurs et les directeurs ont vécu pour diriger la Cristallerie de Baccarat. Aujourd'hui, au rez-de-chaussée sur l'aile droite, il y a le musée du cristal.

Pour la petite histoire, lorsque nous avons visité ce lieu, les personnes qui sortaient parlaient d'une "escroquerie" à propos de la visite du musée !!!
L'accueil se fait dans une petite entrée. Après on se dirige vers la 1ère salle où un lustre en cristal de Baccarat trône au milieu de la pièce aux dimensions modestes.

Aux murs, il y a des panneaux explicatifs avec des croquis pour expliquer la complexité de la confection d'une telle pièce.

On pénètre dans une autre salle en enfilade où l'on est surpris par la mise en valeur des pièces exposées. Les visiteurs sont étonnés par l'emploi de simples étagères pour présenter des œuvres d'art !!!

Certaines pièces exposées ont des panneaux explicatifs du travail réalisé à partir d'un dessin technique.

Des petites étiquettes précisent le nom de l'objet et parfois il y a un petit texte d'accompagnement.


Sur une grande étagère, il y a plusieurs séries liées à l'Art de la table. En particulier, il y a le service "Harcourt" créé en 1825 sur l'inspiration Aimé-Gabriel d'Artigues et commercialisé par Pierre Antoine Godard Desmarest.


On doit reconnaître que l'espace est restreint pour admirer les pièces. On remarque le travail de la colorisation de certaines pièces de cristal.

Certaines pièces semblent très contemporaines, en réalité, elles datent années 20.


On montre deux moules pour permettre aux visiteurs de visualiser une partie du travail de la fabrication d'une pièce d'art.

Enfin le visiteur aperçoit quelques pièces exceptionnelles qui ont fait la réputation mondiale de cette cristallerie depuis plusieurs siècles.




La production de flacons de parfum pour les grandes maisons françaises va devenir une activité qui a pris de l'essor. Les grands parfumeurs voulaient des œuvres d'art pour sublimer les senteurs.



Il y a une petite collection de vases exposés.

Dans la dernière petite pièce, il y a le trésor de ce musée, la recomposition d'une tablée pour un dîner dans un décor de féérie. On plonge le visiteur dans une vision du luxe à la française.

Le visiteur rebrousse chemin pour retourner à l'accueil. On demande s'il y a une visite de l'usine prévue pour visualiser le travail des ouvriers sur la matière brut du cristal. Non, il n'y a pas de visite du site industriel mais si on attend un peu, on vous diffuse un film d'environ 15 mn.
Effectivement si on compare avec le Musée Lalique .... c'est le jour et la nuit !!! La durée de la visite s'est faîte en 20 minutes !!!
Par contre, une visite à la boutique s'impose si vous êtes amoureux du cristal de Baccarat. Les nombreuses pièces sont parfaitement exposées, il y a des bijoux, des vases, des lustres, l'Art de la table avec des services de verres et de carafes, des œuvres d'Art, ...





On remarque le modèle de verre de dégustation en cristal clair "Romanée conti", on est émerveillé par la finesse de l'épaisseur de la paroi, coût 260 €.
Le mariage de l'héritière de la cristallerie de Baccarat avec Joseph Albert Aldebert de Chambrun en 1853 va transmettre cet héritage à cette famille jusqu'en 1989. A cette date, la société est vendue au groupe hôtelier Taittinger. Ce groupe a acquis la majorité du capital. En 2005, le groupe Taittinger est acheté par le Fonds d'investissement américain Starwood Capital Group, spécialisé dans l'immobilier. En 2015, le Fonds d'investissement américain vend la branche hôtelière pour un montant + 1 milliard € au groupe chinois Jinjiang International.
En 2016, la cristallerie a réalisé un chiffre d'affaires de 148 millions € avec un bénéfice d'environ 2,2 millions €.
En 2017, le groupe chinois Fortune Fountain Capital (FFC) est en négociation exclusive pour racheter la Cristallerie de Baccarat pour le somme d'environ 185 millions €. Selon les modalités, il a été négocié le maintien des 500 salariés sur le site de Baccarat en maintenant l'activité où le savoir-faire français est une référence internationale.

Galerie-Musée Baccarat Cours des Cristalleries 54120 Baccarat Tél: 03.83.76.61.37
Horaires: mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h & durant la période estivale de Juillet & Août ouverture non stop du mardi au dimanche de 10h à 18h
Tarifs: adulte 5 €, adolescent (12 à 18 ans) 3 €, enfant gratuit
Le Village alsacien de Riquewihr
Écrit par Super UserLe village médiéval alsacien de Riquewihr est situé à proximité des villages de Ribeauvillé et Kaysersberg et du Château du Haut Koenigsbourg. Elle est l'une des communes du Parc régional des Ballons d'Alsace. On aperçoit les coteaux où sont plantés les vignes des crus alsaciens.

Le patrimoine architectural de ce village est exceptionnel. Les maisons classées à l'inventaire des Monuments historiques sont du XVIe siècle et XVIIe siècle. On peut citer la "Maison du Vigneron", l'Ancienne maison de tonnelier", la "Maison de vigneron appelée Nid de cigogne", ... Une grande partie de ce patrimoine est situé dans la rue principale du village, la rue du Général de Gaulle. Ce village a obtenu le label "Plus beaux villages de France." Le commerce du vin a permis l'enrichissement des vignerons sur plusieurs siècles.

Il est rare de rencontrer une unité architecturale entretenue. On est attentif au moindre détail comme une boiserie sculptée, un élément d'enrichissement en façade, une enseigne en fer forgée, les couleurs, ....



La maison Dieffenbach est datée de 1606, aujourd'hui, il est installé au rez de chaussée la boutique "La cristallerie".

Au 16 de la rue du Général de Gaulle, il y a le Musée - boutique Hansi. Ce dessinateur alsacien a étudié à Lyon le dessin industriel et des cours de peinture et des Arts décoratifs. Il va revenir en Alsace et il s'oriente vers le dessin des cartes postales dans un style humoristique où il représente des scènes villageoises avec une mise en scène satirique contre l'empire germanique.
Le long de la rue principale, il y a des ruelles et des cours aménagées en restaurant. Le tourisme a permis de développer des activités liées à la restauration mais aussi à l'artisanat.

En Alsace, on recherche les célèbres Cigognes. Sur le toit de la maison de vigneron appelé"Nid de cigogne" où est installé le musée Hansi à proximité de la maison "Le gratteciel" de 1561, il y a un nid où un couple de cigogne s'est installé.


On vous recommande d'entrée à la boutique " Féérie de Noël" pour découvrir l'esprit de Noël alsacien. L'intérieur est une véritable caverne d'Alibaba où l'on trouve des décorations et des accessoires pour fêter dignement d'arrivée du Père Noël. Il est difficile de ne pas craquer ....
En continuant à se diriger vers la porte sous le Dolder, on continue à observer un bâti de qualité. On examine les techniques de construction alsacienne à travers la maison à colombages. L'utilisation du bois abondant dans cette région a permis l'émergence du style alsacien. La technique employée limite l'usage de maçonnerie au profit de la charpente en bois. L'ossature en bois est la pièce maîtresse de la construction traditionnelle. Après cette étape, un torchis est appliqué puis d'un enduit à la chaux de couleur blanche mais aussi teinté en rouge, jaune ou bleu. La toiture doit avoir une pente d'environ 60° pour évacuer la neige en hiver.



On remarque la sculpture sur le poteau d'angle qui est remarquable.En Alsace, le poteau d'angle peut être sculpté avec soit des personnages, soit des motifs géomériques, ...

Cette façade est l'une des plus ornées de la rue du Général de Gaulle. Il y a un vrai travail de mise en valeur à travers les motifs sculptés sur les poutres et une continuité sur les fenêtres en utilisant un motif qui représente la vigne.



A l'origine, vers 1290, il est édifié une muraille et un beffroi d'environ 25 mètres de hauteur pour sécuriser le village des brigands. Le beffroi (ou Dolder) est la porte d'entrée du village. Il était habitait par les gardiens qui devaient assurer l'ouverture et la fermeture de la porte le soir.

A proximité du beffroi, il y a la fontaine de la Sinne où il est indiqué la direction de la Tour des voleurs.

Il faut s'aventurer dans les ruelles pour découvrir un espace plus calme car le village est envahie par les touristes du monde entier. Les japonais ont élu ce village comme le plus beau village de France.

L'ancien Hôtel de Berkheim a été bâti en 1523. On remarque une tourelle hexagonale où un cadran solaire est peint. Le bâtiment est réalisé en maçonnerie avec des fenêtres à meneaux.

On remarque que le centre-ville est pavé à l'ancienne. La chaussée est bombée par son centre et à chaque extrémité, il y a une rigole.


Après le beffroi, il y a une partie du mur de fortification avec un espace vert aménagé le long du mur. On repasse sous le beffroi pour revenir vers la rue du Général de Gaulle.


Au niveau du commerce, une rapide enquête auprès des commerçants confirme que la baisse du pouvoir d'achat des français limite les achats de plaisir. La fréquentation de la cité est toujours en hausse mais le chiffre d'affaires est en baisse.


L'ancien château des comtes de Wurtemberg est devenu le musée de la Communication. Après l'achat des terres de Reichenweiher (Riquewihr) en 1324, la dynastie va assoir son autorité par le mariage avec Henriette de Montfaucon, héritière du comté de Montbéliard. Le village de Riquewihr devient la capitale des deux comtés. Cette famille va apporter la prospérité à la cité.

Office de Tourisme - Bureau d'accueil de Riquewihr 2 rue de la 1ère Armée 68340 Riquewihr Tél: 03.89.73.23. 23 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Ouistreham Riva Bella est située à l'embouchure de l'Orne où le canal de Caen permet aux navires d'aller décharger les containers et les produits à Caen. Sa situation géographique permet à cette cité d'avoir un important port de plaisance sur la Manche dans le département du Calvados.
Le port de plaisance a une capacité d'accueil de + 650 bateaux. Sur le site on trouve les magasins d'accastillage et les professionnels des différentes corporations du monde du nautisme. L'été, les plaisanciers parcourent le littoral normand et ce port est un point d'escale abrité.
Le chantier nautique d'entretien et de gardiennage Jeanneau situé sur le quai Jean Charcot date + 30 ans. Les anciens se rappellent que la saturation du port de plaisance avait conduit un certain nombre de plaisanciers à installer des mouillages et des pontons de fortune pour héberger leurs voiliers et bateaux pêche promenade le long du canal. Aujourd'hui, il n'y a plus de bateau.

En 1838, il est arrêté le creusement du canal de Caen sur l'Orne qui relie Caen à la Manche. Le développement du commerce maritime doit contribuer au développement économique de la capitale de la Basse Normandie. Deux écluses doivent être construites, une à Caen l'autre à Ouistreham. En 1857, le canal est ouvert au trafic maritime.
Les écluses de Ouistreham permettent aujourd'hui l'accès des navires de 28 et 30 000 tonnes. L'écluse Ouest mesure 225 mètres sur 28,45 mètres, l'écluse Est mesure 181 mètres sur 18,80 mètres. Le tirant d'eau dans le canal varie de 8,95 mètres à 8,60 mètres. L'écluse Ouest est utilisée pour les navires marchands et l'écluse Est est utilisée pour la plaisance.
La nécessité d'une écluse à Ouistreham est créée par l'existence d'un marnage important entre le niveau de l'eau dans le canal et le niveau de l'eau dans le chenal. Lors d'un coefficient de vive eau de 120, on peut atteindre un écart de hauteur + 7 mètres.

La capitainerie a une vision lointaine au large qui permet de réguler le trafic entre les navires de la marine marchande, les ferries, les navires de pêche et les plaisanciers.

Le phare actuel a été mis en service en 1905 en remplacement d'une tour carrée. Au niveau maritime, ses éclats sont visibles jusqu'à 16 milles du port. Ce phare est automatisé. On peut le visiter à certaines époques de l'année.

Le franchissement d'une écluse est toujours un moment délicat qui exige de l'attention pour les marins à bord. Il faut synchroniser avec les bouts par rapport aux bites d’amarrage, la descente ou la montée du bateau par rapport au niveau de l'eau dans le bassin de l'écluse.
Au cours de l'été, il y a plusieurs centaines de bateaux de toutes les tailles avec plus ou moins de facilité pour manœuvrer qui doivent rentrer dans l'écluse. Souvent, les novices se mettent à quai les premiers ce qui permettent aux habitués d’accoster et se mettre à couple.

Lors de l'ouverture de la porte, il y a souvent des moments de panique car il y a toujours des marins qui veulent sortir les premiers sans s'occuper des capacités de manœuvre de telle ou telle embarcation.
Le top, lorsque la gendarmerie fait bloquer l'ouverture des portes pour réaliser un contrôle réglementaire de l'équipement de sécurité obligatoire en mer en fonction de la catégorie de navigation du bateau.


Le balisage maritime permet aux bateaux d'éviter de s'échouer sur les bancs de bâture, le banc de l'île, le banc des corbeilles et le banc de la carcasse à la sortie du chenal. Vers les pontons, il y a un aménagement qui permet de mettre à l'eau les petites embarcations à moteur de style zodiac ou pêche promenade. Vers la pointe, il y a des pontons installés pour le mouillage des bateaux de plaisance en attente pour passer une écluse en fonction des marées.

Les pontons permettent aux marin pêcheurs de débarquer les équipements et d'embarquer les équipages avant la sortie en mer.



On aperçoit le chalutier le "Yaka" à quai. Les marins sont en train de débarquer les caisses de poissons et de crustacés avant de repartir en mer. Il pratique la vente directe sous la halle.


Le poisson frais débarqué est aussitôt mis sur les étalages pour la vente aux particuliers. Les habitués viennent chercher le poisson pour le déjeuner ou le dîner du jour. En fonction de l'arrivage, il peut y avoir de la sole, du maquereaux, du homard, du turbot, du bar, ... Au niveau du prix, par exemple, la sole est à 38 €/kg et le homard à 33 €/kg à la fin du mois d'avril 2017.



Le chalutier le "Yaka" est déjà en route pour une nouvelle pêche. La mer est calme au large, il y a une légère brume.

En direction de la gare Maritime d'Ouistreham-Caen, il y a des parcours balisés pour les vélos et pour les randonnées à pied.
Au niveau du vélo, il y a deux options possibles, soit un parcours le long du littoral normand, soit un parcours d'Ouistreham à Domfront long de 126 km.
En 1986, à proximité de la rue des Dunes, la gare maritime de Caen Ouistreham ouvrait la nouvelle ligne entre Ouistreham et Portsmouth en Grande Bretagne. En 2016, + 1 million de passagers ont effectué la traversée entre la France & l'Angleterre.


Au niveau tarifaire, il y a des promotions si vous êtes disponibles au niveau des dates de départ. En journée, il y a 3 rotations, il faut environ 6h pour faire la traversée. En pleine nuit, il faut 7h. Les prix sont fonctions de l'horaire de départ, il faut compter au meilleur prix 39 €/aller.
Il existe un service de navette entre la gare maritime et le centre ville de Caen.

A+
Lisbonne, la capitale à la mode.
Écrit par Super UserLe Portugal et sa capitale Lisbonne sont devenus des destinations très prisées des européens et des français en particulier. Depuis les évènements dans les pays arabes, les européens recherchent des destinations sécurisées au sein de l'Europe. On présente le Portugal comme le nouvel "eldorado" des retraités et des actifs.
Le Portugal adhère à l'Union Européenne en 1986 ce qui permet d'obtenir des financements pour financer des grands projets d'urbanisation. En 1998, Lisbonne a accueilli l'Exposition Universelle sur le thème de " Les Océans, un patrimoine pour le futur". Le site choisi est situé à l'Est de Lisboa sur une ancienne zone portuaire. A cette époque, ce projet urbain intègre à partir des infrastructures temporaires des pavillons des nations le souci de créer un quartier moderne de niveau européen. Aujourd'hui, ce quartier se nomme le Parc des Nations.
Le quartier de Belém à l’Ouest de Lisbonne est un haut lieu touristique et il est prisé par les portugais. Le Monastère Dos Jeronimos est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. A l'intérieur du Centre culturel de Belém, il y a le Musée de la Collection de Berardo , l'une des plus importantes collections d'art contemporain d'Europe.
Notre reportage s'est réalisé à la fin du mois de février 2017 sur 3 jours pour découvrir les quartiers de Belém, du Parc des Nations et du Vieux Lisbonne.

Au préalable, on prépare ce voyage en réunissant les informations sur l'hébergement, le moyen de transport le plus adapté pour circuler à Lisbonne et le coût des entrées aux musées et à l'Océanarium.
Au niveau du transport entre Lyon et Lisbonne, le moyen le plus adapté est l'avion. On déniche un vol direct A/R pour 2 adultes et 1 enfant (+13 ans) sur EasyJet sur la période scolaire des vacances de février. On décalant notre départ et notre retour le gain est intéressant. On opte de voyager avec un seul bagage de cabine par personne.
En s'informant sur le moyen le plus adapté pour circuler à Lisboa, il apparait que la solution la plus pertinente est d'utiliser les transports en commun (métro, tram, bus). La particularité de cette capitale, c'est qu'il existe plusieurs compagnies pour gérer les déplacements par zone. Après avoir fait le tri, il apparait deux solutions:
- soit on prend la carte des transports en commun de Viva Viagem (coût: 0,50 €) avec soit une consommation à l'unité soit on opte pour le pass 24h à 6 €/pers.

- soit on prend la carte Lisboa Card (3 adultes 48,50 €/jour ). Elle permet d'accéder à une liste de musées gratuitement ou avec des remises et vous avez le pass pour circuler sur tous les moyens de transports de Lisbonne.

En fonction de votre programme de visite, soit vous optez pour la Lisboa Card pour la totalité de votre séjour si vous avez décidé de faire les musées, .... ou vous panachez. Dans notre cas, il était plus pertinent de prendre la Lisboa Card le mardi (coût: 48,50 €) et de faire le complément avec la carte Viva Viagem avec la formule pass 24 h pour 2 jours (coût: 36 €).
La carte Lisboa Card se prend à l'aéroport de Lisbonne. Dans le hall, il y a le bureau "Informaçao turistica", il faut s'adresser à ce personnel pour acheter la carte et demander un plan des transports en commun à Lisbonne, il est gratuit.

Dans l'aéroport, vous avez la signalétique pour vous diriger vers la station du métro, la ligne rouge. Cette ligne relie l'aéroport au centre-ville en passant par Belém (arrêt Oriente). Le terminus est à la station Saint Sebastiao. Pour acheter la carte Viva Viagem et charger les pass, il faut utiliser les automates situés dans les stations. En général, les cartes bancaires européennes ne passent pas, alors il faut se rendre au guichet où le personnel fait les opérations nécessaires et encaisse le prix de la prestation commandée. Attention, le personnel ne maitrise pas souvent la langue française, l'anglais est la solution pour arriver à se faire comprendre.

Il existe 4 lignes de métro à Lisbonne, la ligne rouge, la ligne bleue, la ligne verte et la ligne jaune. Les rames de métro sont importantes, en fonction des heures d'affluence, chaque rame peut être bondée. Les stations sont propres. En général, les lignes fonctionnent de 6h30 à 1h00.


La course du taxi à Lisbonne coûte entre 12 et 25 € en moyenne en fonction de la durée du trajet. Attention à l'arnaque, il faut que le compteur soit allumé du taxi pour obtenir le vrai prix de la course. Le chauffeur de taxi réclame souvent 1,20 € par valise.

Au niveau de l'hébergement, il y a un choix important en fonction de la localisation du lieu (hôtel, appartement chez un particulier via Airbnb, Auberge de Jeunesse, Appartement hôtel, .) à tous les prix. En principe, le prix est inférieur à un hébergement similaire en France. Pour rappel, la rémunération moyenne au Portugal est d’environ 400 €/mois.
Notre option a été de rechercher un logement indépendant où l'on pouvait faire un peu de cuisine pour éviter les restaurants au déjeuner et au dîner tous les jours et un service hôtelier avec le ménage fait tous les jours en centre-ville. Par le site booking nous avons déniché l'hébergement à "Réal Residencia Apartamentos Turisticos" (rue Ramalho Ortigao 41Avenidas Novas Lisboa 1070-228) avec une réservation d'une chambre familiale pour 4 nuits pour un coût de 285 € + 1 € taxe de séjour/per par jour. Le débit de la réservation n'a pas été débitée et nous avions la possibilité de régler au moment du départ.
Ce logement bénéficie d'un personnel présent 24h/24h. Le ménage est fait en matinée. Le canapé en lit d'appoint n'est pas top et il est situé sur le couloir aérien de l'aéroport. Cependant, le personnel présent à l'accueil fait le maxi pour vous aider lors de votre séjour pour vous fournir un plan du métro, poster vos cartes postales, ....
L'équipement de la cuisine est limité au strict minimum mais pour préparer un petit dîner il est suffisant. Il y a un réfrigérateur d'une belle capacité.


L'emplacement de cet appartement hôtel est situé à proximité du métro à environ 400 m et du Parc de Santa Gertrudes. Il y a aussi le centre commercial occidental qui permet de faire ses courses avant de rentrer pour préparer le repas.

Au niveau du coût de la vie courant à Lisbonne par rapport à la France, le carburant et les biens culturels sont plus chers. Au niveau de l'alimentation, si vous allez dans un centre de type européen, les prix sont assez similaires par contre si vous allez dans des magasins pour les portugais, les prix sont moins élevés. Le stationnement est payant dans le centre-ville. Au niveau des restaurants, si vous fréquentez des restaurants à la mode de la "bistronomie" les prix sont assez élevés par rapport au salaire moyen d'un portugais. Par contre si vous dénichez un vrai restaurant portugais en dehors des zones touristiques, le prix est nettement moins élevé. Attention, au restaurant, on peut vous apporter des amuse-bouches qui sont facturés à l'unité. Attention, cette pratique peut faire grimper la note du restaurant très rapidement. Un conseil, il faut refuser dès le départ lors de la 1ère présentation à table. Au niveau de l'addition, la pratique du pourboire n'est pas obligatoire pour le service, sinon comptez 5 % à 10 %. Attention, le pain et le beurre sont souvent facturés.
A l'aéroport, il y a un coupon taxi à 23 € qui est valable sur toutes les destinations du centre-ville de Lisbonne avec les bagages inclus.
Au niveau de la météorologie, le dimanche 26 février 2017, la température était de 17 °. Au cours de notre séjour sur la période du lundi au jeudi, la température matinale était en moyenne de 12 ° avec une petite averse d'une durée 15 mn et l'après-midi un temps assez doux avec 16 °.
Au niveau de la propreté et de la sécurité, les touristes sont impressionnés par la propreté de la ville. Il n'y a pas de papier qui traîne, les gens ne crachent pas dans la rue, .... au niveau de la Sécurité, la police est présente en ville et sur les lieux touristiques. Dans le métro, il y a des messages à l'intention des touristes pour prévenir de la présence des pickpockets.
Belém Monastère dos Jeronimus
Le quartier de Belém est situé à l'Ouest du centre-ville à environ 6 km. Les grands navigateurs comme Vasco da Gama sont partis de ce lieu. La construction du Monastère Dos Jeronimus est ordonné par le roi du Portugal Manuel 1er en hommage aux explorateurs portugais. L'édifice a été financé par une taxe sur le commerce des épices orientaux.
Ce monastère doit être le symbole de la richesse du Portugal apportée par le commerce des possessions découvertes par les explorateurs. L'ordre religieux des Hiéronymites va venir s'installer dans ce magnifique édifice. L'architecte Diogo Boitaca va commencer sa construction selon les préceptes du style gothique. Sa construction va durer environ 50 ans. Au niveau du coût, on cite la valeur de 750 kg d'or/an. Une somme colossale pour l'époque.
En 1983, l'UNESCO inscrit ce monastère à la liste du patrimoine mondial à sauvegarder. Le Monastère est ouvert à la visite au public tous les jours de la semaine à partir de 10h.
Du centre ville, on prend le métro ligne Bleue jusqu'à l'arrêt "Terreino do Paça" puis prendre le tramway E15 sur la place près de l'Arc de la rua Augusta en direction Belem/Algès pour aller vers le quartier de Belém. On vous conseille d'arriver sur place vers 9h30 pour être dans les premiers à l'ouverture à 10h00, sinon, il y a une file d'attente. A l'entrée, il faut se positionner sur soit l'entrée du musée, soit l'entrée de l'église, soit l'entrée du Monastère. Pour notre part, on a commencé par la visite du musée. On a présenté la Lisboa card, ainsi l'entrée était gratuite.

La présentation de la Liboa card permet d'éviter de refaire la queue pour entrer dans l'église.Le planton vous ouvre le passage.

Le cloître est un carré de 55 m de coté avec 2 étages. On est impressionné par les nombreuses décorations sculptées. Le rez de chaussée a été bâti par l'architecte Diogo Boitaca. Au niveau du style, on est dans le Gothique et de la Renaissance. Le 2e étage est dessiné par l'architecte Joao de Castilho dans un style moins exubérant.


On est impressionné par la qualité artistique des arcades et des colonettes.



On admire les voûtes des galeries du cloître.

On s'interroge sur la signification des motifs sur cette colonne.



La salle capitulaire du cloître est immense. Le tombeau de l'écrivain Alexandre Herculano trône au milieu de cette pièce. Il n'y a aucun meuble. On est attiré par les quelques tableaux présents.


L'église Santa Maria est composée de 3 nefs d'une hauteur de 20 m. La lumière est tamisée. Le tombeau de Vasco da Gama a été édifié au XIXe siècle pour honorer ce grand navigateur portugais. Son accès est gratuit.

Au 1er étage, on a une vue magnifique sur l'architecture intérieure de l'église. On apprécie cette atmosphère de recueil et de prière. On ressent le poids du passé de ce prestigieux monastère.


Le visiteur est intrigué par l'effacement du visage de cette sculpture, cela rappelle l'époque de la Révolution française où l'on a coupé les têtes des représentations dans les églises et les monastères.

Les tableaux présents imagent les scènes de la Foi dans un pays catholique.

Les principales portes du monastère sont très travaillées. Le style manuélin s'exprime par la volonté du roi Manuel 1er vers 1500.

Le Musée National d'Archéologie présente quelques vestiges intéressants de la période romaine. Dans une autre salle consacrée à l'Egypte, vous avez une collection de sarcophages.

Monastère Dos Jeronimus
Plaça do Império 1400 - 206
1449 Lisboa Portugal
Tél: +351 213 620 034
Tramway ligne 15 E arrêt Cento cultural de Belém
Horaires: Octobre à avril: 10 h - 17h30 de mai à septembre 10h - 18h30
Tarifs: Cloître: adulte 10 €, enfant 5 € gratuit avec la Lisboa card. Eglise: gratuit
Possibilité d'acheter un billet Cloître + Torre de Belém à 12 €
Belém Musée Berardo
Attention en général les musées portugais sont fermés le lundi au public.
En sortant du Monastère on emprunte un passage piéton pour traverser la rue de Belém pour se diriger vers le Jardin de la Praça do Império. L'endroit est reposant. On peut pique-niquer.
On se dirige vers le Centro Cultural de Belém où il y a le Musée du Désign et le Muséo Coleçao Berardo.
Le Centre Culturel de Belém (CCB) a été dessiné par les architectes Vittorio Gregotti et Manuel Salgado. Sa réalisation commence en 1989, il faut bâtir 140.000 m² de surface culturelle. Le projet initial met l'accent sur l'utilisation par tous les Arts de la scène (danse, musique, théâtre) mais aussi sur le côté muséologie.
L'édifice a reçu en 1993 le prix international de la construction en pierres.


Le lieu est un peu désert, il est 11h45. On rentre et on se dirige vers le Musée d'Art Moderne et Contemporain Berardo au 1er étage.

Le lieu est magnifique. La pierre est utilisée pour apporter une certaine chaleur à l'endroit. Il y a une grande modernité à travers les lignes qui se dégage.

Un espace de verdure a été aménagé devant l'entrée du Musée de la Collection Bérardo. Nous avons de la chance, les magnolias sont fleuris.

La Collection exceptionnelle présentée est l’œuvre de José Berardo. Ce fils d'agriculteur portugais va avoir un parcours qui va le conduire en Afrique du Sud où il fait fortune grâce à l'achat d'une mine d'or abandonnée. Déjà dans son enfance, il commençait à collectionner les timbres et les cartes postales. Après avoir fortune, il commence à voyager et à fréquenter les musées comme le Louvre à Paris. Sa collection personnelle a été bâtie pour témoigner des différents courants artistiques du XXe siècle. Chaque achat a été guidé par le ressenti émotionnel dégagé par l'oeuvre et par l'importance culturelle de cette oeuvre dans l'Histoire de l'Art.
L'idée de José Berardo a été de proposer une partie de sa collection privée à exposer dans un musée pour doter le Portugal d'une collection de 1ère importance comme dans les principaux pays européens. Le gouvernement portugais a compris l'intérêt de ce projet culturel. En 1996, le musée de la Collection Berardo ouvre au public en présentant un fond 1 millier d’œuvres.
Le musée est fonctionnel. On circule de salle en salle sans difficulté. L'implantation a été étudiée pour permettre aux visiteurs d'apprécier les œuvres dans le calme et la sérénité.

La chronologie présentée permet de découvrir ou redécouvrir certaines œuvres majeures des différents courants du XXe siècle.









Le visiteur prend du plaisir à contempler les œuvres présentées. Il n'y a pas beaucoup d’affluence ce qui contribue à permettre à chacun de vivre certaines émotions devant certaines œuvres exposées.







Les grands noms de la peinture mondiale sont présents Pablo Picasso, Salvador Dali, André Masson, Andy Warhol, Richard Hamilton, Anselm Kiefer, Jackson Pollock, Alexander Calder, Marcel Duchamp, Jean Hans, Joan Miro ...



La série photographique exposée est très intéressante, on observe à travers les différentes prises de vues à la fois la technicité et la sensibilité de chaque photographe.

Il y a quelques sculptures et compressions qui méritent une certaine attention.

En résumé, la collection permanente est de grande qualité, il y a réuni des œuvres remarquables. La partie consacrée à la photographie est plus limitée mais il y a quelques clichés intéressants. Les sculptures sont des belles pièces mais la partie consacrée à l'exposition temporaire a une portée culturelle plus limitée.
Musée d'Art Moderne et Contemporain - Museu Colecao Berardo
Prado do Império 1449
Lisboa Portugal
Tél: 351.213.612.924
Horaires: 10 h - 19h
Tarifs:adulte 5 € Lisboa card gratuit
Belém
En sortant du Centre Culturel de Belem, vous êtes dans le Jardin de la Plaça do Império, le Jardin de Belém est dans sa continuité vers le Pont du 25 Avril.

Il faut utiliser les passages pour les piétons pour circuler entre les jardins et le Monastère dos Jeronimos. On voit au loin le 1er pont suspendu sur le Tage, le pont du 25 Avril.


Les allées sont très larges pour accueillir un public nombreux aux moments des festivités, par exemple, le Carnaval au cours de la période de la fin du mois de février.



Les plus gourmands vont se diriger vers la rue de Belém pour déguster la pâtisserie locale le fameux "Pastéis de Belem" au 84-92 de la rue. Cette gourmandise est un flan crémeux à l'intérieur et plus croustillant à l’extérieur.


En direction du monument édifié à la gloire des explorateurs portugais "le Padrao dos Descobrimentos" au bord du Tage, il y a un bassin où les plaisanciers peuvent mouiller.

A proximité du Monument des Découvertes, il y a la " Rose des Vents" constituée de marbre rose encastrée dans la chaussée. La carte s'apprécie mieux du haut de la Tour. Cette carte géographique permet aux visiteurs de situer les grandes découvertes des explorateurs portugais.

Le visiteur est impressionné par la qualité de ce monument dédié aux explorateurs portugais. Il a été bâti à l'endroit où Vasco da Gama est parti découvrir une nouvelle route vers les Indes. Ce quai le long du Tage a vu partir les plus grandes expéditions portugaises mais aussi Christophe Colomb lors de son retour vers l'Espagne. La hauteur de l’édifice est de 52 mètres.

En se rapprochant, on découvre les principaux acteurs dont le prince Henri le Navigateur débout sur la proue de la Caravelle symbolisée, puis le roi Afonso V, Vasco da Gama, Pedro Alvares Cabral et le 1er explorateur à faire le tour du monde, Ferdinand Magellan. Au total, il y a 32 statues sur les deux côtés. Il y a l'emblème de l'Ordre d'Aviz, "une croix décorée de l'épée", cet ordre a participé au financement des expéditions lointaines.


Ce monument a été conçu à l'occasion de l'Exposition du Monde Portugais" en 1940. Ce projet architectural sera concrétisé par l'architecte Cottinelli Telmo et le sculpteur Leopoldo de Almeida en 1960, lors des commémorations des 500 ans de la mort de l'infant Henrique le Navigateur Aujourd'hui, le public visite une réplique.
Le visiteur peut monter à l'intérieur de l'édifice pour avoir un point vue exceptionnel sur le Tage. Il faut payer 4 €/pers.


En longeant le Tage,on se dirige vers la "Torre de belém". La promenade est agréable, on peut prendre son temps et admirer le paysage.


La Tour de Belém a été construite pour protéger l'entrée du port de Lisbonne et le Monastère des Hiéronymites vers 1515. Cette petite forteresse était équipée de 17 canons de gros calibre. La tour mesure 35 mètres de hauteur.

Pour l'anecdote, l'entrée du Tage était protégée par la forteresse de Belém sur la rive droite et sur la rive par les forts de San Juliano et Bugio. Le 11 juillet 1831, la bataille du Tage est engagée entre la flotte française et la flotte portugaise assistée par l'action des forts. La flotte française commandée par le contre-amiral Albin Roussin arrive à passer les lignes de défense. Il a menacé de bombarder la capitale si le roi du Portugal, Michel 1er n'acceptait les exigences de la France ...
La Tour de Belém se visite de 10 h à 17h30. Elle est fermée à la visite le lundi. Coût: 6 €/pers. gratuit avec la Liboa card.
Dans le jardin de la Tour de Belém, il y a exposé une réplique de l'avion qui a relié pour la 1ère fois Lisboa à Rio de Janeiro en 1922.

Si vous voulez rentrer sur le centre-ville, il faut traverser le parc vers la passerelle pour se diriger vers l'hôtel "Palais du Gouverneur". La passerelle permet de franchir l'avenue Brasilia. On reprend le tramway 15 E et on sort à l'arrêt situé sur la place du Commerce.



L'ancienne maison du gouverneur est devenu un hôtel de luxe récemment rénové.

Attention dans les quartiers touristiques comme Belém, les restaurants sont nettement plus chers. Exemple, à proximité du Monastère dos Jeronimos, dans un petit restaurant à l'étage, il faut compter + 10 €/plat.
Tram 28
Le tramway de la ligne 28 est un incontournable de la visite de Lisboa. Il dessert les quartiers de l'Alfama, le Chiado et le centre-ville. La société Carris exploite 40 véhicules historiques restaurés.
Il faut se rendre à la Praça do Martim Moniz pour prendre le Tram 28. Il est recommandé d'arriver tôt pour éviter une file d'attente trop longue. La fréquence est d'environ un tram toutes les 11 minutes.


Les touristes sont nombreux à venir découvrir cette attraction. Le parcours le plus emprunté est " Baixa, Graça et l'Alfama " ce qui permet de s'arrêter à la cathédrale et à Santa Luzia.

Si vous êtes dans les premières personnes à monter dans le tram, il faut se placer à côté de la fenêtre ou mieux mais en restant debout, à l'arrière du véhicule. Vous avez une belle vue d'ensemble sur le parcours. Dans le véhicule, les bancs ont étroits. Lors des freinages, les freins électriques sont puissants ce qui engendrent des déséquilibres, voir des chutes ....

On recommande de patienter si vous n'êtes pas dans les premiers à monter. Dans le prochain, vous serez les premiers pour choisir vos places.
Le tramway est à propulsion électrique ce qui permet une certaine puissance au démarrage et aux accélérations. L'adresse du conducteur est d'anticiper l'affluence du trafic sur le parcours pour éviter les accoups brutaux de freinage.
Lorsque le véhicule est rempli, le conducteur s'élance sur la place en direction des ruelles. Au départ, les voies de circulation permettent une circulation dans les deux sens, puis la chaussée se rétrécie et la circulation devient à sens unique.On remarque que tous les véhicules circulent sur la même voie (tram, voitures, taxis, motos, ..). Il faut une certaine adresse pour circuler et doubler dans le moindre espace pour arriver à parcourir les ruelles sans perdre trop de temps malgré les arrêts des trams.
Ce qui frappe le visiteur c'est la cohabitation de bâtiments à l'abandon et de bâtiments rénovés. On ressent une volonté de rénovation de certains quartiers.



Dans le tram, les passagers découvrent la "rudesse" de ce mode de transport dans les wagons en bois. On est balloté au gré des ruelles et de ses virages. Il n'y a pas de système d'amortisseur, le banc en bois transmet directement à la personne l'état de la voirie.

Sur le trajet, il y a des ruelles où il n'y a de la place que pour un véhicule, le tram passe à ras des maisons.

Sur le parcours, on peut descendre ou monter à chaque arrêt. Il faut descendre à l'arrêt du Miradouro de Santa Luzia. Le point de vue est magnifique sur la ville et le Tage. Si le wagon est plein, il faut anticiper votre descente à cet arrêt.

Il faut descendre sur une terrasse qui offre aux visiteurs une vision supérieur à 180 °. La contemplation de ce paysage urbain nous fait remarquer qu'une grande opération de rénovation est en cours. Au loin, on aperçoit le magnifique bâtiment du Monastère de Saint Vincent de Fora (Igreja de Sao Vincent de Fora), où les rois portugais sont enterrés. A l'origine, ce monastère était situé à l'extérieur de la cité au Moyen Age. Aujourd'hui, il y a des constructions situées à proximité.

A gauche sur la photo, vous avez le Panthéon National (Panteao Nacional) qui est l'ancienne église de Santa Engracia reconvertie, reconnaissable avec sa toiture en forme de dôme.


On s'attarde à regarder ces paysages. La beauté du lieu est enchanteur. Il y a une multitude de couleurs qui se dégagent entre le Tage et ce quartier pittoresque. On vous recommande de venir aussi en soirée pour changer l'atmosphère du lieu. Au loin ce n'est plus les Caravelles en partance pour le nouveau monde, mais des cargos chargés de matières premières pour l'industrie portugaise.

La police est présente sur ce parcours très touristique. Il y a des mises en garde contre les pickpockets qui sévissent sur la parcours du Tram 28 mais aussi dans le quartier de Belém.

Au petit matin, le lieu est assez désertique, après la foule des touristes arrive et l'atmosphère dégagée de ce lieu n'est plus le même. Lorsqu'il n'y a pas beaucoup de monde, le lieu est chargé d'inspiration.

Il est recommandé de faire la descente à pied. Ainsi vous allez vous diriger vers la place "Miradouro Santa Justa". Ainsi, vous allez apprécier le ballet incessant des trams, des taxis et des tuks.

La petite place est romantique. Il y a une tonnelle avec des bancs pour se reposer. On a une vue sur le Tage. On remarque que ce lieu aurait besoin d'une opération de rénovation car il y a des azulejos qui se décollent.

Une fresque de 4 m de long est constituée d'azulejos qui représente la ville de Lisboa au temps de la voile et des bateaux à vapeur.

On est ébahie par la dimension extraordinaire du tronc de l'arbre. En descendant, il y a de nombreux magasins pour vendre de la céramique plus ou moins artisanale et les fameux azulejos. Le cadeau que le touriste veut ramener pour montrer à sa famille et à ses relations la preuve son voyage.

On se demande comme les touristes peuvent écouter le commentaire du conducteur avec le vacarme de l'engin !!!



On assiste à une scène de la vie courant, une portugaise étale son linge à sécher sur un épandage à l'extérieur de son appartement.


On remarque quelques façades sont constituées d'azulejos plus ou moins décoratifs. Mais lors des opérations de rénovation, les portugais utilisent le crépi coloré.

En contre-bas, on aperçoit la cathédrale Santa Maria Maior de Lisboa. La pente est assez forte, personnellement, nous n'apprécions pas sur les trottoirs les pavés. Si le sol est humide, cela devient une patinoire !!!



La Cathédrale Santa Maria Maior est d'abord une église qui est bâtie sur les ruines d'une mosquée. Lors de la deuxième croisade, le roi Alphonse 1er aidé des croisés va reconquérir la cité de Lisboa. Il ordonna la construction de cette église chrétienne. On remarque que chaque tour est équipée de créneaux. Au Portugal, plusieurs cathédrales ont été fortifiées pour participer à la défense des cités.

L'intérieur est sombre car la lumière pénètre par la rosace Au niveau architectural, on retrouve les orientations du Moyen-Age, l'art roman et le style gothique. Les tremblements de terre ont détruit une partie du bâti.



Sur la place, il y a une bonne dizaine de véhicules qui attendent les touristes pour faire découvrir le site.

Le Musée de Lisboa dédié à Saint Antoine expose le culte du Saint à travers les différentes représentations religieuses. La sculpture de Santo Antonio appelé aussi Saint Antoine de Padoue représente plusieurs scène.
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En continuant à pied, on arrive sur la place " Praça do Martim Moniz ". Il est 11h30, on remarque qu'il y a beaucoup plus de véhicules pour transporter les touristes.


On vous recommande de vous diriger vers la Praça do Comercio (la Place du Commerce). A pied, il faut 20 mn pour s'y rendre. On remarque les travaux de rénovation entrepris ici et là.


La place du Commerce est imposante par ses dimensions de 180 m x 200 m soit une superficie d'environ 36.000 m². Au milieu, il y a la statue équestre de roi Joseph 1er et un arc de triomphe imposant. A l'opposé, il y a le Tage. Cette place est cher aux cœurs des portugais, elle a connu des moments tragiques mais aussi de grands espoirs.
Aujourd'hui, cette place mythique est le lieu où les ministères se sont implantés ainsi que l'Office du tourisme.


Musée Gulbenkian
Le Musée Calouste Gulbenkian a été ouvert en 1969 à Lisboa avec une approche singulière. Les dernières volontés exprimées dans le testament du milliardaire de 1955 étaient de rassembler ses collections dans un lieu unique à Lisbonne.
Les jeunes architectes portugais Ruy Jervis d'Atouguia, Pedro Cid et Alberto Pessoa sont sélectionnés pour dessiner les bâtiments de la Fondation Gulbenkian dans un style de modernisme brut. L'expert Franco Albini a contribué à repenser l'espace muséographique. Les baies vitrées ouvrent un espace sur la nature ce qui crée pour le visiteur un ressenti sur le rôle de la nature dans le processus de la création artistique.
Ainsi le visiteur est baigné dans l'environnement du parc de Santa Gertrudes où il y a deux bâtiments insérés où il y a le musée de la collection moderne et la Fondation avec des pièces anciennes.

Au moment de notre reportage à la fin du mois de février, la végétation n'était pas au top. La nature n'avait pas encore vraiment démarré son cycle du printemps.

Il manque une signalétique pour s'orienter vers le musée et la fondation dans le parc.

De l'extérieur, on remarque dans le bâtiment moderne les grandes baies vitrées où la lumière pénètre dans les salles d'exposition. Cette recherche de la transparence permet un échange entre l'espace végétal et l'espace artistique.

Il y a quelques sculptures dans le parc.

Le milliardaire Calouste Sarkis Gulbenkian est mort en 1955. Sa fortune provenait de l'exploitation du pétrole à travers sa compagnie la Turkish Petroleum Compagny mais aussi de ses revenus (Monsieur 5 %) auprès d'autre compagnies. Au cours de la Deuxième guerre mondial, il est obligé de fuir, il choisit pour s'installer le Portugal à Lisbonne. Toute au long de sa vie, il a collectionné selon ses goûts et les conseils avisés de spécialistes les œuvres d'art de l'art classique mais aussi contemporaine de son époque. Il prêtera plusieurs de ses pièces pour des expositions dans les plus grands musées comme le British Museum, la National Gallery de Londres, la National Gallery of Art de Washington.
Dans les dernières années de sa vie, il a décidé de créer un espace d'exposition pour montrer au public ses collections à travers sa Fondation. Le fonds est constitué de + 6.000 oeuvres d'art dont 1.600 pièces sont exposées en permanence.
On arrive à trouver l'entrée du Musée de la Collection Moderne, on est surpris par la modernité du lieu. La lumière est très présente dans les espaces d'exposition.


Lors de notre venue, on ne pouvait pas accéder aux œuvres exposées au rez de chaussée car une nouvelle scénographie était mise en place pour une nouvelle exposition.


Au 1er étage, la collection moderne permet de contempler les œuvres de Fernand Léger, José de Almada Negreiros, d'Helena Almeida, ...





On sort du bâtiment du musée et on revient dans le parc pour se diriger vers le bâtiment de la Fondation Gulbenkian. Après avoir emprunté différents sentiers, nous arrivons devant l'entrée de la cafétéria de la Fondation. On entre et on traverse pour arriver dans le hall d'entrée ... un peu la galère !!!
Le 1er espace est dédié à l’Égypte, à la Grèce et à Rome. Les salles sont plongées dans la pénombre pour faire ressortir certaines œuvres.



Il est abordé l'Art européen et en particulier à l'Art Français. Il y a des tableaux, des pièces orfèvreries comme la cloche en argent d'Antoine Sébastien Durant, des meubles, ...








M. Calouste Sarkis Gulbenkian fréquentait M. René Lalique. Ils étaient devenus des amis au moment de l'Art Nouveau. Il y a de belles pièces présentes dans cette salle d'exposition.

Le visiteur vient de contempler deux approches artistique de la représentation du monde. Ce panorama est exceptionnel par la qualité des pièces présentées au public. Le visiteur peut passer 3 h dans des scénographie très différentes mais pertinentes pour apprécier ce travail de collectionneur.
Par contre au niveau des enfants, il faudra aller à l'essentiel pour éviter de décourager la jeune génération dans l'appréhension du monde culturel.
Musée Calouste Gulbenkian
Avenue de Berna 45 A - 1067-001
Lisboa Portugal
Tél: 00.351.21.782.30.00
Horaires: 10 h à 18h fermé le mardi
Tarifs: entrée gratuite le dimanche, Lundi, mercredi au samedi Expo Fondation + Collection moderne + expo temporaire adulte: 14 € sur présentation de la Lisboa card, une remise de 20 %
Parc des Nations
Pour se rendre au Parque des Naçoes (Parc des Nations) à l'Ouest de Lisbonne à partir du centre-ville il faut prendre la ligne de métro rouge en direction de l'aéroport et descendre à l'arrêt Oriente.
Remarque: Nous avons eu un petit souci lors du rechargement de la carte Viva Viagem à l'automate, la carte bancaire française internationale n'était pas pris en compte. Nous avons été au guichet, où la personne pas très aimable et après notre assistance a vérifié le non-fonctionnement de CB. Après, elle fait l'opération sans difficulté à son guichet.
L'arrêt de métro "Oriente" est situé dans la gare de l'Orient en face du Centre commercial Vasco da Gama.
Le touriste est étonné lorsqu'il débouche du métro sur la place de voir des bâtiments d'une architecture moderne et avant gardisme. Le complexe du Parc des Nations a été établi à partir d'une ancienne zone portuaire réaménagée lors de l'Exposition Universelle de 1998 sur le thème " L'Océan, avenir de l'Humanité".
Ce nouveau quartier de Lisbonne est devenu au fil du temps, un lieu prisé par les portugais et les touristes. Les autorités portugaises ont su réaménager le lieu des pavillons de l'exposition pour servir lors de l'urbanisation de ce quartier. Aujourd'hui, les bâtiments emblématiques sont la Tour Vasco da Gama, l'Océanario, le Pont Vasco da Gama, ... et les deux immeubles tournés vers le Tage.

Le centre commercial Vasco da Gama est très lumineux. Sa structure en charpente métallique apporte une légèreté au lieu. On retrouve les enseignes européennes comme la FNAC, Nespresso, Apple, Serphora, ... Notre curiosité nous a conduit à la FNAC pour comparer les prix de vente par rapport à nos prix pratiqués en France. Les prix sont plus chers !!! l'accès à la culture au Portugal est un luxe !!!


Les deux tours à la forme futuriste de caravelle (la tour Sao Rafael et la tour Sao Gabriel) ont été bâties en 2000 et 2004. Le nom donné à chaque tour provient du nom porté par les caravelles de l'expédition de Vasco da Gama en 1497. La caravelle Sao Gabriel était le vaisseau de Vasco da Gama et la caravelle Sao Rafael était commandé par son frère Paulo da Gama.

Chaque tour comprend 27 étages avec 137 duplex d'une surface totale + 31.000 m². Au niveau de la location entre particuliers, il y a plusieurs propositions, il faut compter environ 120 €/nuit pour un appartement. Le top, la vue sur le Tage le soir.

Le projet d'urbanisation de ce nouveau quartier a favorisé les axes de circulation. Il y a des grands espaces piétonniers pour se déplacer entre le centre commercial, la rive du Tage et l'Oceanario (le Pavillon des Océans).


Le site du Pavillon de l'Atlantique a été reconverti pour accueillir les congrès et les spectacles. La proximité de l'aéroport favorise les évènements économiques et culturels dans le Parc des Nations.




En se dirigeant vers le Tage, vous traversez l'espace utilisé par l'Exposition Universelle de 1998 pour contruire les 70 pavillons de l'expo.

Au fil du temps, la végétation s'est emparée d'un certain espace pour apporter une certaine touche naturelle dans un espace urbanisé.

Au loin, on aperçoit la Tour Vasco da Gama. On continue son chemin vers le Tage.


Une fois traversée le Jardin de Garcia de Orta, on arrive sur Passeio das Tagides. Cet espace est propice à la marche le long du Tage.


Ce lieu de promenade est reposant. Vous pouvez entrer dans le parc pour contempler une végétation luxuriante.


Il y a des travaux pour remettre en état certains espaces pour créer des nouveaux chemins de découverte botanique.

Dans un bassin, il y a une scène représentante des nageuses dans différentes positions.

On peut apercevoir les deux tours et l'Océanarium en s'éloignant de la Tour Vasco da Gama.


On aperçois les télécabines dans le ciel en mouvement auprès du bâtiment où est installé l'aquarium.

Nous sommes arrivés à l'extrémité du télécabine "Lisboa". Le point de départ du côté de la station motrice sur la passeio de Neptuno.

La vue est magnifique, on aperçoit la Tour & le pont Vasco da Gama, le Tage et les télécabines qui relient l'Aquarium à la Tour.


La promenade est très agréable à pied mais vous pouvez être tentés par la ballade dans les airs sur l'une des 40 télécabines à 30 mètres sur les 1,3 km du parcours. La vue est impressionnante sur le Tage mais aussi sur l'ancien site de l'Exposition Universelle. Le tarif: environ 6 € (aller/retour).

La Tour Vasco da Gama ( Torre Vasco da Gama) a été voulue par le gouvernement portugais pour montrer à l'Europe que le Portugal était aussi un pays où le modernisme se développait. Il a été décidé sa construction au moment de l'édification du Parc des Nations avec l'ouverture de l'Exposition Universelle de 1998. L'expo devient la vitrine du Portugal. L’œuvre est dessinée par les architectes Leonor Janeiro, Nick Jacobs avec l’assistance du cabinet SOM.

L'édifice mesure 145 mètres de hauteur. Les architectes se sont inscrits dans la thématique de l'exploration des navigateurs, en dessinant une voile de Caravelle en structure métallique. Un restaurant panoramique est installé à 120 mètres sur une plateforme. En 2007, le projet de la construction d'un hôtel de 20 étages est validé. L'architecte Nuno Leonidas dessine le mythique hôtel Myriad. Aujourd'hui, cet hôtel propose 178 chambres avec au sommet un espace spa avec piscine, sauna, hammam, bains turcs, ... Le Top, un dîner dans le restaurant panoramique pour voir les différents éclairages de ce lieu magique.

L'idée des architectes a été de bâtir une structure qui symbolise la Caravelle à l'âge d'or du Portugal. La structure centrale est réalisée en béton, elle symbolise le mât, la structure métallique la grande voile et la plateforme le poste de vigie. Il a été démonté une structure métallique qui symbolisait la proue du navire.
Une passerelle permet de sortir de l'hôtel et d'accéder à un bâtiment moderne (Hôtel Myriad rua do Cais das Naus Lisboa tél: 351.211.107.600)

Le Pont Vasco da Gama (Ponte Vasco da Gama) a nécessité 3 années de travaux pour être livré en mars1998 juste avant l'ouverture de l'Exposition Universelle. On estime son coût de construction à 930 millions €. Au niveau technique, ce pont autoroutier (A12) mesure + 17 km de longueur ce qui a nécessité la prise en compte de la courbure de la terre dans sa conception. Les contraintes imposées étaient de résister à des vents de 250 km/h comme au Pont de Normandie dans l'estuaire de la Seine en France. Le pont principal à haubans a une portée de 420 mètres sur une longueur totale de 824 mètres avec une hauteur de 155 mètres pour le pylône. Il y a aussi 4 viaducs
Ce pont autoroutier relie Sacavem à Sao Francisco dans le district de Sétubal.


Cette œuvre d'art est magnifique à contempler sur l'estuaire du Tage.

Oceanario
Lorsque vous sortez de la station de métro ligne rouge en direction de l'aéroport à l'arrêt "Oriente", on recherche la signalétique pour se diriger vers l'aquarium "Oceanario" l'ancien pavillon des Océans de l'exposition Universelle. Au final, on demande à un passant la bonne direction. A pied de la station de métro à l'aquarium, il y a environ 15 minutes.
L'architecte américain Peter Chermayeff a conçu le pavillon des Océans dans un bassin relié à la terre par une passerelle.


L'architecture du bâtiment est moderne. Le béton est le principal matériaux utilisé avec une charpente métallique pour fixer des panneaux où la lumière peut pénétrer.

On remarque que le bâtiment principal a bien "vieilli" depuis 1998 malgré une implantation en milieu marin.

On remarque la proximité du centre commercial avec le site de l'aquarium. Une grande place a été aménagée pour accueillir un public nombreux.

Cette plaque fait référence à la tenue de l'Exposition Universelle de 1998.


Les visiteurs admirent le bâtiment qui accueille l'aquarium central. On comprend qu'il faut chercher l'entrée dans le bâtiment où la passerelle est située. Il y a un fléchage pour vous diriger vers les caisses.

Il y a la mascotte de l'Oceanario. Souvent les visiteurs posent pour immortaliser leur venue. En se dirigeant vers l'entrée, on passe devant un espace de petite restauration. Pour l'anecdote, nous avons pris des cafés, la commande a été servie assez rapidement mais au moment de rendre la monnaie, le compte n'était pas exact. Après nos remarques, il n'y a pas eu de correction de la part de la serveuse !!!



La place est bien équipée de bancs et de "parasols" pour permettre aux visiteurs de se reposer et de pique-niquer. L'endroit est propre.

On vous recommande d'arriver à l'ouverture soit avec des e-billets soit à la caisse pour éviter une longue attente aux caisses. En présentant la Lisboa card, vous obtenez une remise. En prenant les billets sur le site, vous avez droit à une remise de 10 %.

Au 1er étage, il y a un large espace avec les toilettes. On emprunte la passerelle pour se diriger vers le bassin central de 5.000 m3 d'eau de mer.

L'aquarium central est constitué d'un grand bassin d'eau de mer où 25.000 poissons évoluent sous le regard des visiteurs. L'aménagement intérieur du circuit est conçu pour circuler sur deux étages sur ce bassin. Il y a des lieux aménagés pour que le visiteur puisse se reposer tout en regardant le spectacle du monde marin.



En circulant le long de l'itinéraire, on débouche sur un espace très lumineux où l'on voit la reproduction d'un milieu aquatique où des macareux, des manchots de Magellan, .... évoluent en harmonie. On assiste à la scène où le responsable et son assistante donnent à manger des poissons aux manchots.




Les manchots ne sont pas vraiment affamés car les quelques manchons présents auprès des humains n'ont pas vraiment mangé goulument et c'est les macareux et les aigrettes qui ont profité de ce repas.


En continuant le circuit, on retrouve le grand bassin avec les poissons. Parfois on s'installe pour observer les passages des bancs de poissons, des requins et des raies.

Les différents panneaux informent le visiteur sur les différentes espèces présentes dans l'aquarium. La conception de la présentation est très pédagogique.


La partie consacrée à l'Océan indien a permis aux visiteurs de découvrir une faune marine très riche avec des couleurs sublimes. Le contraste avec l'univers de l'Océan atlantique est saisissant.



La reconstitution de la forêt tropicale est très limitée pour que le visiteur soit vraiment dans l'ambiance. Il y a un petit sentier où le visiteur peut s'aventurer dans une petite brume.


On progresse parmi les différents itinéraires proposés à la découverte du monde marin. On retrouve le grand aquarium, on attend pour voir évoluer les requins et le mérou.

On découvre des espèces très peu médiatisées. On apprécie ce moment de découverte.

Le visiteur oscille entre les différents milieux aquatiques. Cependant, le visiteur est attiré par le déplacement des différentes espèces dans le grand aquarium.

La présentation des différents milieux permet aux familles de s'émerveiller de la beauté de la nature. Les enfants sont plus instinctifs et spontanés alors que les adultes ont une approche plus réfléchie.

Certains aquariums sont fascinants par la richesse de la faune proposée d'autres sont orientés vers l'écosystème du milieu marin.


Le visiteur découvre dans le fond de cet aquarium dans le sable des limandes, des soles, .... Il faut être patient car parfois on aperçoit seulement les yeux émergés du sable, il y a quelques traces sur le fond pour relever les déplacements de ces espèces.

Ce schéma pédagogique présente simplement l'évolution des espèces sur terre aux fils des millénaires.




Les loutres marines Micas et Tide sont les chouchous des visiteurs par leurs facéties. Le spectacle est permanent. La loutre va chercher des glaçons pour les mettre sur son ventre pour se rafraichir.


Un espace ludique est aménagé à travers plusieurs petits box pour présenter des notions d'écologie à travers une gestuelle de l'économie de l'eau, ... L'idée est de sensibiliser la jeune génération à l'écologie.

Les visiteurs peuvent avoir la chance d'assister au nettoyage des vitres des aquariums par un plongeur.

La visite est terminée, on reprend la passerelle pour revenir dans le bâtiment principal. On se dirige vers l'exposition temporaire " Florestas submersas" du japonais Takashi Amano.

Cette exposition a demandé + 4 ans de préparation pour planter et cultiver les plantes nécessaires au montage des forêts sous-marines dans un aquarium de 40 mètres de long.




Cette représentation est impressionnante par la diversité des variétés présentées. La lumière est gênante pour les visiteurs mais elle doit exister pour le bien-être des plantes.

Une communication pédagogique permet de sensibiliser le public à la compréhension et à la fragilité du milieu marin.

En résumé, l'Oceanario est présenté comme le plus grand aquarium ouvert au public d'Europe. Il y a une confusion, c'est le plus grand bassin mais pas le plus grand aquarium. Le site de Brest et de La Rochelle sont plus imposants.
Les espaces de circulation sont assez réduits, dont lors de l'affluence il y a une attente certaine pour circuler. Attention aux groupes scolaires, les échanges sont amplifiés et cela empêche le visiteur d'apprécier le spectacle du monde du silence en toute quiétude.
L'Oceanario Esplanada Da Dom Carlos 1990-005 Lisboa Tél: 351.21.891.7002
Horaires: Octobre à avril 10h-18h (dernière entrée à 17h) de mai à septembre 10h-20h (dernière entrée à 19h)
Tarifs: adulte 16,20 €, enfant (4 à 12 ans) 10,80 € Famille (2 adultes + 2 enfants) 47 €
Plus...
Les Orgues d'Ille sur Tet
Écrit par Super UserOn contemple l'érosion du temps sur la nature. Ce site remarquable illustre le travail de + 5 millions d'années sur la roche.
Cette visite se fait en complément de la découvert de Villefranche de Conflent. Attention, la signalétique à l'Ille sur Têt n'est pas évidente. On traverse la rivière la Têt et on s'engage sur une petite route. Aujourd'hui, il y a un site d'accueil avec un parking et une billetterie. La durée moyenne de la visite 1h30.
On emprunte un petit chemin de terre où il y a un petit balisage et un lieu où il est exposé des sculptures animaliers en ferraille.





On continue notre chemin et on arrive devant le poste de contrôle des billets d'entrée. Encore quelques efforts et on arrive au pied des cheminées de fée.


Les cheminées de fée sont créées à l'origine par l’écoulement de l'eau sur une roche friable qui se décompose au cours des millions d'années. Lorsque l'eau s'est retirée, l'érosion naturelle a continué par l'effet du vent et de la pluie. Au sommet de chaque cheminée, il y a une roche très dure qui forme le chapeau. Ainsi, on a des colonnes qui peuvent mesurer plusieurs dizaines de mètres en hauteur.
Lorsqu'on débouche sur le site, on voit ce panorama exceptionnel mais on est un peu perdu. On décide de partir à gauche et prendre un petit chemin étroit et glissant. La roche friable forme au sol des petites billes sablo-caillouteuses.

Il y a des passages étroits et lorsqu'il y a des personnes, il faut attendre son tour pour passer. On voit des personnes en poussette s'engager dans l'aventure !!!


Nous sommes au pied des cheminées de fée, on est impressionné par le lent travail de la nature sur la roche. Le site est très lumineux, il est conseillé de porter des lunettes de soleil.

Il y a une certaine végétation qui s'est installée sur les sédiments de la roche friable.


Le parcours est balisé, il est interdit d'essayer d'escalader les colonnes.

On arrive dans un cul-de-sac, il faut faire demi-tour. On revient sur la place principale du site.


On se dirige vers le fond des orgues, il y a une petite montée, on arrive à des grandes places. On suit les sentiers tracés pour découvrir le site naturel.



En fonction de la position dans le site, on découvre des paysages très différents. Il y a des colonnes très travaillées par l'érosion du temps. On comprend que ce lieu est éphémère.




Il y a des motifs très symétriques sur des flancs de colonnes.

On est impressionné au pied de la colonne lorsqu'on pense au poids total de l'édifice par rapport à sa finesse en élévation.

Sur la partie supérieur où il y a des arbres et de la végétation, on remarque au niveau des couches sédimentaires, une composition différente en surface.



On se dirige vers le chemin de l'entrée pour sortir du site. On se retourne une dernière fois pour profiter de la beauté du lieu.
Les Orgues d'Ille sur Têt Chemin de Regleilles 66130 Ille sur Têt tél: 04.68.84.13.13 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Tarifs: adulte 5 €, enfant 3,5 €
En 1090, le village est fondé par Guillaume Raymond de Cerdagne. Après son rattachement à la France en 1659 par le traité des Pyrénées, le roi mandate le marquis de Vauban pour fortifier la ville. La vallée de la Têt a obtenu le label Pays d'Art et d'histoire. Vous ne regretterez pas de parcourir cette vallée qui s'enfonce dans les Pyrénées

Il est prudent d'arriver tôt sur le site par la route nationale 116. Il y a peu de place pour stationner son véhicule. Le parking est payant.
Nous sommes en altitude au bord de la rivière Têt. On admire le paysage montagneux mais en plein été il faut se protéger du soleil.

Au loin, on aperçoit le Fort Libéria qui est relié à la cité par un escalier souterrain d'environ 700 marches !!!

La circulation dans cette cité fortifiée se fait par deux rues parallèles, la rue Saint Jacques et la rue Saint Jean.

On remarque ici et là des vestiges médiévaux sur le bâti des maisons mais aussi par le rappel des enseignes en fer forgé accrochées au mur.



Vers 11h, les rues commencent à s'animer avec l'arrivée des touristes. Les échoppes ouvrent vers 10h. On aperçoit la tour beffroi de l'Hôtel de ville.


L'intérieur de l'église Saint Jacques est en cours de rénovation. La partie la plus ancienne est datée du XIIe siècle.


La place de l'église est un lieu très fréquenté par les touristes. Il y a des points de restauration et l'Auberge Saint Paul où l'on cuisine des produits frais régionaux.

Il faut visiter les remparts dessinés par le marquis de Vauban pour comprendre la vie autrefois à l'intérieur de cette cité.
Village Fortifié
L'entrée des Remparts se situe au 2 rue Saint Jean à Villefranche de Conflent (tél: 04.68.05.87.05 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ).
Le choix du lieu géographique est judicieux par le Comte de Cerdagne. Il permet le contrôle de la région de Conflent. Il équipe sa capitale d'un premier système défensif. Au cours des siècles, le système défensif se renforce mais au XIVe siècle l'ensemble du système de fortification est reconstruit.

La France veut repousser les espagnols en Espagne. En conséquence, les armées françaises doivent reconquérir les places fortes situées le long des Pyrénées, dans cet objectif militaire la ville de Villefranche de Conflent est assiégée et elle prise en 1654. Il est décidé de raser le système défensif de ville pour éviter le retour des armées espagnoles.

Le roi Louis XIV décide de renforcer ses positions militaires le long des Pyrénées et de reconquérir les territoires espagnoles en territoire français. Il faut implanter une ligne défensive ce qui implique de renforcer la défense de Villefranche de Conflent.
Le marquis de Vauban, architecte militaire va dessiner les plans du système de fortification du site avec aussi la construction du Fort Libéria sur le flanc de la montagne au-dessus de la cité au Nord. Le chantier commence en 1669. Lors d'une tournée d'inspection dans sa fonction de Commisaire général des fortifications, il viendra en 1679 mesurer l'avancer des travaux.

L'architecte militaire Vauban a conçu la fortification en utilisant une muraille épaisse avec deux niveaux de chemins de ronde couverts. Le niveau inférieur utilise le restant des murs médiévaux et le niveau supérieur est chapeauté d'une toiture en ardoise. On place des bastions aux endroits stratégiques.
Lors de la visite, il faut emprunter le fléchage en bleu pour visiter et revenir en suivant les flèches rouges.

Au début de la visite, le site n'est pas très imposant mais petit à petit les fortifications se dévoilent et on est impressionné par l'étendue de l'enceinte.

On emprunte le chemin de ronde pour découvrir la qualité de l'architecture militaire imposée par la marquis de Vauban.

On aperçoit une échauguette des remparts.

Les défenses permettent d'observer le village et les flancs de la montagne.

On aperçoit le fort Libéria sur la hauteur.

Le chemin de ronde est parfois assez étroit. Il y a des montées et des descentes en fonction des niveaux à emprunter.


Il y a quelques panneaux d'information pour expliquer l'origine de telle ou telle pièce.

Lorsqu'il fait une température caniculaire, le parcours du chemin de ronde permet une certaine fraîcheur.

On aperçoit la Tour du Diable et le Clocher de l'église Saint Jacques dans le prolongement de l'enceinte fortifiée.

On suit toujours nos flèches bleues.

On commence à trouver le chemin de ronde un peu long. A chaque fois, il apparaît un autre parcours au détour d'un passage. On se demande si cela va bientôt se terminer.

L'ensemble du bâti est maintenu en bon état de conservation.

On part à droite ou à gauche ?

Vers les Tours, il y a un peu plus d'explication sur l'utilisation fonctionnelle du lieu par la garnison.





Sur le retour, on suit les flèches rouges pour revenir on point de départ où est situé la sortie.

Au bastion de la Reine, il y a un martinet de forge catalane exposé au regard des visiteurs.

Nous décidons de déjeuner à l'Auberge Saint Paul située sur la place de l'église. Le cadre est propice à une dégustation des produits du terroir. La chef médiatique Patricia Gomez et son mari ont vendu leur affaire et le nouveau propriétaire a conservé le second de cuisine de l'ancienne brigade Mickaël Bergé et il a repris son chef Patrick Botteau de son ancienne brasserie le Café de France pradéen.
Au début, le serveur était un peu guindé, il y avait un problème sur une annonce de l'Office du tourisme que le restaurateur ne voulait pas appliquer. Au final, on a trouvé un arrangement. La présentation du déjeuner était soignée et la cuisine était de qualité.


En début de l'après-midi, nous décidons de visiter le Fort Libéria. Il y a une navette "Land Rover" qui nous monte sur le fort. Cette solution est plus confortable que de grimper sous la chaleur à pied soit par le tunnel soit par le chemin.
Fort Libéria
Le chauffeur de la "Land Rover" conduit de manière rude sur le chemin du fort. La voie est étroite avec des virages en épingles. Il faut s'accrocher à l'arrière du véhicule.
Le trajet est rapide, nous sommes heureux de sortir à l'air libre. On se dirige vers la caisse pour régler le droit d'entrée (Adulte navette 4x4 + visite: 10 €). Le lieu est très bien conservé. Il a été récompensé par plusieurs prix comme le 1er prix National de Restauration du Patrimoine Historique, ...

L'utilité d'un fort au-dessus de la cité fortifiée est un élément important pour sécuriser l'accès à la région de Conflent mais aussi de la Cerdagne vers Céret. Cependant, les premiers chiffrages font apparaître un coût très élevé de construction. En 1679, lorsque le maréchal Vauban vient inspecter les travaux de fortification de Villefranche de Conflent, il fait acter la construction du Fort Libéria pour répondre aux ordres du Roi Soleil.

En 1680, le Ministre de la Guerre M. Louvois vient inspecter le nouveau système défensif de la France par rapport au traité des Pyrénées. Il faut sécuriser la nouvelle frontière entre la France et l'Espagne. Il appuie le projet de construction du Fort et commande le début des travaux qui vont durer environ 6 années avec l'aide des soldats.

Le Ministre de la Guerre de Louis XIV en apportant des modifications surtout au niveau des caves et d'une galerie souterraine. Le château est équipé d'environ 20 pièces d'artillerie.

On retrouve les principes de l'architecte militaire Vauban à travers l'usage des briques dans les remparts.

Le paysage est magnifique, on voit les montagnes et les vallées des Pyrénées.



Sous le règne de Louis XIV une affaire est instruite au niveau de la Cour au sujet d'empoisonnement, de magies noires, et de sacrifices rituels d'enfants. Il apparaît des noms comme la marquise de Brinvilliers, ... et la marquise de Montespan. Le roi ordonne sous des lettres de cachet d'enfermer les personnes en cause dans les forteresses. Ainsi 8 femmes seront enfermées dans cette forteresse.


Toutes les femmes enfermées mourront ici après des longues années de captivité. La dernière mourra après 43 ans, elle demandera à être enterrée dans la fosse commune.


On ressort au soleil et on prête une attention particulière à étudier les éléments de construction du fort.



Vers 1850, il est décidé de construire un escalier en souterrain pour relier le Fort Libéria à la cité de Villefranche de Conflent. Le chantier prendre 3 ans pour creuser la roche et construire les 734 marches nécessaires à l'ouvrage.

En saison estivale, il y a la possibilité de se restaurer sur place. On apprécie aussi de prendre un rafraichissement à l'ombre.
Fort Libéria 66500 Villefranche de Conflent Tél: 04.68.96.34.01 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le train Jaune relie Villefranche de Conflent située à 427 m à Latour de Carol à 1232 m en parcourant une distance d'environ 60 km. La ligne a été construite à partir de 1903. Il a fallu bâtir 650 ouvrages d'art dont 19 tunnels pour relier les deux gares. En été, il y a des wagons découverts pour permettre aux touristes d'admirer les paysages.
Le parcours du Train Jaune traverse le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes où l'on admire la vallée de la Têt, le massif du Canigou, ..
Il faut prévoir une journée complète pour profiter du moment présent. Attention les gares ne sont pas à côté des villages, il faut prévoir de la marche à pied. Les wagons panoramiques sont très prisés en été. Attention, les tours opérateurs organisent le circuit du Train Jaune, alors parfois il manque des places pour les familles. Au niveau du coût, il faut compter environ 26 €/personne pour un A/R.
SNCF
Collioure
Écrit par Antonio MENDES DA PAULACe village pittoresque est devenue l'une des stations les plus prisées de la région. Sa situation géographique près de la frontière espagnole et au bord de la Méditerranée explique cet engouement . Ce site était occupé à la préhistoire, les fouilles en cours permettent de mieux cartographier les sites catalans utilisés.
Ce port a été le lieu où le peintre Henri Matisse avec son compagnon André Derain créent le mouvement du Fauvisme en 1905. Aujourd'hui, le Musée d'Art Moderne de Collioure oeuvre à perpétuer ce courant artistique dans la citée.
Musée d'Art Moderne de Collioure Villa Pams, 4 route de Port Vendres 66190 Collioure Tél: 04.30.44.05.46 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires: Ouvert tous les jours (fermeture le mardi d’octobre à mai) de 10h-12h & 14h-18h
Fermeture annuelle du 8 janvier au 9 février 2024
Fermé le 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre
Tarifs: adulte 3 €, étudiant & jeune (- 26 ans) 2 €, enfant (- 12 ans) gratuit & visite guidée + 5 € en supplément du tarif de l'entrée
On est impressionné par la beauté du site. On comprend les artistes qui veulent saisir les instants magiques et restituer le ressenti.

Ce port est très fréquenté ce qui se traduit par un gros problème de stationnement. Il faut arriver avant 9h pour stationner son véhicule à proximité sur les hauteurs. Il existe des parkings avec des navettes pour descendre en ville. A proximité du Château Royal, il y a un parking payant.


On profite de la relative fraicheur matinale pour descendre à pied le long de la route escarpée. Le panorama est magnifique.

A un endroit, on descend un escalier abrupte et on emprunte un chemin piétonnier vers le port le long de la mer. On est en sécurité.

Collioure
Les lumières matinales créées par le soleil éclairent les bâtiments du port qui se dégagent du bleu de la mer et du ciel. Il y a plusieurs tonalités dans ce tableau vivant.

L'eau est limpide. On est étonné de la transparence du milieu marin. On voit ici et là la vie s'organiser autour de ces rochers.

A cette heure matinale, il est environ 9h30 à la fin du mois de juillet, il y a petit de monde sur la plage. La cité se réveille doucement, il y a peu de monde le long du parcours vers l'église Notre Dame des Anges vers la pointe à l'entrée du port.


On longe la muraille du château pour se diriger vers la pointe et la chapelle Saint Vincent.


On remarque les plagistes en train d'installer l'équipement nécessaire aux vacanciers pour se prélasser au soleil. Sur la petite place de la Chapelle Saint Vincent, il y a positionné un cadre pour permettre aux touristes de cadrer l'un des paysages peint par le mouvement du fauvisme.


On emprunte une petite digue pour admirer le paysage vers l'entrée du port. On observe la préparation d'une sortie dans le bassin des mousses du club de voile. Le moniteur est à la manœuvre, la mer est belle.

En revenant, on passe à proximité de la chapelle Saint Vincent.

On se dirige dans les petites ruelles situées à proximité de l'Eglise Notre Dame des Anges. Vers 10h30, les ruelles commencent à s'animer. Les livreurs "jongles" dans le trafic pour effectuer les livraisons. Les touristes commencent à arriver et ils se mêlent aux résidents qui profitent de cet instant de calme pour réaliser leurs courses journalières.


Quelques ruelles sont végétalisées par les habitants. Le tableau vivant est très esthétique.

On remarque ici et là des fresques peintes, des motifs propres à la culture catalane.

Le marquis de Vauban, Commissaire général des fortifications vient à Collioure inspecter le niveau de la fortification du château royal édifié par le Roi Louis XI. Il décide de renforcer la défense de cette région en utilisant ce château pour stationner une garnison. En conséquence, la technique utilisée par Vauban pour renforcer la défense est de supprimer tous les obstacles à proximité du fort. Il faut raser la vieille citée.
Ce projet est très mal accueilli par les habitants qui ne sont devenus français que depuis la signature du Traité des Pyrénées en 1659. Le marquis de Vauban hésite à appliquer sa méthode surtout qu'il existe une église sur le site et que les habitants sont très croyants.En 1671, il est ordonné la destruction de 130 maisons et l'église fortifiée est rasée en 1673.
Cependant, il est accordé aux villageois de bâtir les maisons vers l'emplacement actuel et de transformer l’ancienne tour de guet en église.

L'église Notre Dame des Anges est terminée en 1691. Le style architectural est le gothique méridional avec son clocher installé dans l'ancien phare médiéval.


Château Royal
Le château Royal de Collioure est classé aux monuments historiques. Ce château fort royal médiéval et celui de Vincennes sont les deux derniers témoins du passé de la France. Aujourd'hui, il est lancé un vaste chantier de restauration mais aussi de campagnes de fouille archéologique pour établir la datation et la fréquentation de ce lieu au fil du temps.

On vous recommande de prendre la visite guidée pour connaître l'histoire du château mais aussi pour vivre par l'intermédiaire du guide un excellent moment d'Histoire de la région.
La première construction serait datée vers 672. L'Ordre du Temple construit un château fort vers 1207. En 1345, le Roi d'Aragon récupère les possessions de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem.
La position stratégique du port de Collioure devait être défendue par un château fort. La baie de Collioure permettait aux navires de s'abriter si les conditions météorologiques étaient dangereuses pour la navigation en mer méditerranée.

Cependant, les Rois de Majorque vivent dans ce lieu dans une demeure princière. Le roi Jacques II de Majorque fait construire le palais des Rois de Majorque à Perpignan et donne en douaire à sa femme la résidence et la ville de Collioure.
Les temps agités exigent de renforcer la défense de ce lieu stratégique. Il est décidé de transformer la résidence en château fort seigneurial. Des importants travaux sont entrepris pour construire des murailles.

Les récentes fouilles ont permis d'établir la fréquentation régulière de cette baie depuis l'Antiquité. On voit le chantier en cours de fouille à l'intérieur du château.

A partir du XVe siècle, une garnison permanente est affectée à la défense du site. L'Empereur Charles Quint va commander des travaux de renforcement avec un nouveau dispositif défensif du site avec le fort Saint Elme.


L'emplacement géographique du château fort permet d'avoir une position centrale sur le port et la baie de Collioure. Ainsi, il contrôle le commerce maritime de cette région.

Aujourd'hui, les constructions se sont à nouveau installées près du château fort mais à l'époque du XVIIe siècle, il n'y avait plus de construction pour abriter un ennemi lors d'une attaque menée contre la garnison.
En général, les travaux entrepris par le Maréchal Vauban sont basés sur une surélévation en brique des remparts et de nouveaux éléments défensifs. Le choix de la brique était très judicieux. Il provient d'observations sur le terrain des dégâts produits à l'impact par les boulets sur les soldats en garnison. Il était moins dangereux pour les soldats d'avoir un mur d'enceinte en brique. Les lésions étaient moins profondes. Le deuxième avantage, il est économique, les soldats pouvaient produire les briques standardisées.




On peut admirer les travaux de restauration sur les éléments de la construction comme la charpente.



Les artisans doivent retirer l'enduit qui s'est abimé sous l'effet de l'humidité et du temps. Il y a eu déjà quelques campagnes de restauration pour entretenir le bâti.


Aujourd'hui, il y a le souci de réaliser une restauration de qualité dans l'esprit d'autrefois pour conserver à cet édifice sa qualité architecturale.

Au niveau architectural, lors d'une restauration, l'architecte en charge de l'opération doit réaliser un élément de sa restauration hors norme pour dater l'époque de sa restauration. Par exemple, dans cette pièce, la hauteur sous la fenêtre des bancs n'a pas été respectée.

Le choix des couleurs et des matériaux sont décidés après une recherche historique des éléments à partir d'archives mais aussi de châteaux existants.

On arrive au pont levis, il est constitué en deux parties: une fixe et une amovible.

On aperçoit l'un des rares parkings au pied du château royal.

Au loin, on aperçoit un autre élément défensif du dispositif du site, le Fort Saint Elme.

Château Royal Quai de l'Amirauté, 66190 Collioure Tél: 04.68.82.06.43
Horaires: ouvert de novembre à mars de 10h à 17h & d'avril, mai, juin & septembre, octobre de 10h à 18h & de juillet & août de 9h30 à 18h30
Le château royal est fermé le 1er janvier ; le 1er mai ; 15 et 16 août, le 25 décembre et le 31 décembre
Tarifs: adulte 7 €, jeune (- 18 ans) gratuit; gratuit le 1er dimanche du mois à partir du mois d'octobre au mois de juin.
Au pied des remparts du château royal, il y a une esplanade où l'on peut se détendre à l'ombre. On peut manger son pique-nique, ...

Vers midi, il est l'heure de déjeuner, il y a de nombreux restaurants le long du port et dans certaines ruelles du centre-ville.

Plages & Port
Les touristes se sont installés sur la plage pour bronzer et profiter des plaisirs simples de la mer.

On remarque les barques catalanes ou sardinales de Collioure qui autrefois étaient utilisées pour la pêche à la sardine et à l'anchois. A la fin du XIXe siècle, le port de Collioure comptait + 120 barques avec 700 marins pour ces pêches. Les conserveries tournaient à plein.

Mairie de Collioure 3 rue de la République 66190 Collioure Tél: 04.68.82.05.66 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Collioure en Hiver
Notre nouveau reportage a eu lieu en Automne, le vendredi 15 décembre en matinée. La veille, il y avait la tramontane avec des rafales jusqu'à 80 km/h qui glaçait les personnes. En ce début de matinée, le vent est modéré et la température est douce avec 13° pour cette saison.
Après avoir emprunté la voie rapide la D914, on roule en direction de Collioure en prenant la route de Mateloc où l'on aperçoit le vignoble en coteaux.

En direction du centre-ville vers le quai de l'Amirauté, il y a plusieurs places de stationnement libres. On se gare à proximité de la poste. En arrivant au rond-point, on a perçu le magasin d'Anchoix Desclaux. On entreprend quelques achats dans cette spécialité locale. La pêche à l'anchois est pratiquée depuis le Moyen Âge. On début du XXe siècle, la cité comptait encore + 100 barques catalanes à la voile latine afin de pêcher dans les eaux poissonneuses de la mer Méditerranée.


En cette saison, on peut apercevoir des orangers et des citronniers avec leurs fruits. La végétation est du type méditerranéen avec des plantes comme les agaves, .... les oliviers et les palmiers.


Après avoir fait nos premiers achats, on s'oriente vers la rue Arago et les ruelles à la découverte de cette architecture catalane où les maisons sont bâties en hauteur dans des rues étroites. Ce type d'urbanisme permettait de limiter l'impact de la tramontane dans la cité. La rénovation récente de quelques façades dans les coloris de ces terroirs apporte une touche d'authenticité au cœur de la cité.


On apprécie cette visite où l'on peut déambuler dans les rues sans une foule omniprésente. Il y a peu d'autochtones dans les rues malgré l'heure avancée de cette matinée.


Après l'observation du patrimoine architectural, on s'est dirigé vers le Bd du Boramar où il y a l'une des plages de Collioure.

Notre regard se porte sur le peu de personnes. On a le sentiment d'être seul au monde sur le Bd désert et sur la plage, il y a quelques promeneurs qui observent la mer méditerranée.


Après avoir profité du point de vue, on s'est dirigé vers l'église Notre Dame des Anges et la chapelle Saint Vincent. On peut observer d’anciens vestiges de l'activité du port et son canon pour rappeler au public l'importance stratégique de ce port sur cette côte entre les royaumes de France et d'Espagne.


Vers la cote de la rue Bellevue, l'état de la mer est plus agité que dans le port. Le spectacle est fascinant, on attend le ressac qui procure quelques vagues plus importantes avec de l'écume.


Après avoir passé la chapelle Saint Vincent où le vent souffle en rafale, on s'est engagé dans la passerelle vers le phare. Le panorama est magnifique, la luminosité variable apporte au paysage un certain éclairage très intéressant.


Sur le chemin du retour, on peut apercevoir les importants travaux sur le ravalement de la façade de l'église Notre Dame des Anges. L'église est fermée à la visite au cours des travaux. Ce panorama est intéressant, il permet de prendre du champ pour observer l'architecture depuis le Château Royal jusqu'à la côte de Bellevue.

La terrasse du café situé à l'angle de la place de l'église offre un super panorama avec une vue imprenable sur le château Royal et sur la plage. Au printemps, il est très agréable de prendre son café à cette terrasse en observant l'animation sur la plage.

Au niveau culturel, la ville entretient son passé lié au courant artistique du Fauvisme. Son Musée d'Art Moderne cultive à travers des expositions éphémères ici et là ses œuvres. Chaque année, ce lieu culturel attire des artistes du monde entier afin de s'inspirer de ses paysages et de ses éclairages pour produire quelques œuvres remarquables.

La descente du Bd du Boramar le long de la plage et des platanes vers le port de Collioure en face du Château Royal est un réel bonheur. Il y règne un silence très appréciable qui permet de jouir du spectacle.


Cette escapade en terre catalane à Collioure se termine en admirant ses paysages où l'Homme a œuvré au fil des siècles ces terrasses où la vigne est cultivée. Actuellement, le réchauffement climatique touche ce vignoble qui tend à disparaître au fil du temps.


Anse de Paulilles
A quelques kilomètres à Port Vendres, il y a le site classé de l'Anse de Paulilles sur la côte vermeille aux pieds du massif des Arbères à découvrir. Il faut prendre la RD 914 direction Banyuls sur Mer, à la sortie de Port Vendres à environ 3 km. Il y a un rond point avec l'indication du parking. Attention, il est souvent plein !!! Après, il est très difficile de trouver un endroit pour stationner son véhicule.
L'accès au site se fait à pied. Le 1er chemin vous conduit directement à la Maison du site, puis il y a un petit parc avec des chemins pour vous conduire à la plage et à l'espace aménagé et à l'Atelier des Barques.
Attention, il y a bien 2,5 km entre le parking et la plage. On peut emmener son pique-nique et le nécessaire de plage.
L'ancien site de la Dynamiterie du groupe Nobel a été réhabilité par le Conservatoire du Littoral & le Conseil Général des Pyrénées Orientales. C'est une vraie réussite.

Après une petite pause, on descend dans le parc, puis on se dirige vers la plage. L'aménagement de l'espace botanique est intéressant.

Le visiteur peut s'installer soit sur la plage soit devant dans un espace aménagé avec quelques bancs et des arbres pour avoir de l'ombre.


Sur le chemin du retour, il faut se diriger vers l'espace d'exposition et l'Atelier des Barques. Les entrées sont gratuites.

Il est très intéressant de découvrir le patrimoine maritime catalan et en particulier les barques catalanes de Port Vendres.

L'atelier de restauration et de construction des barques catalanes est un lieu calme où il est très intéressant de regarder les artisans œuvraient pour former et fixer les pièces de bois de l'ossature. La gestuelle professionnelle est précise, le technicien maîtrise son art de la charpente marine. On est dans une production artisanale.


Le petit espace de musée rassemble des souvenirs du passé maritime de la région. Les photos et les objets nous renvoient au temps où l'effort physique était nécessaire pour sortir les barques pour aller pêcher la sardine et l’anchois.

Un autre bâtiment sert de lieu d'exposition temporaire. Nous avons apprécié les photographies qui montraient l'évolution du milieu naturel de la région.


Maison du site de Paulilles RD 914 66660 Port Vendres tél:04.68.95.23.40 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Office de Tourisme de Port Vendres 1 Quai François Joly 66660 Port Vendres Tél: 04.68.82.07.54
Le Débarquement de Normandie
Écrit par Super UserLe débarquement de Normandie des troupes alliées (Anglaises, Américaines, Canadiennes, Belges, Australiennes, Polonaises, Norvégiennes, ... et Françaises) a été l'un des tournants majeurs de la Second Guerre Mondiale contre le Reich Allemand.
Le front de Normandie va mobiliser + 150.000 hommes, + 7.000 navires dont + 1.200 navires de guerre et + 7.500 avions du côté des Alliés.
Le 5 juin 1944, Eisenhower communique le message suivant aux troupes d'assauts:
" Soldats, Marins et Aviateurs des Forces Expéditionnaires Alliées !Vous êtes sur le point de vous embarquer pour la grande croisade vers laquelle ont tendu tous nos efforts pendant de longs mois. Les yeux du monde sont fixés sur vous. Les espoirs, les prières de tous les peuples épris de liberté vous accompagnent. Avec nos valeureux alliés et nos frères d'armes des autres fronts, vous détruirez la machine de guerre allemande, vous anéantirez le joug de la tyrannie que les nazis exercent sur les peuples d'Europe et vous apporterez la sécurité dans un monde libre.
Votre tâche ne sera pas facile. Votre ennemi est bien entraîné, bien équipé et dur au combat. Il luttera sauvagement.
Mais nous sommes en 1944 ! Beaucoup de choses ont changé depuis le triomphe nazi des années 1940-41. Les Nations unies ont infligé de grandes défaites aux Allemands, dans des combats d'homme à homme. Notre offensive aérienne a sérieusement diminué leur capacité à faire la guerre sur terre et dans les airs. Notre effort de guerre nous a donné une supériorité écrasante en armes et munitions, et a mis à notre disposition d'importantes réserves d'hommes bien entraînés. La fortune de la bataille a tourné ! Les hommes libres du monde marchent ensemble vers la Victoire !
J'ai totalement confiance en votre courage, votre dévouement et votre compétence dans la bataille. Nous n'accepterons que la Victoire totale !
Bonne chance ! Implorons la bénédiction du Tout-Puissant sur cette grande et noble entreprise.
Dwight D. Eisenhower"
Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, les opérations aéroportées sont engagées et les navires traversent la Manche en direction des plages de Lion sur Mer, Arromanches, Omaha Beach, Utah Beach, ....
Le 6 juin, les cuirassés, les croiseurs et les destroyers pilonnent les batteries allemandes pour permettre le débarquement des troupes et des véhicules (chars d'assauts, camions et jeeps). Les combats sont rudes et acharnés. Il est vital pour les troupes allemandes de contenir l'assaut et de repousser les Alliés à la mer.
Cependant, les troupes allemandes stationnées dans le Pas de Calais et en particulier la XVe armée avec sa division blindée de Panzer ne vont pas faire mouvement vers ce nouveau front malgré la demande urgente des généraux sur le front.
Les Alliés établissent une percée en terre normande et ils installent deux ports artificiels pour faire débarquer le gros du matériel militaire. Il était important de réussir à établir une bonne logistique pour approvisionner les armées sur les différents fronts ouverts pour pénétrer vers l'intérieur de la France.A Port en Bessin, on installe un terminal pétrolier pour permettre l'acheminement du carburant nécessaire aux 200.000 véhicules de l'offensive militaire. Ce terminal ne pouvait pas fournir la quantité journalière estimée, en conséquence, les barils étaient aussi débarqués sur les plages normandes. Un oléoduc a été construit pour permettre le ravitaillement des principales bases militaires alliées.
Le Maréchal Erwin Rommel est nommé commandant pour défendre le Nord-Ouest de l'Europe. Il fait immédiatement renforcer les défenses côtières avec la construction de + 4.500 ouvrages d'art. Un important travail est réalisé pour renforcer les défenses des ports. Les allemands s'appuient sur l'expérience du débarquement des canadiens à Dieppe en 1942. Les canadiens ont été rejetés à la mer par les allemands.
Les Alliés ont compris la leçon, il était impossible de s'emparer d'un grand port sans s'exposer à une vive résistance militaire. Le choix des plages normandes était un moyen de limité les pertes humaines et de percer vers l'intérieur des terres et de se diriger vers le port de Cherbourg en contournant le système défensif du mur.
Aujourd'hui, il reste quelques vestiges du mur de l'Atlantique, des bunkers, des canons de batteries d'artillerie côtières ici et là pour rappeler que des violents combats ont été menés pour défendre la Liberté en Europe face à l'Europe Nazi.












Ces lieux de mémoire sont des lieux de pèlerinage pour les Vétérans mais aussi pour les jeunes générations.





La visite des plages du débarquement c'est le rappel du courage des soldats pour défendre une idée de la Liberté des peuples.








































































